‹ Clovis Gosselin (volume 2)Chapitre 8 sur 22 · CHAPITRE VIL · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIL

iMlIne Sénliiel.

Comme, un matin, maître Généreux Hérambert sarclait une de ses plates-bandes, Isoline Séminel demanda à lui parler.

— Maître Hérambert — lui dit-elle — je suis ignorante autant qu'on peut Têtre. Pour lire, j'ai besoin d'épeler la plupart des mots, et de me lire tout haut à moi-même — pour écrire, je ne sais écrire qu'en demi-gros... très-mal et trèslentement , je veux savoir lire et écrire , un peu compter , et un peu de choses que je ne connais pas, mais qui! faut savoir quand on doit épouser un savant pour ne pas ennuyer son mari

et pouvoir le comprendre et le suivre dans ses idées.

Je ne gagne pas grand'chose en filant, cependant je pourrai vous payer si vous ne me demandez pas trop cher.

— Ma belle fille, dit Hérambert, tu es donc décidée à attendre Clovis ?

— Je le lui ai promis.

— Mais sa mère y consent-elle?

— Non, pas pour le moment.

— Et la tieane?

— Pas davantage, mais par orgueil, à cause que la veuve Gosselin a paru nous dédaigner — mais que la veuve Gosselin vienne me demander à ma mère, et ce n'est pas elle qui mettra grand obstacle.

— Mais si Clovis ne revenait pas, s'il t'oubliait?...

— Là-dessus, maître Hérambert, je sais ce que je sais, et j'ai le cœur calme et assuré. Combien me prendrez-vous pour m'enseigner ce que je vous ai dit ?

— Ma chère enfant, je suis bien à ton service.

je t'enseignerai tout ce que tu désires savoir, mais à une condition. . .

-— Laquelle ?

— C'est que c'est Clovis qui me paiera quand tu seras sa femme.

— Comme vous voudrez, maître Hérambert.

De ce jour, Isoline travailla avec ime ardeur

au moins égale à celle qu'apportait Clovis à ses cours , mais dans un but plus noble et plus élevé. Elle ne tarda pas à lire facilement sans être forcée de se lire à elle-même à haute voix ; puis elle écrivit en fin ; puis elle apprit à peu près l'orthographe ; puis Hérambert lui prêta des livres pour qu'elle apprît un peu d'histoire.

Aussitôt qu'elle sut écrire, elle se dit à ellemême : On m'a défendu d'écrire à Clovis, c'est-à-dire de lui envoyer des lettres. J'ai promis d'obéir, et j'obéirai. Mais il est absent; dès le jour où je lui ai promis de l'attendre, je suis sa femme, je lui dois compte de toutes mes actions. Elle acheta un cahier blanc proprement relié, et chaque soir, après que la veuve Séminel

était couchée, elle écrivait le récit de sa journée , ce qu'elle avait fait , ce qu'elle avait pensé ; les noms de ceux qui lui avaient parlé, etc.

Voici, du reste, les premières pages de ce livre :

Dimanche !«' mai.

Ma mère dort — je vais commencer Texécution d*un projet qui me plaît infiniment et qui me fera passer bien plus doucement le temps si long de notre séparation. Quand je serai ta femme , Clovis , je te remettrai ce cahier, et tu sauras, jour par jour, ce que j'aurai fait et pensé depuis que je me suis donnée à toi et en te disant : Je t'attendrai.

Ma mère ce matin m'a embrassée avec une onction inusitée — puis elle m'a attirée sur ses genoux : — Ecoute, me dit-elle, j'ai quelque chose de grave à te dire. — Il s'est présenté un mari.

— Et pourquoi faire, ma mère, ai-je dit? estce que je n'en ai pas im?

— Qui? Ciovis ! — J'espère que tu es réveillée de ce rêve qui n'a pas le sens commun.

— Si c'est un rêve, ma mère, dis-je, il durera toute ma vie.

Et je me levai de dessus ses genoux, et je me remis sur une chaise.

