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siècle, d'une famille illustre, avocat d'abord, qui déploya son éloquence au barreau ; époux d'une femme fort riche et d'une famille consulaire, il devint veuf et vécut dans le monde au milieu des richesses et de Téclat. Il abandonna cette vie pour se consacrer à l'étude et à la prière : son admiration soudaine pour saint Martin de Tours décida cette vocation. A milieu des railleries de ses compagnons, de ses amis, il écrivit ses premières et belles pages sur saint Martin de Tours ; il s'était informé en chroniqueur exact de toutes ses actions, même les plus merveilleuses. Aussi répète-t-il avec un certain orgueil de vérité : « que rien de ce qu'il écrit n'est hasardé. > Sulpice Sévère dicta encore un grand nombre d'épitres remarquables par le style et la pensée, résumant enfin l'Écriture sainte dans une sorte de bréviaire à l'usage des fidèles. Des dialogues, des commentaires furent aussi écrits par Sulpice Sévère, qui mourut au commencement du cinquième siècle comme un docteur vénéré des Gaules '.
Puis vinrent également Paulin, évêque de Béziers; Honorât, le premier abbé du monastère de Lérins, le créateur d'une vaste et riche bibliothèque ravagée par les barbares; Hilaire, le défenseur de la Grâce : le poëte Glaudius Harius Victor ; le docteur Eucher * ; Palladius, le philosophe ; Arnobe, surnommé le jeune prêtre, élevé dans le monastère de Lérins, tabernacle de sciences placé sur les confins de l'Italie et de la Gaule : c'est le commentateur des Psaumes,
1 . La meilleure édition des œuvres de Sulpice Sévère est celle de Geofge Horn, Amsterdam, 1665.