ACTE III, SCÈNE IV
Quelle prière encore émeut ce cœnr d'airûn?
Trop de larmes aux jnés. de ce ûejp souveram
Ont vainement coulé pour toucher sa clémence : - .
Chaque jour endurcit sa féroce insolence.
Mais vous engagerai-je à combattre Clovis ?
Trop de périls suivraient ce téméraire avis.
Il vous épargne encore : aux premières alarmes ,
Il vous accablerait par la force des armes. ' .
Songerons-nous à fuir sur des bords reculés ,
Loin des hommes pervers heureux d'être exilés,
JNTous consolant Fun l'autre, et pendant ces orages* .
Sauvant noire vertu du danger des. naufrages ?
Vain projet! «a poursuite arrêterait nos pas.
Que (aire ?. au prix d'un crime évilter le trépas !'....
Ah! que la tyrannie inhumaine, inflexible,
IVous rend, par ses fureurs, Tinhocence pénible.! .
Fautnll voir se souiller ou périr mon amant ,
Etre de .son supplice un Ëital ûnsxrumeiit, , . '
L'exhorter par mes pleurs , par mes droits sur son àme ,
A sortir de la vie , ou bien à vivre infâme ?
Que n'ai-je/respSré sous un âge plus: douxi!; ...
O Dieu , qui fis nos cœurs , en quel temps vivons-nous ?
. ClfODORIG.
Ne nous en pjaigaoos pas : ce tenips est. SivoraUen r.:
A la vertu qui montre une audace honorable ,
Et donne â l'avenir des exemptes 'si grands
Qu'il vaut mieux expirer quercéderr aux .tyrans,?- • -n ^
Sous des astres sereins , et des siècles tranquilles ,
Heureux penchant de tous les vertus sont faciles :
Mais quand on les proserit,. c'est alors- qu'^ est beaii; < /
sa cLovis.
De hâter noblement ses pus vers le tombeaa ^
Et d^ayoir , sans tremper dans le torrent des driiHefl ,
Traversé sa carrière au noitibre des Tictitaes*
EDELIIÏDE.
Hélas , Seigneur ! le. ciel , en notre adrernté , Mesure tos malheurs à votre fermeté :
De vos hauts sentimens la noblesse ré^te A supporter le poids d'une glaire si triste t Moi , faible que je àuis , je m'en sens sreeableé. Mon oœnr en vos eâbrts souffro à voos égaler^ Ne croyez pas pourtant que votre dîgne amatfte De sa longue constance aujourd'hui se défitente* Depuis long-tempsr,. hélas ! le sort ne m'ci soilri : Par le fer de Clovi» m^ famille a péri \ * De mon amant encore il menace la tête^ S'il la frappe , à ses coups la mfîenne est toute piPètfr^ Je mourrai sans regret ^ ne pouvant être- à yms.
GI/ODOmCk
Ce jour me promettait le nom de votre époux !
EDELIUDE.
Ce jour verra changer par les destins contraires Nos flâmibtaus:^ d'hytnâiée en torches funéi'aires !
cLOPomc.
O regrets trop amers de nucféKcité (
EDELIIIDE.
O trâtô efibt; Qovis, de ta férocité!