‹ Clovis, tragédie en cinq actes, précédée de considérations historiques;Chapitre 46 sur 67 · ACTE IV, SCÈNE IL · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE IL

Mon sort t'apprend assez ce que peut Tindustrie

Du tyran qu'encensait ta folle idolâtrie :

Son art inventera d'ingénieux ressorts

Pour exciter en toi mille fougueux transports ,

Et faire à ta tendresse , ou bien à ton audace y

Echapper quelques mots qui découvrent ma trace.

De ces périls divers je te dois avertir.

CLODOaiC.

Clovis de tonte erreur a su me garantir :

Connaissez le projet de sa haine cruelle :

Il s'en est expliqué par la bouche d'Aurelle ;

Et telle est son horreur , que je vous l'aurais tu

Si l'âge eût affaibli votre maie vertu ,

Et si dans votre sein ne restait un courage

Dont je ne puis douter sans vous faire un outrage.

SIOEBERT.

Qui ne voit pas toujours la tombe sans effroi , Ne peut vivre et mourir , noble maître de«soi.

CLODORIC.

ITètes-votts pus snrpris qu'après cette journée Ma main encor y Seigneur , ne soit pas enchaînée ?

SIGEBEKT.

Je ne m'étonne pas qu'on la laisse sans fers. Elle ne peut alarmer pour vedger nos revers*

CLonouic.

Vous ne soupçonnez pas quel sang on en espère ?

SIGBBBKT.

Tue sang de mes sujets ?

CLOBOmiC.

Non , le sang de mon père.

SlGBBBml*.

O dieux vengeurs ! Texeès de cette atrocité Passe la déâance où Clovis mV jeté.

CLonoaic.

Salaire trop fatal de tè coup détestable, Cest ainsi qu'il me rend votre seeptre exécràUe : Il veut le retenir lâchement usurpé, Ou le mettre en mes mains dé totre saiig trempé. Et , d'un nœud criminel attacliant ma couroiïiiè , Faire de votre corps un degré de mon trône.

Ce n est pas tout , Seigneur : si ma rebelle main ITexécute bientôt son arrêt inhumain , Sa fureur , éh mon sang non encd|re assouvie , . O vengeance ! ô douleur ! arrachera la vie A la jeune Edelinde , objet qui sous les cieux Pour mon cœur , après vous , est le plàs |llecieux. Mes soins ont en secret interrogé la ville :

Un morne désespoir la retient immobile :

Ceux qui d^abord tentaient des efforts superflus', Victimes du soldat , maintenant ne sont phis. ir ne me restait donc pour unique espérance , Que le secours du glaive et que mon assurance Pour marcher à Clovis^ et pour Fassassiner :

Mais un redipart d'airain semblé renvironner.

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