‹ Clovis et les MérovingiensChapitre 127 sur 150 · Sidon., lib. IX, Ep. U. — 2. Ibid,, lib. IX, Ep · texte numérisé non relu

Sidon., lib. IX, Ep. U. — 2. Ibid,, lib. IX, Ep

comme une nuée de poussière. Alors il sVcria plein de joie : « C'est le secours du Seigneur. » Les bandes d'Attila déjà saccageaient la ville; au milieu de celle confusion, les Romains et les Visigolhs, courant sur le camp des Barbares, les dispersèrent comme la paille soulevée par le vent •.

Quand on lit l'histoire détaillée de ces services rendus au peuple, on s'explique très-bien l'enthousiasme, la vénération que les évoques inspiraient ; on comprend ces splendides basiliques bâties sur leurs tombeaux ; les châsses toutes pleines de reliques faisaient fuir les envahisseurs de la patrie : les reliques étaient de populaires étendards pour repousser les ennemis.

Mêlée à tous ces drames de l'invasion des Huns, voici une jeune fille, du nom de Geneviève, née à Nanterre de race de colons galloromains. Déjà saint Germain d'Auxerre l'avait touchée de son anneau. Son père se nommait Sévère, nom essentiellement de race latine. Elle avait à peine neuf ans, lorsque saint Germain, passant par son petit village, la distingua entre toutes les jeunes vierges : l'évoque l'exhorta à la constance et la conduisit à l'église suivi du peuple ; il tenait sa main imposée sur la tête de Geneviève : il la fit manger avec lui et l'invita* à venir le voir. La jeune fille revint vers l'évoque, qui lui demanda si elle se souvenait de la promesse qu'elle avait faite de se consacrer à Dieu. Geneviève répondit avec naïveté qu'avec !e secours de la prière, elle y serait fidèle toute sa vie. Germain vit à terre une médaille où la croix était empreinte, il la donna à Geneviève : « Recevez ce gage et portez-le toujours suspendu à votre cou. Laissez aux filles mondaines Téclat de l'or et des pierreries ; pour vous qui avez été mise au nombre des épouses (le Jésus-Christ, ne songez qu'à parer votre Ame des vertus. » Germain, en quittant le village de Nanterre, la recommanda avec chaleur à ses parents, colons actifs qui faisaient cultiver les champs et élevaient les troupeaux. Dans un second voyage que Germain fit en Bretagne avec saint Sévère évôciue de Trêves, il passa par Paris. Les habitants sortirent au-devant de lui et le prièrent de leur donner sa bénédiction. Il leur demanda des nouvelles de Geneviève, (fui de Nanterre était venue habiter Paris. La jeune vierge n'avait pu éviter les traits de la médisance. Aussitôt, pour la venger, l'évô-

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