Hlocion ou Clodion
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Xlesiècle. Il faut donc renoncer à faire de lui le premier roi des Francs.
Mais cette royauté, qu'était-elle ? Bornée à un petit territoire, restreinte à un petit nombre de sujets, elle ne paraissait pas pouvoir aspirer à de grandes destinées. Combien de fois, d'ailleurs, ce fragile pouvoir fut-il sur le point d'être brisé ?
Un poète du temps, Sidoine Apollinaire, nous a conservé dans son panégyrique de Majorien le récit d'un combat dans lequel subit un échec important et périt peut-être le prédécesseur de Mérovée.
« Les Francs, dit-il, étaient arrivés jusqu'à un bourg appelé Héléna, qu'on croit être la ville de Lens. Ils avaient placé leur camp formé par des chariots sur des collines, près d'une petite rivière, et se gardaient négligemment à la manière des barbares, lorsqu'ils furent surpris par les Romains, sous la conduite d' Aétius.
Au moment de l'attaque, ils étaient en fêtes et en danses pour le mariage d'un de leurs chefs. On entendait au loin le bruit de leurs chants, et l'on voyait la fumée du feu où cuisaient les viandes du banquet. Tout à coup, les légions débouchèrent en files serrées et au pas de course, par une chaussée étroite et un pont de bois qui traversait la rivière. Les barbares eurent à peine le temps de prendre leurs armes et de former leurs lignes. Enfoncés et obligés à la retraite, ils entassèrent pêle-mêle sur leurs chariots tous les apprêts de leur festin, des mets de toute espèce, de grandes marmites parées de guirlandes. Mais les voitures, avec ce qu'elles contenaient.et l'épousée elle-même, blonde comme son mari, tombèrent entre les mains des vainqueurs. >>
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Augustin Thierry a traduit un peu librement le poète du V^ siècle. On retrouve dans cette description une vive couleur locale, et l'on peut en conclure que si le roi des Francs ne périt pas dans ce combat, il fut obligé de ramener ses troupes vers le Rhin, et peutêtre au-delà du Rhin. L'histoire ne parle plus ensuite de lui.