— Allons donc ! Sois sûre que sa mère lui cherche une femme riche, et sois sûre qu'elle réussira. Peut-être est-il inquiet en ce moment, et cherche-t-il comment il t'apprendra la nouvelle de son mariage, tu lui rendras service en lui annonçant le tien.

— Oh! ma mère, m'écriai-je,.., mais je ne

dis pas un mot de plus, et demeurai silencieuse

— ma mère ne me comprendrait pas. — Après

le bonheur ineffable d'être la femme de Ciovis,

la seule condition humaine possible pour moi

serait de le regretter et de me souvenir dans ces

lieux qui sont si pleins de lui et de nos jeunes

amours — où tout me parle de lui et me raconte

nos premières années — cette triste situation

me paraîtrait encore un immense bonheur en comparaison des bonheurs horribles dont on me parie.

Ma mère entreprit et continua un long éloge de ***; après Ténumération de ses vertus, elle fit rénumération dases moutons.

Son excellente famille et ses terres fertiles, son bon caractère et ses magnifiques pommiers, son amour et son argent — tout cela résonna confusément à mes oreilles dans le discours non interrompu de ma mère.

Mais presque rien n'arriva à mon esprit ; rien ne pénétra jusqu'à mon cœur.

Je n*ai qu'à fermer un instant les yeux pour voir Clovis — je le vois comme moi pensant à notre avenir, à notre mariage — je le vois travaillant avec assiduité pour hâter le jour de notre union — pour moi, je travaille, je prie — j'attends.

Je remplis scrupuleusement à son égard les sévères devoirs d'une chaste épouse.

J'évite les regards des hommes, et je serais offensée et attristée de leurs attentions — j'ai

eu besoin de me raisonner assez longtemps pour comprendre que la demande que *** avait faite à ma mère n'avait rien de blessant pour moi.

Je crains seulement que ma mère ne lui dise pas assez nettement mon refus — je souffre de savoir qu'il roule dans son esprit la pensée que je puis devenir sa femme — je voudrais pouvoir écrire sur mon front : <ic Je suis la fiancée, la femme de Clovis. )»

Être sa femme — sa propriété — être à lui, lui appartenir — avoir pour devoirs de Faimer en santé, de l'assister en maladie, de me consacrer à lui — je retourne cette pensée en tous sens, j'en épuise toutes les formules, je la contemple avec enivrement sous toutes ses faces. Quelquefois, à force de me la répéter, il me semble que je ne la sens plus aussi intimement, aussi clairement — alors, je cherche, pour réveiller mon cœur, à la reproduire avec d'autres paroles — et quand j'ai pu la faire redescendre dans mon âme, j'éprouve une sensation de joie profonde et inexprimable.

D a fait aujourd'hui une charmante journée

J'ai commencé la journée par prier Dieu ; je Fai prié pour toi — pour nous — puis j'ai donné à manger à mes poules et à mes pigeons. J'ai déjeuné , puis j'ai fait ma toilette et je suis allée à la messe avec ma mère. Là , j'ai encore demandé à Dieu la réalisation de nos projets et de nos espérances. Le prêtre a annoncé le prochain marifiige de Nicéphore Yvelin avec Euphémie Quesnel. — Je pensai au jour où le prêtre prononcera nos deux noms : — Isoline Séminel et Clovis Gosselin — et je me retirai de l'église très-attendrie et restai rêveuse tout le reste du jour.

En rentrant, je suis allée dans le jardin que tu as planté pour moi — le muguet est en fleurs — j'ai songé qu'il n'y a pas de fleurs là où tu es — j'ai contemplé nos beaux pommiers tout chargés de fleurs blanches et roses, et j'ai été attristée de ce que tu ne partageais pas la douce joie que j'éprouvais.

J'ai mis dans un livre pour la dessécher une fleur de muguet que j'ai cueilUe pour toi ; quand elle sera sèche, je la collerai sur cette

page où je laisse une place exprès. La nuit venue, j*ai un peu lu, puis je t'écris ces lignes.

