ACTE III, SCÈNE VII
* Ils nous ont vers le trône ouvert tant de chemins ,
* Que tout ambitieux ose y marquer sa place ,
* Sans avoir ni vertus , ni droits que son audace. * Pensez-vous qu’abjurant complots et trahisons ,
Les partis à mes pieds éteignent leurs brandons ?
L’objet de leur amour l’est bientôt de leur haine. Laissez-moi leur fermer cette sanglante arène ,
Près du trône aux Gaulois donner un protecteur,
Et, sans régner sur eux, veiller à leur bonheur.
G’est mon espoir du moins; c’est ainsi qu'on les aime.
A leurs vrais intérêts je m’immole moi- même;
Et 1 honneur incertain d’un règne passager,
Ne vaut pas les malheurs où je peux les plonger
CÉSAIR E.
Si leur zèle est un crime , ils sont déjà coupables.
Si lu crains ces malheurs, ils sont inévitables.
La révolte a partout levé ses étendards ;
Les Gaulois à ton nom marchent de toutes parts.
Sous tes murs, dans une heure, ils viendront t’en convaincre. Il n’est temps que d’agir : il faut périr ou vaincre.
Le peuple sur ses pas ne saurait retourner;
Clovis va tout apprendre et ne rien pardonner.