‹ Clovis et les origines de la France chrétienneChapitre 6 sur 33 · I. — LA CONQUETE ROMAINE · texte numérisé non relu

I. — LA CONQUETE ROMAINE

OAIE, par la valeur militaire, une politique habile et une persévérance infatigable, avait soumis l'Italie, vaincu et détruit Carthage, réduit la Grèce sous sa domination, établi son empire en Asie et fait de la Méditerranée son domaine.

Elle avait satisfait contre les Gaulois Cisalpins une haine séculaire, et prouvé que rien ne lui résistait. Les victoires avaient accru sa confiance, les défaites excité son patriotisme, et le monde semblait aller audevant d'elle pour obéir à ses lois.

Elle jeta les y^ux au-delà des Alpes, et sa politique n'eut pas de peine à comprendre que si ces peuples étaient vaillants, leurs divisions les lui livreraient. Pour assurer la libre possession de ce qu'elle avait conquis, Rome était obligée d'aller toujours en avant, et la Gaule lui était nécessaire pour la tranquille jouissance de ses conquêtes.

Elle y avait, depuis longtemps déjà, une alliée, la riche et industrieuse ville de Marseille. Ce fut pour elle un moyen d'intervenir dans les affaires de la Gaule, et ce moyen fut avidement saisi. On sait, du reste, que quand l'occasion manquait, elle savait la faire naître,

La prospérité et les prétentions de Marseille avaient inquiété les peuples du voisinage. On ne pouvait pas croire que la richesse ne rendît pas ambitieux. On

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prit les armes pour repousser le danger que l'on prévoyait ou dont on était menacé. JNTarseille avait le génie commercial des Phocéens, sans avoir hérité de la valeur grecque. Le commerce, d'ailleurs, ne prépare pas efficacement à la guerre, et l'intérêt toujours en éveil ne laisse pas de place au dévouement qu'exigent les armes. Elle fit appel à Rome, et cet appel fut entendu comme s'il avait été souhaité.

Rome triompha des Ligures et donna leurs terres à son alliée (154 av. J.-C). C'est toujours par la générosité qu'elle commençait, afin de ne pas décourager la confiance. Marseille se montra reconnaissante et, soit par nécessité, soit parce qu'elle crut que l'intervention de Rome serait toujours désintéressée, elle l'invoqua une seconde fois, en présence d'un nouveau danger.

Les légions romaines revinrent. Les Salyes furent vaincus, et les peuples comprirent combien était précieuse l'amitié des Romains, si leur inimitié était si redoutable. Rome vendit à l'encan la population vaincue , et fonda sur le territoire gaulois la vilie d'Aix (123).

Les Édues sollicitèrent une alliance qui leur fut généreusement accordée. Elle ne pouvait guère être onéreuse à Rome, et lui serait certainement utile; car elle lui fournirait l'occasion de se mêler aux affaires de la Gaule. Les Allobroges attaquèrent la province nouvellement formée, et payèrent par la mort de vingt mille soldats cette agression imprudente (121). Le roi des Arvernes, Bituit, voulut conjurer le danger dont la Gaule était menacée. Il crut que le nombre aurait

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raison de la discipline, mais il comptait sans la perfidie romaine. Attiré à une conférence, il fut pris et chargé de chaînes. La province s'accroissait par ces succès dûs aux armes, à des surprises, à des intrigues, à des violations de la foi promise, et elle toucha bientôt aux Pyrénées. La déclaration du Sénat constatant de si rapides succès est de 1 18 av. J.-C.

Alors commence cette organisation qui garantissait la fidélité des peuples vaincus et leur assurait la tranquille jouissance d'une liberté soumise. Il y eut des villes fédérées, d'autres qui furent régies par des préfets; d'autres enfin qui, sous le nom de sujets provinciaux, virent leurs habitants réduits à une espèce de servitude.

Des municipes, c'est-à-dire des colonies romaines, latines et italiques, furent créés. Ils se composaient de citoyens venus de Rome, du Latium ou de l'Italie, et d'habitants de la Province qui, pour leurs services, avaient reçu ce titre recherché. On leur reconnaissait les mêmes droits politiques qu'aux habitants de Rome, mais comme ces droits ne pouvaient s'exercer que dans la capitale, c'était une vaine satisfaction pour l'amourpropre des vaincus. Elle leur suffit longtemps, et garantit leur fidélité.

