ACTE V, SCÈNE IV. gi
GLovis.( après un momfement quil réprime)* prince... où donc votre père était-il retiré?
dLODORIC.
Sous ce palais , au fond d^un réduit ignoré.
GLOVIS.
Pourquoi refusiez-vous d'abord de m^en instruire ?
GLODORIG.
Je Fignorais : lui-même est venu m^y conduire.
GLOVIS.
Il s'est donc sans frayeur mis en votre pouvoir ?
GLODORIG.
Oui , sans frayeur... et moi, j'ai rempli mon devoir.
GLOVIS.
Il fallait de ses jours me rendre encor le maître.
•GLODORIG.
Vos soldats devant vous m'empêchaient de paraître.
GLOVIS.
Sa mort me garantit votre sincère foi.
GLODORIG.
Puissent tous vos sujets vous aimer comme moi !
GLOVIS.
Ce zèle aura bientôt sa digne récompense.
CLODOEIC.
Oui , le sang paternel sera payé , je pense.
Comptez-y bien : Clovis peut vous en assurer.
CLODORIC.
Un mystère important me reste à déclarer^
(^A voix basse et s^ approchant un peu plus de Clo\fis. )
L^enceinte de ce lieu cache un trésor immense ;
Et pour me conquérir votre auguste, alliance ,
Je prétends vous livrer le dépôt précieux
Des biens que sous la terre ont gardé mes aïeux.
Aux avides regards j^ai craint de les commettre ?
G*est dans vos seules mains que je veux les remettre :
Suivez-moi sous la voûte où mes pas ont marché.
En quel lieu descendrai«je ?
CLODORIC
Où mon père est couché.
Y pourrez-vous rentrer sans une horreur profonde ?
CLODORIC.
Peu sortirai content, et nouveau roi du monde.