STATUT
des travailleurs qui m'en avaient prié l'appui de mes conseils, le
Le rx
concours dé 14 parole. À qui donc voulez-vous qu'ils s’adres-
SERIES BTÉVISTES, "pouT” faire valoir ieurs revendications, pour se
dét endre contre Phabireté” dé Teurs adversaires, pour apprendre
ane 7 de
à éviter Les. “pièges “innombrables” tendus sous leurs Pl sinon à par "une ne instinctive | ils se tournent Vers “nous, pote ant notre aide, ne serions- nous pas criminels de La leur
fuser ?
"Mais le rôle du meneur est bien différent de ce que vous le supposez. Il est tout d'organi isation, par conséquent de pacifica- | tion. C’est grace à lui, conscient de la lourde responsabilité MOrate" qui pèse sur sa tête, que sont évités lé plus souvent des événements irréparables.
+ On a fait grand état des chants, des manifestations, des cortèges. Ce fut le grand crime des grévistes de Cluses de se promener en chantant à travers les rues. Messieurs, au ee de
ous étonner,
D otre, M Descotes, une si vive À enmon sont,
au. contraire, à mes Yeux, une “véritable garantie d'ordre et de
sécurité. Si j'osais, Je conseil illerais aux pouvoirs publics, “non
seulement de les autoriser, mais même de les favoriser en téMps
de grève. L'organisation des cortèges implique, en effet, de la part
des Orévi istes, un effort de discipl ine qui exclut toute crainte de désordres grav es. |
Savez-vous où est le danger en temps de grève P Je vais vous le dire : dans l? OPA au gréviste.
LD
l: MAP EERN
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Au bout de 15 jours, un mois, deux mois de grève, quand de malheureux ouvriers sentent la faim les prendre aux entrailles, quand, dans leurs maisons, ils assistent à des spectacles de misère, Sans cesse exposés aux plaintes de leurs enfants, aux récriminaons de leurs femmes, c’est alors que, poussés par la folie du désespoir, ils peuvent devenir redoutables et capables des pires excès. Oui, c'est le fait de l'isolement quand, dans la nuit, éclate la bombe, luit le poignard. | Sue 5