‹ Clovis et les origines de la France chrétienneChapitre 3 sur 33 · Gréface · texte numérisé non relu

Gréface

ainsi cette juste modération qui ne laisse place à aucune erreur. Ce qui est bien et mal, juste et injuste, vrai et faux est le même pour tous les temps et pour ' tous les peuples. Faire fléchir sur un point quelconque î la conscience humaine, pour louer un homme de partipris, favoriser une opinion ou soutenir une idée, c'est une faute, et il n'y a point pour elle de pardon. Mais expliquer certaines faiblesses par le tempérament général, certains excès par la tyrannie du milieu, montrer \ que l'homme ne peut que très difficilement se sous- I traire à des influences multiples qui s'exercent du dedans ou du dehors, c'est tenir compte des conditions générales de l'humanité, et, tout en maintenant la \ rigueur des principes, faire la part de ce qui augmente ou diminue la responsabilité.

Nous avons conservé les noms des hommes et des pays tels que l'usage les a consacrés, et nous avons repoussé la nouvelle orthographe. La couleur locale ne paraît pas gagner beaucoup à ces innovations et l'œil s'habitue aussi difficilement à ces nouvelles formes, que la langue.

En parlant des Francs, de Clovis, de nos origines politiques et religieuses, c'est à la France, à nos rois, à l'Église que notre pensée s'arrêtait, et nous voudrions que l'on pût trouver, dans cette fin du V^ siècle, le germe de ce que les siècles suivants ont produit de plus grand et de plus fécond pour la gloire de notre patrie et la cause de Dieu.

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