F. 120 Bip. 101 S. 0. B
S. 0. B. 104 Bit. 80 S. O. F. 34 '
Délivrance artificielle. Sutures. L’opération est terminée à midi 37.
La température a oscillé de 38° à 39° pendant les neuf premiers jours. Réunion par première intention.
Se lève pour la première fois le 15 juillet. La prolongation du séjour au lit a été nécessitée par une eschare fessière due à l’appareil de contention.
L’enfant est envoyé en nourrice le 31 juillet. Il pèse 3,600 gr.
Sortie le 31 juillet en parfait état.
Observation 1071. — XXIIIe Symphyséotomie, 11 juillet 1893. (Yarnier.)
IYpare de 39 ans. D. R. du 15 au 20 octobre 1892. Entrée à la Clinique le 17 juin 1893. Bassin rachitique canaliculé. Pr.-s.-p. 105. On laisse se continuer la grossesse.
Antécédents. — Premier accouchement à terme en 1881, terminé par craniotomie (Belgique).
Deuxième accouchement à terme en 1883, à Lariboisière D. R. le 25 novembre. Entrée à la Maternité le 15 septembre 1883, en travail depuis la veille à 10 heures du soir. Enfant vivant présentant le sommet en O. I. G. T. non engagé. Dilatation complète le 15, à 9 heures du soir.
Rupture artificielle des membranes. Extraction à 10 heures du soir, à l’aide d’une application de forceps, d’un garçon de 3,300 gr. ayant un enfoncement du frontal gauche. Parti en nourrice le 24 septembre en lion état. Cet enfant a vécu. Bipariétal, 85millim.
Revu le 6 juin 1893 ; l’enfoncement est encore visible. L’enfant, d’ailleurs bien développé, a de l’incontinence nocturne d’urine.
Troisième accouchement en 1885 à Lariboisière. D. R. le 26 octobre, entrée le 11 juillet 1885. Dans la nuit du 6 au 7 juillet, hémorrhagie ; nouvelle hémorrhagie plus abondante dans la nuit du 8 au 9. C’est pour ces hémorrhagies qu’elle vient consulter. Yentre pendulum, enfant vivant ; présentation de l’épaule gauche, dos en avant. Col non effacé. Placenta prævia. Yers 5 heures du soir, hémorrhagie .
Ail heures, hémorrhagie grave ; version par manœuvres externes. Ceinture. Tamponnement vaginal.
A 2 heures du matin, envies de pousser. Le tampon enlevé, rupture artificielle des membranes. Procidence du cordon. Mort de l’enfant.
A 5 heures du matin, basiotripsie par M. Pinard. Poids, 2,500 gr.
Quatrième accouchement (actuel). Dans la nuit du 10 au 11 juillet 1893, cette femme a une hémorrhagie légère qui cède à la suite d’une injection chaude.
A4 heures du matin, nouvelle hémorrhagie qui s’arrête de même.
Le 11 juillet, vers 8 heures du soir, G. perd brusquement un flot de liquide amniotique teinté de sang. Les douleurs apparaissent à 9 heures, revenant régu-
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lièrement toutes les 10 minutes. En relevant la ceinture pour ausculter, MUe Roze trouve une présentation du siège ; un membre est dans la poche qui paraît flasque. Version par manœuvres externes. La tête, ramenée à l’entrée du bassin, est surveillée par une aide ; les bruits du cœur sont normaux.
La dilatation est complète à 10 h. 35 du matin, le 12 juillet. La tête reste très élevée, mobile en G. T.
M. Varnier fait endormir la parturiente, rompt les membranes, explore à nouveau le bas in, par le toucher manuel, et s’assure qu’il n’y a pas de procidence.
A 10 h. 53, incision cutanée pour la symphyséotomie; à 10 h. 55, introduction du doigt derrière la symphyse, recherche et attaque de cette symphyse. Après échec de cette recherche, et sans croire à une ankylosé, M. Varnier se décide à pratiquer la pubiotomie avec ciseau et marteau de Mac Even qu’il avait fait préparer d’avance, la disposition de la symphyse ayant inspiré des craintes à M. Pinard et à lui, lors de l’examen pratiqué à l’entrée et pendant le travail. En effet, la région clitoridienne était le siège de varices très développées, et la commissure antérieure de la vulve était à ce point prépubienne qu’on avait résolu d’attaquer, exceptionnellement, d’arrière en avant, si possible.
La section osseuse se fait sans difficultés, en 13 minutes, à petits coups, et on produit un écartement artificiel de 50 millim. Après quoi, application de forceps et extraction d’un garçon vivant, criant de suite, de 3,770 gr.
Bip.
Bit.
La tête est très ossifiée; la fontanelle antérieure est très petite. L’opération a duré 38 minutes. Avant la suture de la plaie, M. Varnier s’est assuré que la section avait porté sur le corps du pubis gauche, à 1 centim. environ de l’articulation mobile. Pas de suture osseuse.
Les 6e, 7e et 8e jour, la température oscille autour de 38o. Dès le 26, G. allaite son enfant. En la retirant du lit spécial, on trouve à la fesse droite une eschare de la largeur d’une pièce de 5 francs, eschare expliquant la température.