Je te dis bonsoir comme si tu étais là — je vais maintenant faire ma prière et me coucher — peut-être rêverai-je de toi.

Lundi, 3 mai.

J*ai filé toute la journée — ma mère m*a reproché d'être devenue sérieuse et de ne plus parler — elle croit que j*ai quelque chagrin — elle s'inquiète; je Tai rassurée de mon mieux et de bonne foi. En effet, je ne suis pas malheureuse — je t'attends.

— Bonsoir, mon cherClovis.

Mardi, 3 mai.

— Bonsoir, mon ami — tout dort autour de moi. — Je viens d'ouvrir ma fenêtre.. ^l'air est tbut embaumé — les étoiles brillent entre les

fleurs des pommiers comme des fleurs de feu.

C'est aujourd'hui pour moi un grand jour de fête — c'est l'anniversaire du jour où tu t'es glissé chez nous pour m'apporter un chardonneret et où tu as pris ma maladie — le même mal a coulé dans nos veines, comme plus tard la même tendresse.

J'ai cueilli une violette pour toi, et je la fais sécher dans mon livre de messe, pour la mettre ici, en souvenir de ce jour et pour que tu voies que j'en ai fêté l'anniversaire ; je suis allée visiter votre cour et votre masure ; j'ai parcouru tous les endroits où tu as laissé" des traces.

Mercredi, 4 mai.

Mon chardonneret est mort aujourd'hui presque subitement ; il faut dire cependant qu'il mangeait difficilement depuis quelque temps, et que son plumage était terne. Ma mère dit qu'il était très-vieux et qu'il est mort parce qu'on ne vit pas toujours — il a toujours

été bien soigné et n'a jamais manqué d'eau, ni* de graines , ni de séneçon — je Tai enterré en pleurant au pied d'un églantier que tu as planté dans mon jardin , et dont les épines t'avaient si cruellement déchiré les mains.

• J'ai gardé et je colle sur cette page une des plumes jaunes de ses ailes :

Cette mort m'a attristée toute la journée. — Bonsoir!

Jeudi, 5 mai.

Maître Généreux Hérambert, qui est libre aujourd'hui, m'est venu voir. Il m'a donné de tes nouvelles. Jl craint que tu ne m'oublies là-bas — mais je l'ai rassuré. Il regrette le parti que tu as pris ^ mais il ne .t'en parle pas, me dit-il, dans ses lettres. Il m'a fait extrêmement l'éloge de ton. bon cœur et de ta tendresse pour ta mère. Il m'a parlé aussi de ton intelligence. J'étais heureuse et si fière de ces éloges de toi , que j'en ai été modeste et que

j'en ai rougi comme s'ils m'appartenaient. D t'écrira ces jours-ci et te dira que je me porte bien. Il m'a demandé s'il fallait dire que je t'aime ; je lui ai répondu que c'est inutile , que tu le sais bien : s'il fallait te recommander de penser à moi ; j'ai répondu encore que ce n'est pas nécessaire, que je sais bien que tu penses à moi.

C'était hier la fête de Sainte-Anne — toutes les filles dansaient; j'ai été à la messe et je me suis ensuite arrêtée pour dire bonjour à celles des filles que je connais. Elles n'étaient occupées qu'à faire des récits, des potins et des ramages les unes sur les autres. — Cependant, chaci^ a un amoureux qu'elle prétend aimer.

Ce n'est pas ainsi que j'aime Clovis — il s'exhale sans cesse de mon cœur comme un parfum de tendresse, qui remplit tout mon être et se répand au dehors.

On nous a parlé à l'église des cinq pains et des deux poissons qui nourrirent tant d'homtoes au désert, et des miettes desquelles on remplit encore beaucoup de paniers. — Eh bien ! c'est

une parabole qui exprime bien, à mon sens, mon amour pour Clovis, cet amour qui remplit ma vie, il tombe partout des miettes pour tout ce qui m'entoure, pour tout ce qui est — je me sens affectueuse et indulgente pour tous et pour tout — je me sens si heureuse, si riche de joie, que je voudrais faire à tout le monde des aumônes de bonheur.

