‹ Clinique ophthalmologique (volume 2)Chapitre 9 sur 16 · ACCIDENTS. — USAGE DU CHLOROFORME · texte numérisé non relu

ACCIDENTS. — USAGE DU CHLOROFORME

l'extraction à lambeau, au contraire, le mouvement analogue doit être effectué rapidement et avec le moins d'étendue possible. — Il se pourrait que les imitateurs de mon procédé trouvent quelques difficultés les premières fois pour terminer le lambeau conjonctival; cependant on les évitera toujours, si Ton s'habitue à diriger le couteau, après avoir traversé le bord sclérotical, en avant et en bas, avec un mouvement hardi de va-et-vient. On pourrait éviter ces difficultés, et mesurer avec plus d'exactitude encore la forme du lambeau conjonctival , si on le terminait avec les ciseaux ; cependant je n'attache pas d'importance à la petite différence de forme du lambeau, et je crois inutile un changement d'instrument.

Je n'ai guère vu d'épanchements gênants de sang. S'ils surviennent , je conseille de fermer l'œil après la section pendant quelques minutes , de presser assez vigoureusement de la charpie contre les paupières, puis d'écarter les bords de la plaie avec la curette de Daviel, et d'exercer indirectement, à travers la paupière , une légère pression sur la surface externe de la cornée. Le sang sort , en général , facilement de l'incision prescrite. — Cette opération ne présente rien de remarquable , quant aux accidents qui surviennent , pendant les deuxième, troisième, quatrième et cinquième actes.

Je veux seulement donner quelques détails sur les causes du prolapsus du corps vitré. Ces causes sont :

i° Une incision anormale. Une incision trop périphérique, qui permet à la zonule de se présenter à côté du bord cristallinien, dispose directement au prolapsus du corps vitré. Toute anomalie de la plaie peut y disposer indirectement, en modifiant les résistances et les conditions de

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l'équilibre de la cataracte. Si, par exemple, la contreponction n'est pas assez périphérique sous le bord sclérolical, il s'v forme, au commencement de la sortie, un point de résistance qui devient un centre de rotation. Pendant ce mouvement rotatoire et pénible de sortie, le cristallin perd non- seulement plus de substance corticale, mais il presse d'un côté sur la capsule équatoriale et la rompt facilement.

2° Un manque de prudence en coupant l'iris: si, par exemple, une des pointes des ciseaux ou leur convexité exerce une pression trop forte dans la direction de la zonule.

3° L'effet dukystitome dans les cas de cataractes dures. Quand l'instrument s'enfonce clans la substance résistante du cristallin, ce qu'il faut éviter, il communique chacun de ses mouvements a la cataracte, qui alors tend la zonule et la rompt facilement. De plus, en dehors de cette lésion directe, il produit facilement pendant le quatrième acte une dislocation dangereuse du cristallin. Si le cristallin est déplacé du côté de la plaie, le crochet ne trouve plus son chemin dans la substance corticale postérieure, il est poussé vers le bord qu'il aurait dû contourner, et change la position du cristallin. Si, au contraire, la cataracte est déplacée du côté opposé, le crochet, au lieu d'aller dans la substance corticale, est poussé trop facilement derrière la capsule, et ouvre ainsi le corps vitré. Les moyens de prévenir ces inconvénients ont été déjà indiqués.

!i° Une pression trop forte pendant la manœuvre de glissement pour forcer la présentation du cristallin.

5° La lésion directe de la fossette hyaloïdienne par la manœuvre du crochet (mauvaise direction), et, plus fré-

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