SCÈNE III
CLOVIS , seul.
Laissez-m’en tout l’honneur et songez à vous-mêmes C’est en vous imitant qu’on perd les diadèmes.
Que m’a fait cette race , et que lui dois-je enfin? Quand je voulus ma part de l’empire romain,
Les ingrats, en secret, enviant ma puissance,
Avec Syagrius étaient d’intelligence.
Quatre rois de mon sang , prêts à manquer de foi , N’attendaient qu’un revers pour marcher contre moi Et lorsqu’à mes drapeaux mes succès tes ramènent, Leurs jalouses fureurs contre moi se déchaînent. Allez, de Pharamon enfans dégénérés,
Dignes rois des forêts d’où je vous ai tirés,
Ma cause par les dieux n’est point abandonnée i Je saurai bien sans vous remplir ma destinée }
Et si ma race enfin me traite en étranger,
Dç ma race à mon tour je pourrai me venger.
CLOVIS