‹ Clovis et les MérovingiensChapitre 31 sur 150 · Subito cum rupta tumultu · texte numérisé non relu

Subito cum rupta tumultu

M Barbaries totas in te transfuderat arctos. *

On trouve dans le panégyrique d'Aétius écrit en latin très-barbare un tableau coloré des ravages de l'invasion d'Attila; le roi des Huns inspirait une telle terreur que la plume des écrivains tremblait.

confier la province gallo-romaine. Mérovée, roi des Francs, Théodoric, roi des Goths de la Septimanie, le reconnurent également pour chef (rex). Dans cette terrible résistance, la fusion des races fut complète, sans distinction d'origine, sans rivalité parce que la défense était commune : les Lètes voulaient garder leurs terres concédées, leurs familles, leurs troupeaux : Talliance des Francs et des Romains fut cimentée par le consulat que Mérovée reçut de Yalentinien III * . L'alliance intime des peuples avait été préparée par l'intervention d'Annian que les habitants d'Orléans venaient d'élire évéque comme le meilleur citoyen : seul, couvert de ses habits pontiflcaux, il était allé jusqu'à Arles afin de sanctionner l'alliance d'Aëtius avec les chefs des Goths et des Francs.

A son départ Tévèque, comme inspiré, avait dit au peuple d'Orléans alarmé : < Attendez, voici venir le secours de Dieu. > Le secours ne manqua pas. La poussière des cam* pagnes de la Loire, soulevée comme au jour des tempêtes, annonça l'approche des Francs, des Goths et des Romains alliés. Attila leva en toute hâte le siège d'Orléans. Ce grand barbare s'était aperçu qu'une puissante résistance l'attendait dans les cités. Lutetia Parisii avait donné l'exemple : les habitants encouragés, secourus par une jeune fille de Nanterre du nom de Geneviève, n'avaient pas désespéré de leur salut. Geneviève était issue d'une famille gallo-romaine, liée avec le grand évéque saint Germain ' ; elle avait reçu la

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