Il en fut ainsi tant que Rome fut puissante; mais lorsque la décadence commença, lorsque les liens de la soumission se relâchèrent, ces municipes devinrent pleinement maîtres d'eux-mêmes. Ils eurent une curie qui remplaçait le sénat, des duumvirs qui représentaient les consuls, des édiles, des questeurs, des préteurs qui furent chargés de veiller à la sécurité publique,

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d'administrer les finances et de rendre la justice. Ils furent une ombre de Rome.

Ces municipes créés dans les vieilles villes de la Gaule, ou dans les colonies nouvellement formées, acquirent rapidement de l'importance et jouèrent un rôle considérable à l'invasion des Barbares et dans la constitution des nouveaux États. Ils formaient des centres d'action et de résistance.

L'invasion des Cimbres et des Teutons fut pour Rome l'occasion d'un nouveau service à rendre à la Gaule. Sans doute, elle se défendait elle-même, puisqu'elle était attaquée sur son propre territoire, mais les cités Gauloises ne pouvaient méconnaître le danger qu'elles couraient, si cette nouvelle invasion n'était pas repoussée, ni oublier à qui elles devraient leur salut, si la victoire souriait aux Romains. Marius écrasa les Teutons à Aix (102) et les Cimbres à Verceil (101). La Gaule put respirer pendant quelque temps.

Mais Rome était en proie à la guerre civile. L'aristocratie et la démocratie engageaient une lutte violente et les ambitions particulières se servaient de l'une et de l'autre pour s'élever et se maintenir. La Gaule fut entraînée par ses gouverneurs et par ses sympathies. Marseille et Narbonne se prononcèrent pour l'aristocratie, presque toutes les autres cités pour le régime populaire, mais on ne se mêla pas aux combats. La Gaule qui ne prit pas les armes, offrit un asile aux proscrits. Ce fut un crime, et Pompée l'en punit. Il ravagea le pays, enleva un grand nombre d'hommes en état de porter les armes et les envoya combattre au loin, partout où Rome' faisait la guerre. Il détruisit des villes et

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distribua leur territoire à Marseille et à Narbonne. Il donna enfin — ce qui fut un fléau permanent — des gouverneurs dont il connaissait la rapacité, et qui se crurent tout permis contre des vaincus. La Gaule méridionale connut alors toutes les humiliations et toutes les souffrances d'une soumission qui touchait à la servitude.

C'était un avertissement, et il devait inspirer de la défiance et de la sagesse. Mais combien de fois les peuples ne sont-ils pas aveugles sur leurs intérêts!

Le reste de la Gaule était presque complètement étranger à ce qui se passait au midi. Seuls, les Édues, fiers de leur titre d'alliés de Rome, se trouvaient rassurés pour le présent et ne cachaient pas leurs espérances de domination. Les Séquanes, jaloux et effrayés, cherchèrent contre eux des alliés. Ils en trouvèrent chez les Suèves, qui passèrent le Rhin sous la conduite d'Arioviste, battirent les Edues et demandèrent des terres aux Séquanes, Les Séquanes comprirent trop tard combien il est dangereux d'avoir de trop puissants amis. Ils se rapprochèrent des Edues, unirent leurs forces pour une commune défense et furent complètement défaits à Magetobriga, près de la Saône. Le Germain Arioviste se trouva ainsi le maître de toute la Gaule Orientale (63 av. J.-C.).

Les Edues appelèrent alors les Romains à leur aide. Ils auraient pu hésiter, mais une autre invasion, qui n'était pas moins redoutable, rendit leur intervention nécessaire. Il fallait aider des alliés et mettre la Province à l'abri d'un grand péril. On négocia avec Arioviste, et l'on put disposer des forces des Edues et

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des Séquanes, pour défendre les passages du Jura contre les Helvètes.

Ce peuple avait quitté ses villes et ses villages, pour s'établir dans la Gaule, était arrivé sur le Rhône, et demandait passage à travers la Province {58). César qui venait d'être chargé pour cinq ans du gouvernement de la Gaule cisalpine et de la Province, envoya promptement ses légions, fortifia les points par où ils devaient passer, les surveilla, marcha contre eux, les atteignit sur la Saône, leur livra bataille et les écrasa. Sur près de quatre cent mille individus qui composaient l'invasion, trente mille à peine échappés au massacre, firent de vains efforts pour gagner le Rhin, durent se rendre, et furent ramenés dans leur pays où ils se réfugièrent dans les ruines qu'ils avaient faites euxmêmes, convaincus qu'ils ne reverraient jamais leur patrie.

