‹ Clovis, tragédie en cinq actes, précédée de considérations historiques;Chapitre 9 sur 67 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

SIGEBERT, CLODOWC, ADELMAR.

GLODORIC.

A recevoir Clovis, mon père, soyons prêts :

Ce roi , pour consacrer noire union fidelle , Se détourne des lieux où k guerre l'appelle.

Sur les fleuves divers dont il quitte les bords, Les peuples ont partout signalé leurs transports : Il semble qu*à regret et PEscaut et la Somme Au Rhin enorgueilli cèdent un si grand homme. Ce maître des Gaulois , ce vainqueur des Romains , Va paraître à nos yeux Tolivier dans les mains. Oui, d'Alaric vaincu la séduisante fille.

Reste cher à mon cœur d'une illustre famille, Edelinde , en ces murs prompte à le devancer , Par son ordre suprême accourt vous Tannoncer : Sa lettre m'en instruit , et m'apprend qu'un message Vous vient pour ses soldats demander le passage. Qu'un digne accueil, mon père, au sein de notre cour, Lui prouve de nos cœurs les respects et l'amour.

SIGEBERT

Quels respects? Je suis roi, mon sceptre m^en dispense:

Quel amour ? De mon sang la funeste alliance

Me ferait-elle aimer ce fier usurpateur ,

Des maux de tous les siens infatigable auteur?

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