‹ Cobden et la ligueChapitre 16 sur 23 · LES FREE-TRADERS ET LES CHARTISTES A NORTHAMPTON · texte numérisé non relu

LES FREE-TRADERS ET LES CHARTISTES A NORTHAMPTON

Lundi 5 juin 4844, un important meeting a eu lieu dans le comté et dans la ville de Northampton.

Quelques jours d'avance, un grand nombre de manufa(tturiers, de fermiers, de négocians et d'ouvriers avaient présenté une requête à MM. Gobden et Bright» pour les prier d'assister au meeting, et d'y discuter la question de la liberté commerciale. Ces messieurs acceptèrent l'invitation.

Une autre requête avait été présentée, par les partisans du régime protecteur, à M. O'Brien, représentant du comité, et membre de la Société centrale pour la protection agricole. M: O'Brien déclina l'invitation, se fondant sur ce que les requérants étaient bien en état de se former une opinion par eux-mêmes., sans appeler des étrangers à leur aide.

Enfin, les chartistes de Northampton avaient, de leur côté, réclamé l'assistance de M. Fergus O'Connor qui, dans leur pensée, devait s'unir à M. O'Brien pour combattre M. Cobden. M. Fergus O'Connor avait promis son concours.

Le square dans lequel se ienait le meeting contenait plus de 6,000 personnes. Les free-traders proposèrent pour président lord Fitz Williams, maire, mais

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les cbârtisles exigèrent que le fauteuil fût occupé par M. Gratidy, ce qui fut accepté.

M. Gobden soumet à l'assemblée la résolution suivante :

« Que les lois-céréales et toutes les lois qui restreignent e commerce dans le but de protéger certaines classes sont injustes et doivent être abrogées. »

M. Fergus O'Connor propose un amendement fort étendu qu'on peut résumer ainsi :

€ Les habitants de Northaropton sont d'avis que toutes modifications aux lois-céréales , toutes réformes commerciales , doivent être ajournées jusqu'à ce que la charte du peuple soit devenue la base de la constitution britannique. »

De nombreux orateurs se sont fait entendre. Le président ayant consulté l'assemblée, la résolution de M. Gobden a été adoptée à une grande majorité.

Un autre trait caractéristique des mœurs politiques que la liberté parait avoir pour tendance de dévelopT per, c'est l'affranchissement de la femme, el son interr vention, du moins comme juge, dans les ^grandes questions sociales. Nous croyons que la femme a su prendre le rôle le mieux approprié à la nature de ses facultés^ dans une réunion dont, parce motif, nous croyons devoir analyser succinctement, le procèsverbal.

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DÉMONSTRATION EN PAVEUR VM hk mmtt CÇWfU^CÀALE

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