Ne voyant dans ma vie que du bonheur, j'emploie ma sensibilité pour les autres, je souffre de leurs douleurs, je m'afflige de leurs chagrins; la femme qui souffre, Tenfant abandonné, la mouche prise dans la toile d'araignée, la plante qui a soif et se fane — tout me touche ; j'aime tout, je veux tout soulager, toitkf endre heureux, voir quelqu'un malheureux, ça me gêne, ça me contrarie, ça m'irrite presque — comme une fausse note dans un concert.

amour, présent céleste — soleil intérieur et fécond, qui dore et féconde la pensée comme l'autre soleil dore et mûrit les moissons ; amour, vie de l'âme, source de toutes les joies, de toutes les vertus, de toutes les forces.

Hier, quand ma mère m'a eu parlé de ***, elle m'a dit : — Il m'a chargée de te donner ce bouquet — il te prie de le porter tantôt à la messe si tu agrées sa recherche.

Et elle recommença l'éloge de ***, et sur les avantages de ce mariage.

— Non, ma mère, je suis fiancée, je suis mariée, et — si ce n'était par respect pour vous, je ne vous aurais paslaissée finir la première phrase d'une proposition qui m'inspire de l'horreur comme une proposition d'adultère.

Elle parla encore longtemps — puis elle voulut mettre le bouquet dans ma chambre — je refusai — elle le mit dans la sienne. — Ce matin, il était fané — elle le jeta dans la cour.

La vue de ce bouquet, même fané, même jeté, m'importunait — je le pris et allai le jeter dans la mare de FideUn Poumel, loin de notre cour.

Vendredi, 6 mai.

Il a fait aujourd'hui un horrible orage — le

tonnerre grondait sur le village — les éclairs éclataient entre les arbres — j*ai eu peur — mon Dieu! si j'allais mourir loin de toi! Je me suis mise à genoux et j'ai prié avec ferveur. — Il a fini par pleuvoir par torrents — une légère brise a nettoyé le ciel qui est redevenu bleu et net à la fin du jour — et les fauvettes se sont remises à chanter dans les arbres — en ce moment Therbe sent bon — et le rossignol fait entendre sa magnifique voix dans la nuit.

Bonsoir.

Samedi, 7 mai.

Bonsoir , mon cher Clovis — j'ai été un peu malade aujourd'hui — c'est , je pense , la suite de la terreur que m'a causée l'orage d'hier — ma mère m'a tendrement soignée — maître Hérambert est venu savoir de mes nouvelles. Ce soir je vais tout à fait bien — je remercie Dieu et je le prie pour toi et pour moi.

Dimanche, 8 mai.

C'est ma fête aujourd'hui — c'est-à-dire mon jour de naissance. Je suis allée me faire un bouquet de fleurs qui t'appartiennent ; j'ai pris dans votre haie de l'aubépine et des roses sauvages, je les ai gardées tout le jour — et au moment où je t'écris — je les ai devant moi dans de Teau fraîche que j'ai puisée à votre fontaine.

Je vais essayer de dessécher une églantine pour la mettre ici — mais je crois que ça sera difficile — en tout cas j'y mettrai au moins une de ses feuilles.

Lundi, 9 mai.

J'ai filé tout le jour. — J'ai un peu lu le soir.

Je voudrais bien savoir les livres que tu lis pour les lire en même temps que toi. — Mais maître Hérambert me dit que je n'en comprendrais pas un mot.

Bonsoir,

Mardis 10 ma:.