Les Germains étaient encore sur le territoire de la Gaule. Les Edues s'inquiétaient de les voir s'augmenter tous les jours, par des renforts venus d'au-delà du Rhin, et il leur semblait que la Gaule «devenait Germanie». Sollicité par eux. César voulut obtenir qu'Arioviste rendît la liberté aux alliés du peuple romain. Arioviste répondit que la Gaule était sa province au Nord, comme elle était au Midi la province de Rome. César l'attaqua, le vainquit et l'obligea à repasser le Rhin (58).

Cette première campagne montra la supériorité des Romains malgré l'infériorité du nombre, et prépara la conquête par l'influence morale et le courage des vainqueurs.

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L'année suivante, César entra chez les Belges qui s'étaient inquiétés de son alliance avec les Rèmes, et avaient levé contre les Romains une armée de trois cent mille hommes. La marche fut difficile au milieu des forêts. Il les rencontra sur les bords de l'Aisne, leur infligea une sanglante défaite et s'avança sur le territoire des Nerviens, qui furent exterminés. La rapidité augmentait sa force et l'ennemi était toujours devancé et surpris. Les Aduatiques qui essayèrent de résister succombèrent, et César en vendit plus de cinquante mille.

La conquête de la Belgique était achevée. Elle fut prompte sans doute, mais elle coûta cher aux vainqueurs, et fît courir les plus grands risques au général lui-même. César estimait ces ennemis, et donne la raison de leur supériorité. « Ils étaient le peuple le plus énergique de la Gaule, parce que leur éloignement de la Province n'avait pas permis à la civilisation et au luxe de pénétrer chez eux. Ils avaient moins de relations avec les étrangers, et en recevaient moins les choses qui amollissent l'homme. »

César s'éloigne de la Gaule après avoir pris des précautions contre les Belges, les Armoricains et les peuples voisins des Alpes qui auraient pu lui fermer les passages. Son absence et l'attention qu'il porte aux événements de Rome enhardissent ses ennemis. Il est attaqué de tous côtés, reparaît, tient tête à tous et pendant que ses lieutenants parcourent en vainqueurs le pays, il livre une terrible bataille à la flotte armoricaine qu'il détruit» Les Vénètes se rendirent et le vainqueur se montra impitoyable. La guerre était

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partout, contre les Aquitains, contre les Armoricains et contre les Belges. Les Morins et lesMénapiens furent les derniers à se soumettre, leurs bois et leurs marais secondant les efforts de leur patriotisme. La multiplicité des ennemis et la grandeur des efforts n'avaient abouti qu'à montrer la supériorité du général et de l'armée et à étendre la domination romaine.

César et les Romains eurent "contre la Gaule une alliée qui ne leur manquera jamais : la constante division de ces peuples entre eux, même en présence des plus extrêmes dangers.

Mais la Gaule vaincue pouvait recevoir des secours du dehors. Deux campagnes furent dirigées (55 et 54) contre les Germains au-delà du Rhin, et contre les Bretons au-delà de la mer. Le sang gaulois et la perfidie romaine concoururent à des résultats qui ne pouvaient être ni importants, ni durables, parce que l'activité de César était poussée dans une autre direction, et que ses conquêtes étaient moins faites pour Rome que pour lui-même.

Lorsque César revint de la Bretagne, la révolte commencée chez les Carnutes s'était propagée chez les Eburons, les Trévires et les Armoricains, Ambiorix, chef des Eburons, avai.t presque détruit un corps de dix mille hommes de l'armée romaine, etCésar ne sauva qu'avec peine ses légions. Il concentra ses forces, et il fallutunegrandevictoirepour empêcherun soulèvement général. Le Trévire Indutiomar fut tué; Ambiorix put s'échapper, mais son peuple fut exterminé.

La honte de la défaite, l'impatience d'une soumission d'autant plus lourde que les vainqueurs étaient plus

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soupçonneux, la situation de l'Italie qu'agitaient les discordes et qui était à la veille de la guerre civile, déterminèrent les Gaulois à une tentative suprême.

Les légions étaient dispersées dans le pays, et leur général paraissait uniquement occupé de ses desseins ambitieux. Une prise d'armes fut résolue. Le plus grand mystère couvrit les délibérations, les conventions, les approvisionnements et toutes les mesures qui précédèrent et préparèrent l'explosion.

Les Carnutes donnèrent le signal. En trois jours toute la Gaule fut sous les armes. Les Arvernes, les Aquitains, les Armoricains, les cités entre la Seine et la Garonne, proclament leur indépendance. Les Belges s'agitent, sans oser braver les dix légions qui les surveillent, et les Edues s'indignent, sans pourtant quitter le parti de Rome, d'avoir été accusés par leurs compatriotes, d'être la cause du malheur de la Gaule. Les Rèmes, les Lingons et les Trévires restent fidèles à Rome.

