Les Bollaodistei» ont rapprocho loute5 ces traditions
même à ses actes cruels. Toutes les expéditions et les conquêtes de Clovis contre les Bourguignons et les Visigoths furent facilitées par le concours des évéques^ Clovis fut le bras armé de TËglise catholique contre Tarianisme alors ac* cepté par la grande majorité des barbares et qui menaçait d'absorber toutes les Gaules.
Les savants bénédictins ont admirablement résumé les expéditions de Clovis contre les Visigoths* : « L'an 507, Clovis ayant assemblé les grands du royaume, « C'est une honte, leur dit-il, qu'un prince arien, tel que cet Marie, roi des Visigoths, possède la meilleure partie de la Gaule. • Tous en même temps levèrent la main en protestant qu'aucun d'eux ne raserait sa barbe avant d'avoir vaincu et chassé Alaric. Clovis gagne une grande bataille à Vouglé près dé Champagne-Saint-Hilaire sur le Clainis,à dix milles de Poitiers sous la domination d'Âlaric (les auteurs du temps ajoutent in campo ou campania Vocladensi). Il tue Alaric d'un coup de sa framée. Ayant divisé son armée, Clovis en donna une partie à Thierry, son fils, qui soumit l'Albigeois, le Rouergue, leUuercy et TAuvergne; Clovis se réserva la conquête du Poitou, de la Saintonge et du Bordelais où il passa l'hiver. Au printemps, il parut devant Toulouse qui lui ouvrit ses portes sans résistance. 11 s'empara des trésors d'Alaric que Gesalric, son successeur, n'avait pu emporter en se retirant à Carcassonne ; Clovis les fit transporter à Paris. Résolu de chasser entièrement
1. -Plasieurs de ces évèque» : à Toulouse, à Carcassonne, avaient été chassés de leur siège, par les Visigoths^ pour avoir favorisé les Francs. Dom Vaissette, Uist. du LanguedoCj tome 1". in-foL