Tu sais bien, ce rossignol que j'avais entendu Tautre nuit. — Eh bien ! sais-tu où est son nid? Dans le pied de la haie d'épines qui sépare nos deux cours. Ce nid est fait de feuilles de chêne sèches. J'en mets une ici. Il y a dedans cinq œufs de couleur de bronze. Je ne retournerai plus de ce côté. J'ai vu tantôt la pauvre mère sur ses œufs. J'apercevais ses grands beaux yeux noirs qui me suivaient avec anxiété. Quel malheur, si elle allait avoir peur et abandonner ses œufs! — J'éviterai d'aller du côté où il est.

Bonsoir, mon cher Clovis.

Jamais IsoUne ne manquait un soir à écrire pour Clovis ce qu'elle avait vu, fait, pensé dans la journée.

n se passa ainsi près d'une année. Clovis écrivait rarement à Hérambert — tantôt il se décourageait — tantôt il hâtait de ses vœux le

succès auquel il paraissait parfois tenir autant que sa mère.

Il parlait peu dlsoline. — Hérambert regardait avec respect la foi inébranlable de la jeune fille, cependant il pensait que Clovis Favait presque entièrement oubliée — et il frémissait du désespoir qui succéderait à tant de confiance quand arriverait Finstant inévitable du réveil. Cependant il n'osait pas lui dire toute sa pensée.

Vingt fois il fut sur le point d'en écrire à Clovis — mais comme il avait su que deux lettres écrites par lui à son élève avaient été reçues et lues par la veuve Gosselin , il n'avait guères de plaisir à écrire des lettres qui, dans l'incertitude de la personne qui les lirait, devraient être nécessairement vagues et banales.

n attaquait bien devant Isoline l'amour en général, mais il n'osait pas toucher à son amour àeUe.

— En amour, disait-il, il y en a un qui aime et l'autre qui est aimé.

n n'y a qu'une somme d'amour à dépenser

entre deux amants. Ce que l'un dépense de plus, l'autre le dépense de moins.

L'amour natt de rien et meurt de tout.

On s'aime sans raison, on s'oublie sans motif. — La constance n'est pas une attribution nécessaire de l'amour — quelque beauté surannée — aura transporté cette borne des terres de l'amitié à laquelle elle appartient sur celles de l'amour qui n'y a pas de droits. On ne peut l'arracher, mais on passe par-^dèssus.

Isoline levait doucement les épaules — ou souriait avec confiance.

La veuve Séminel attaquait quelquefois sa fille sur ce sujet, mais Isoline refusait de répondre et de discuter. — J'attends Clovis, disait-elle.

Un riche fermier du voisinage devint amoureux d'elle et la demanda à sa mère co^nme on l'a lu dans ses notes pour Clovis. — C'était une fortune si inespérée que la veuve Séminel ne douta pas un instant que sa fille n'en fût éblouie comme elle et ne se hâtât d'accepter; — mais Isoline résista aux prières, aux menaces, aux reproches.

Seulement, comme sa mère lui avait, dans sa colère , reproché de la condamner à vivre pauvre, quand elle aurait pu, en acceptant le mari que la Providence lui envoyait, la faire vivre dans Faisance — elle qui avait tant travaillé pour elle — de ce jour Isoline travailla deux heures de plus par jour pour apporter un peu plus d'argent dans la maison; puis elle augmenta encore la simplicité de ses vêtements -^ et refusa obstinément des hardes neuves que sa mère voulait lui donner.

— Ma mère, lui dit-elle, je te supplie de ne pas prendre ma conduite pour de la rancune ni de la mutinerie; j'ai réfléchi en effet que je me laissais parfois entraîner à des rubans de telle ou telle couleur; — pourquoi faire me parer — à présent — je m'occuperai de mes parures plus tard nous n'y sommes pas encore.

Je ne puis te donner l'aisance que tu avais espérée de mon mariage avec le fermier — je dois au moins augmenter un peu mon travail et diminuer le plus possible mes dépenses.

Aussi elle écrivait le soir ce qu'elle avait fait

sur son album, et elle finissait ainsi en s'adressant toujours à Çlovis : — Je suis sûre que tu es de mon avis et que tu m'approuveras quand tu liras ces lignes.

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