Vercingétorix, descendant des rois Arvernes, avait été l'habile et persévérant organisateur de cette révolte. Il en fut le chef, et l'assemblée générale lui donna une autorité absolue. Il fit preuve d'autant d'activité que d'énergie dans cette situation difficile entre des peuples jaloux les uns des autres et soupçonneux. Il s'était assuré leur fidélité en prenant pour otages les citoyens les plus

reCOmmandableS. Verdngétorix monnaie gauloise dé-

couverte en 1852 dans le département

César accourt, attaque l'en- ^^^ Puy-de-Dôme.

nemi sur tous les points, et se précipite sur les Arvernes.

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Statue colossale de Vercingetonx a Alise-baint-Keine.

Jla Gaule 0CU0 les ïiomaing. 47

Vcrcingétorix l'évite, ravage les terres des Edues, attire César, qui évite le piège, détruit les villes afin de lui enlever tout refuge, ravage les campagnes afin de l'affamer, mais ne peut l'empêcher de s'emparer d'Avaricum, capitale des Bituriges, et d'en massacrer les habitants.

Il se replie sur l'Arvernie, César court avec six légions l'assiéger dans Gergovie, échoue dans son attaque, cherche un refuge chez les Edues, est mis par leur défection dans le plus grand péril, s'efforce de rallier ses troupes, trompe les Edues, passe la Loire et joint chez les Senones son lieutenant Labiénus.

Les Arvernes dirigeaient l'insurrection et l'enthousiasme était général parmi les alliés. César avait perdu sa cavalerie composée d' Edues, et se trouvait sans communication avec la Province qui seule eût pu lui donner des approvisionnements, des armes et des hommes. Le moment était décisif. Les deux armées se rencontrèrent sur le cours de la Saône. La mêlée fut terrible. César courut les plus grands dangers, laissa son épée entre les mains de l'ennemi, mais après des prodiges de courage et d'habileté, il resta vainqueur. Les Gaulois se réfugièrent dans Alésia, qu'ils regardaient comme le boulevard de leur confédération et qu'ils jugeaient imprenable.

César l'assiégea, et fit autour de ses murs d'immenses travaux qui furent eux-mêmes assiégés par une armée de deux cent cinquante mille hommes, dans laquelle entrèrent les contingents de tous les peuples de la Gaule, excepté des Rèmes. Attaqué de deux côtés, César opposa une résistance opiniâtre et prit l'offensive avec une

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ardeur irrésistible. L'armée gauloise se dispersa après avoir subi d'immenses pertes. La ville se rendit, et Vercingétorix vint déposer ses armes aux pieds de son vainqueur, qui ne sut pas être généreux, l'envoya à Rome, et le punit par la hache du bourreau d'avoir cru à l'indépendance de son pays (51).

La guerre continua encore, mais sans entente, et les peuples se détachèrent successivement de l'alliance. César avait eu recours à la politique autant qu'aux armes, et il savait habilement profiter de tous les germes de division que les anciennes luttes et les malheurs récents entretenaient au sein des populations. Il encouragea les défections par la clémence et se montra impitoyable pour ceux qui résistaient aux séductions, à l'exemple et à la force. Le centre de ce dernier effort était à Uxellodunum, ville des Cadurci. Le chef Luctère s'y enferma et, abandonné à lui-même, fut obligé de se rendre. César, pour épouvanter les peuples et dé- , courager toute autre tentative, fit couper la main droite ' à tous les prisonniers. Ce fut la fin de la guerre et, ! débarrassé enfin de ses ennemis, il créa une seconde province qu'il appela Gaule chevelue. «Il avait pris de force, dit son lieutenant H irtius, huit cents villes, soumis plus de trois cents peuples, et combattu contre trois millions d'hommes, dont un million périt et un million fut réduit en captivité. ;> Pline évalue à douze cent mille le nombre des Gaulois qui payèrent de la vie leur dévouement à la patrie.

Dès lors le conquérant essaya de gagner sa conquête par la douceur. Il laissa à la Gaule son organisation, son culte, ses chefs, ses libertés, ne lui imposa qu'un

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tribut modéré, lui emprunta ses soldats, et essaya de s'attacher les grandes familles par des distinctions. Il les admit dans le sénat et les assimila au patriciat romain, non sans protestation de ses ennemis. La Gaule était le piédestal de sa fortune. Elle l'éleva si haut, qu'elle prépara un maître à Rome. César est véritablement le premier empereur.

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