‹ Clovis et les MérovingiensChapitre 22 sur 150 · Grotius est très-importaot à consulter · texte numérisé non relu

Grotius est très-importaot à consulter

2 . Les Bénédictins ont placé ce poème dans les œuvres de saint Prosper; Carmen de Providentia, inter opéra sancti Protperii,

gauloises et leurs hommes d'intelligence. Dans une lettre écrite à une dame d'Autun, saint Jérôme fait le tableau des grandes calamités de TOccident.... « Des nations féroces et innombrables ont envahi les Gaules. Toute l'étendue de pays qui est entre les Alpes et les Pyrénées, entre l'Océan et le Rhin a été ravagée par les Quades, les Vandales, les Sarmates, les Alains, les Gépides, les Hérules, les Saxons, les Bourguignons, les Allemands et même, ô malheureuse république 1 par les Pannoniens.... Hayence, cette ville autrefois si illustre, a été saccagée et plusieurs milliers de ses habitants ont été égorgés dans l'église. Worms a été détruite après un long siège, Reims, autrefois si illustre, Amiens, Arras, Toumay, Spire, Strasbourg, toutes ces places ont été prises et leurs chefs menés captifs dans la Germanie. Tout est devenu la proie du soldat barbare dans l'Aquitaine, la province Lyonnaise et dans laNarbonnaise, à Texception de quelques villes qui ont échappé; encore la faim les tourmente-t-elle au dedans tandis que le glaive les menace au dehors*. »

Salvien, l'orateur si hardi dans la peinture des vices de son temps, attribue aux mauvaises mœurs le châtiment fatal que subit la Gaule : « C'est sa faute si la Province a péri ; les vices des cités, les abominations de leurs citoyens ont préparé leur ruine ! Leurs crimes les avaient tellement aveuglés qu'ils ne pensaient pas même au péril. On voyait la captivité et on ne la craignait pas. Les barbares étaient à la vue des cités et l'on n'y prenait garde. Personne ne voulait périr et personne ne cherchait les moyens de ne

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