An de Rome b
3. Polybc, Ambassades j 194 : « Quintus Opimius consul Transalpinos Ligures, qui Massiliensium oppida Antipolim et Nicsam Tastabant, subegit. » (Tit Lit., lib. XLVII.) Les légions s'établirent sur le beau territoire où se trouvent aujourd'hui Grasse et Fréjus.
4. « C. Sextius proconsul, victa Salviorum gente, coloniam Aquas Sextias
n'incorpora pas d'abord l'Auvergne à soh territoire, il fallait marcher progressivement. Quant aux Âllobroges, leur sol touchait aux Alpes et à Tltalie ; il fut réuni à ce que les Romains commençaient à nommer la Province (depuis la Pro* vence). Des bords du Rhône partit le consul Harcius-Narbo, pour fonder une nouvelle colonie romaine sous le nom de Narbonne.
L'an 65 1 de Rome fut marqué par la grande invasion des Cimbres et des Teutons (les Celtes Germains). Ces barbares trouvèrent des alliés parmi les Gaulois : les plus ardents, les Tectosages, avaient pour cité principale Toulouse. Marins les attaqua dans les plaines de la Crau, ou au pied de la montagne Sainte- Victoire * : leurs os blanchirent le sol à plusieurs lieues. Les Tectosages firent leur soumission, de sorte que la Province agrandie comprit le territoire qui s'étend du lac Léman jusqu'à l'Isère, avec la colonie d'Âix, le haut et le bas Languedoc, Narbonne et Toulouse; l'Auvergne resta seulement tributaire sans jamais se séparer de Rome. L'organisation ferme et vigoureuse des Romains avait porté l'ordre, la force, la civilisation, l'obéissance dans la Gaule conquise. Marins mit la dernière main à l'organisation de la Province romaine.
Il était important de bien préciser l'état des possessions gallo-romaines pour justement apprécier les campagnes de
coodidit, aquarum copia, et callidis et frigidis fontibus, atque a nomine sao ita appellatas. » (Tit. Liv. , fpt'rom., lib. LXI.)
1. Tite-Live avoue que c*en était fait de Rome, si le siècle ii*a?ait pas produit un Marius : « Actum erat nisi Marius illi 9sculo contigisset » 11 existe de nombreuses dissertations sur le lieu où fut donnée la grande bataille de Marius contre les Cimbres. J'ai visité le champ de la Crau couvert de cailloux.
Gésar dans les Gaules. Marius proscrit, personne ne parla pins de sa Tictoire sur les Gimbres qui avait sauvé les colonies romaines : le Sénat abaissé décernait à Gésar tous les honneurs du triomphe après ses expéditions si faiblement conduites, entremêlées d'échecs, deux fois impuissantes dans la Germanie et la Bretagne, et qui avaient dévoré douze l^ons. Cjésar écrivant ses Commentaires^ n'eut pas de contradicteurs, ni de critique : quand le Sénat le plaçait parmi les constellations célestes, qui aurait osé contredire César? Jules César, TémuledeCatilina, perdu d'honneur et de dettes à la fin de son triumvirat avec Pompée et Crassus reçut le gouvemementdes Gaules ^ Il était à Rome an milieu des intrigues de ses amis dans le Sénat, lorsque les Helvétiens (les Suisses} quittèrent leurs montagnes pour chercher un établissement dans les Gaules centrales : César accourut pour les protéger. Cette expédition au milieu des Alpes rencontra des obstacles : les Helvétiens se défendirent avec désespoir; les jeunes, les forts descendirent le Haut-Rhin pour se réfugier en Germanie*.
Gésar suivit les Helvétiens dans leur retraite jusque chez les Germains, vaillantes tribus qui sous leur chef Arioviste étaient venues sur le Rhin. César temporisa, négocia pour attendre ses légions dispersées; des qu'il put disposer de ses forces, il livra bataille près de Béfort. A l'exemple des Germains, les Belges, les plus intrépides parmi les Gaulois,