ET DE
La coïncidence de l'inflammation du nerf optique avec les affections intra-crâniennes, que j'ai constatée le premier (Arc/riv fur Ophthalmologie, vol. VII, 2, p. 58), a été retrouvée par beaucoup d'observateurs et utilisée pour la pathologie. La suite de ces études a même démontré qu'en général la névro-rétinite se présente rarement à l'état idiopathique, et que cette affection dépend presque constamment d'affections orbitaires ou intra-crâniennes (soit organiques, soit quelquefois simplement circulatoires) .
Si l'on est bien d'accord sur ce fait, on l'est moins sur les différentes formes de la névro-rétinite et sur l'explication de cette affection, telle que je l'avais indiquée alors. En dehors de la forme qui se caractérise surtout par une stase veineuse dans la papille, c'est-à-dire par une rougeur intense, une proéminence escarpée et souvent aussi par des hémorrhagies, j'avais indiqué (loc. cit., p. 68), une autre forme dans laquelle le gonflement et la rougeur de la papille sont moins intenses, tandis que l'opacité du tissu est plus prononcée, plus étendue, et se
(1) Ce mémoire a été publié en 1866, dans Arckiv fur Ophthalmologie, vol. XII, 2, p. 114.