Gregor. Turon., liv. II. Les Bourguignons étaient ariens
3. Il faudra nous familiariser avec ces traits de barbarie si fréquents dans l'histoire de la première race.
députés à Gondebaud pour la lui demander en mariage : Gondebaud, craignant les conséquences d'un refus, la remit entre les mains des députés qui recevant la jeune fille se hâtèrent de la mener au roi. Glovis transporté de joie à sa vue en fit sa femme. Il avait déjà d'une concubine un fils nommé Théodoric. »
La Chronique de Saint-Denis donne plus de détails sur ce mariage: « Gondebaud, roi des Bourguignons, oncle de Glotilde, ne se souciait pas de la donner à Glovis : mais il n'osait résister aux Francs, nation vaillante et vindicative : ils avaient envahi les terres des Bourguignons. Glotilde reçut l'anneau et les présents de Glovis. La pucelle se mit en route sous la garde du leude Aurelien'. A mesure qu'elle traversait les terres qui avaient appartenu à son père, Glotilde faisait tout brûler et piller pour le venger, et quand elle vit la terre ainsi endommagée elle tendit ses mains vers le ciel et dit : « Souverain Dieu 1 je te rens grâces et merci de ce que je vois si biau commencement de la veo* jance de la mort de mon père et ma mère. » — « Le roy reçut sa femme à grant liesce (fête) de cuer en la cité de Soissons'. » Ainsi parle la Chronique de SaintrDenisI Jusqu'à ce mariage, Clovis avait vécu à la manière des barbares, entouré de concubines ou de captives qu'il menait avec lui sous la tente.
L'évéque Remy, né de parents sénateurs, habitait Laon sur le sommet de la colline ; dans son enfance, au milieu