‹ Clovis et les MérovingiensChapitre 13 sur 150 · Inanes vero umbras et cassas imagines dignitatuiu · texte numérisé non relu

Inanes vero umbras et cassas imagines dignitatuiu

car les préfets représentants des Césars absorbaient tous les pouvoirs.

Chaque ville fut placée sous le patronage d'un sénateur ou de la famille de Jules. Les Gaulois aimaient les spectacles avec passion : les citoyens assistaient aux jeux dans les amphithéâtres où les animaux féroces luttaient avec les gladiateurs. Â Nimes on trouvait des arènes, à Lyon des théâtres et des académies, à Arles des temples et des cir* ques où vingt mille spectateurs po\ivaient s'asseoir. Vienne était le séjour du préfet, et telle était cette puissance des institutions romaines que les divinités druidiques n'eurent pour refuge que les forêts de la Bretagne, â l'abri des dunes et des rochers : l'Hésus, le Tentâtes et le Brennus des Gaulois devinrent le Jupiter, le Mercure, l'Apollon ' ; les processions de la Cybèle tourellée * et de Bacchus tout couvert de pampre se déployèrent dans les villes des Gaules comme dans l'Italie au bruit des cymbales. L'art grec arrivait â son apogée â Nùues, et la magnifique Vénus d'Arles, recueillie dans les ruines d'un temple, constate que les artistes gaulois reproduisaient les formes divines avec la perfection grecque'. Cet amour des arts avait énervé les âmes ; l'usage extrême des bains, la frénésie des pompes et des fêtes, la célébration des cultes mystérieux effaçant la pudeur de la femme gauloise, on disait en pro-

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