SCÈNE IV
ÉDÉLWDE, CLODdRIC.
Ah ! Seigneur , quel discours l
GL^Domc.
Pen suis plein de terreur*.
EDELINDE,
Qu'exige-t-on de vous ?
GLODOKIC.
Le combla de Fhorretir.
EDELI9DE.
A livrer votrtf père on prétend vous contraindi^e \
CL01)0llîC. . '
MA
Le cruel devant vous nii pas pris soin de feindre •
EI>ELX1I]>£.
De ihés propres dangers il parle en mots confus*
GLODORIG.
Votre mort , mfVt il dit , pmnra mes peflii.
EDELINDE.
O ciel!... Espère-t*on que la mort m'intimide Jusques à tous pousser au plus noir parricide? Car , tels sont nos tyrans que si vous révélez En quel lieu Sigebert a fui , vous l'immolez.
CLODORIG.
Oui, leur noirceur ^fin n'a rien qu'elle d^uise. Sur moi d'abord Aurelle essayant la surprise , M'inspirait , pour sauver mou père malheureux , De le guider sans crainte à son roi généreux : Bientôt, reconnaissant ma défiance extrême , Ce monstre m'a prescrit.de l'imnipler moi-même , Offrant de publier que , troublé de i*emords , Il s'ouvrit de sa main un sentier chez les morts.
EDELiKDE ( ai^cc Une affliction profonde )..
En quel temps vivons-nous , innocens que nous sommes. Parmi les meurtriers et les tyrans des hommes , Nous , dpnt les coeurs si purs et non ambitieux , Par l'amour des vertus inspirés sous les cîeux, Compâlissans pour tous , incapables de haine , Gémissent en secret dés misères humaines? • ' ' ' ' Combien cette bonté , source de tant de pleurs , Nous rend affreux l'excès de nos yopres malheurs ! Plus notre âme' nourrit une pitié profonde ' ^ Plus elle sent d'horreur, pour les crimes du monde. Hélas! c'est encor.peu des maux qu'on nous a faits ^ On veut que notre sein conçoive des 'forfaits , Que vous les promettiez et que' je les conseille I Irons-nous de Clbvis importuner. Poreille?