Après son premier consulat, Tan 693 de Rome
2. Cammentairu de César, liv. I*», ch. n : l'empereur Napoléon I" a eommenté lui-même les campagnes de César et les juge avec une grande sévérité. Les notes sur les Commentaires sont un travail bien supérieur à la Fie d€ César.
passèrent la Sambre, et avec eux les Frisons, peuple étrange et féroce fort redouté des Soissonnais, et des tribus de la Marne et de la Seine, un peu civilisées par le contact de la Province romaine ; auxiliaires de César, ils marchèrent contre les Belges. Les dispositions furent lentes et tardives ; sur la Sambre, Tarmée romaine, surprise, se défendit héroïquement avec des pertes énormes; la discipline, la persévérance, le courage des légions enfin assurèrent la victoire.
Après ces pacifications timides, César revint à Rome où l'attendaient des arcs de triomphe, les actions de grâces aux dieux immortels. On soutenait sa dictature ; ses lieutenants continuaient des expéditions plus heureuses contre les Gaulois divisés ; ces tribus combattaient seules, l'une après l'autre et quelquefois même l'une contre l'autre. Galba' s'assura une libre route sur les Alpes au milieu des Helvétiens et Grassus s'empara du pays des Nannêtes (Nantes, la Bretagne). Les Bretons, navigateurs ifitrépides, accoutumés aux tempêtes étaient plus inconnus encore aux Romains que les Gaulois. César, retenu à Rome par ses intrigues politiques, écrivit au jeune Crassus de préparer dans la Loire la construction de navires longs ' et des galères à la rame, capables de prendre aussitôt la mer. Les barques des Bretons étaient éperonnées, fortement charpentées ; leurs voiles de peau de mouton tannée résistaient aux grands vents du Nord et aux tempêtes du golfe de Gas-