‹ Clovis et les MérovingiensChapitre 6 sur 150 · Strabon, liv. IV, p · texte numérisé non relu

Strabon, liv. IV, p

4. Cicéron surtout ne tarit pas d'éloges sur Marseille : « Sic optimatum consilio gubernatur, ut omnes ejus inslituta laudare faciliùs possint quam imitarL » (Cicer., Orat. pro Flauo,]

5. Justin dit : «Cum Romanis prope ab initie condit» urbis foedus summa fide custodierunt auxiliisque in omnibus bellis industrie socios juverunt. » (Liv. XLUI, cap. ui.)

prirent que Rome avait été incendiée par les Gaulois ; cette nouvelle plongea les Marseillais dans un deuil profond; ils s'empressèrent de recueillir, tant du trésor public que des libéralités privées, tout Tor et tout l'argent nécessaires aux Romains pour payer aux Gaulois la somme exigée par eux comme prix de la paix. »

Les expéditions d'Annibal furent secondées par les Gaulois. Cet appui explique sa marche osée des Pyrénées aux Alpes : Annibal menait à sa suite presque toutes les tribus gauloises : la république de Marseille seule prit parti contre Carthage. Le Sénat de Rome lui décerna le titre de sœur'. Elle lui fournit des secours pour repousser les Liguriens, campés sur le territoire de Gènes, de Nice et de la Provence. Le cx>nsul Quintus* Opimius distribua les terres des Liguriens aux Marseillais : deux légions s'établirent sur le Var pour les protéger', tandis que le pro-consul Sextius, à quelque distance de Marseille dans un pays tout trempé de sources d'eau chaude, établissait une colonie sous le nom d'Aqux Sextiœ (Aix)^ Il fallait appuyer cette colonie sur l'Italie : Rome commença la guerre contre les AUobroges réunis entre le Rhône, Tlsère jusqu'au lac Léman.

Les AUobroges avaient des alliés parmi les Gaulois du centre : les Avemiens (Auvergnats). Le consul Q. Fabius les rejeta au bord de l'Isère après un grand carnage. Rome

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