Les fils sont retirés le 1er août; réunion par première intention.
L’opérée se lève le 20e jour; elle ne se plaint que de son eschare qni est large comme une pièce de 5 francs, profonde, en voie de réparation.
Sort le 3 septembre en parfait état quant à son bassin . Elle marche aussi bien qu’auparavant. L’eschare fessière n’est pas cicatrisée complètement.
Le toucher ne fait découvrir aucune saillie appréciable au niveau de la section osseuse.
Poids de l’enfant à sa sortie, le 3 septembre, 4,390 gr.
Cette femme a été revue en décembre. L’eschare était guérie, et G. ne se plaignait d’aucun trouble de la miction, de la marche, ni de la station. L’enfant se développe bien.
Observation 1203. — XXIVe Symphyséotomie, 13 août 1893. (Lepage.)
Secondipare de 36 ans. D.R. du 12 au 15 novembre 1832. Entrée à la Clinique Baudelocque le 17 juillet 1893. On laisse aller.
Enfant vivant présentant le sommet non engagé en O. I. G. T.
Diam. pr.-s.-p. 9,3.
Antécédents. — 1er accouchement en 1891, à la Clinique Baudelocque, provoqué. D.R. 15 novembre 1890 ; entrée à la Clinique en juillet 1891.
Grossesse gémellaire : 1er fœtus : tête en bas, dos à droite ; 2e fœtus : tête dans l’hypochondre droit, siège dans le flanc gauche.
Vu les dimensions du bassin et le volume de la tête qui se présente la première, M. Pinard provoque l’accouchement le 28 juillet, à 11 heures du matin, à l’aide du ballon Tarnier, remplacé à 10 h. 40 du soir par le ballon Champetier.
Le ballon est expulsé, à 3 heures du matin, le 29 juillet.
A 3 h. 45, après rupture des membranes, la tête restant élevée, mobile en O.I.G.Ï. et très projetée en avant : deux applications infructueuses de forceps.
A 6 h. 40, M. Pinard extrait le premier fœtus par version, tête dernière ; mortné, sans battements cardiaques.
A 6 h. 45, extraction, également par version, du second fœtus avec quelques battements du cœur qui cessent rapidement.
Le premier pèse 2,450 gr.
Diam. : O.M. 123
Bip.
Bit.
Autopsie. — Fracture du pariétal droit (tête conservée au Musée) Le second pèse 2,220 gr.
Diam. : O.M. 118
Bip.
Bit.
Autopsie. — Pas de fracture du crâne, hémorrhagie méningée. Fracture des deux humérus à leur partie moyenne, et de la clavicule gauche.
Les suites de couches ont été bonnes.
2e accouchement. Le travail débute le 13 août 1893, à heures du matin ; entrée à la salle de travail à 11 heures.
La dilatation, à 1 heure du soir, est de 1 franc. A ce moment, rupture spontanée de la poche des eaux. Liquide vert, mais battements du cœur normaux. Dilatation complète à 5 heures du soir.
A 5 h. 15, chloroforme. A 5 h. 28, M. Lepage commence la symphyséotomie.
Symphyséotomie complète; écartement provoqué, 53 millimètres.
A 5 h. 49, extraction à l’aide du forceps d’une fille vivante, de 3,730 gr., longue de 51 centim.
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Bip.
Bit.
Pftids à la sortie, le 14 septembre, 3,980 gr.
Suites de couches : 38° les 2e et 5e jours. Réunion par première intention ; enlèvement des fils le 21 août.
Le 23. L’opérée peut s’asseoir dans son lit.
Le 5 septembre, elle se lève 2 heures et, le 7 septembre, elle descend l’escalier. Sort en parfait état le 14 septembre.
Observation 1322. — XXVe Symphyséotomie, 8 septembre 1893. (Yarnier.)
Primipare de 22 ans. D. R. du 5 au 9 décembre 1892. Entrée à la Clinique le 8 septembre 1893 à 9 heures du soir ; la dilatation était comme une pièce de 50 centimes.
Enfant vivant, présentant le sommet non engagé en D. T.
Le lendemain matin, 9 septembre, à 9 heures, la dilatation égale 5 francs, la poche des eaux est volumineuse. Aucune tendance à l’engagement.
M. Yarnier constate ce qui suit :
Taille 1 m. 38.
Tibias fortement incurvés, à convexité antérieure ; fémurs petits, à convexité antérieure exagérée.
Dans le décubitus dorsal, la crête iliaque gauche est notablement plus élevée que la droite ; il y a un raccourcissement très apparent du membre inférieur droit.
L’inclinaison latérale du bassin s’accentue dans la station debout. Il y a boiterie légère.
La femme étant debout, le pli fessier du côté droit est plus bas que celui du côté gauche.
Tous ces signes, l’absence d’antécédents pathologiques, de cicatrices, d’ankylose, de raideur, font diagnostiquer une luxation coxo-fémorale congénitale droite.
Distance du grand trochanter à l’interligne articulaire
du genou
Distance du grand trochanter à l’épine iliaque antéro-
supérieure
Distance de l’épine iliaque antéro-supérieure à la pointe de la rotule