x VI lNTRO0UCTIOr<l
11 fau( observer qu^ dws ce systènoe :
V La protection est coroplètenient abolie, puisque la douaire ne frappe que des objets que TAngleierre ne produit pas , excepté les esprits et la drécbe. liais ceux-ci soijfcl, soumis à un droit égal à leurs siviilaires étrangers.
2^ Le système colonial est radicalement renversé. Au point de vue commercial , les colonies sont indépendantes de la métropole et la métropole des colonies, car les droits sont uniformes ; il n'y a plus de privilèges, et chacun reste libre de se pourvoir au marché le plus avantageux. Il suit de là qu'une colonie qui se séparerait politiquement de la mère-patrie n'apporterait aucun changement dans son commerce et son industrie. Elle ne ferait que soulager ses finances.
3^ Toute l'administration financière de la Grande- Bretagne se réduit à la perception de l'impôt direct , à la douane, considérablement simplifiée, et au timbre. Les mue§êed'tax€8 et l'accise sont supprimés , et les transactions intérieures et extérieures laissées à une liberté et une rapidité dont les effets sont incalculables.
Tel est, très en abrégé le plan financier qui semble être comme le type, l'idéal vers lequel on ne peut s'empêcher de reconnaître ue tendent de fort loin , il est vrai , les réformes qui s'accomplissent sous les yeux de la France inattentive. Cette digression servira peut-être de justification à la conjecture que j'ai
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osé hasarder sur Favènir et les vaes ultérieures de sir Robert Peei.
Je me suis efforcé de poser nettement la question qui s'agite en Angleterre. J*ai décrit et le champ de bataille, et la grandeur des intérêts qui s'y discutent , et les forces qui s'y rencontrent^ et les conséquences delà victoire. J'ai démontré , je crois, que, quoique, en apparence, toute la chaleur de l'action semble se concentrer sur des questions d'impôt, dedouanSs, de céréales, de sucre, au fait il s'agit de monopole et de liberté, d'aristocratie et de démocratie, d'égalité où d'inégalité dans la distribution du bien-être. Il s'agit de savoir si la puissance législative et l'influence politique demeureront aux hommes de rapine ou aux hommes de travail , c'est-à-dire si elles continueront à jeter dans le monde des ferments de troubles et dé violences, ou des semences de concorde , d'union, de justice et de paix.
Que penserait-on de l'historien qui s'imaginerait que l'Europe en armes, au commencement de ce siècle , ne feisait exécuter, sous la conduite des plus habiles généraux , tant de savantes manœuvres à ses innombrables armées que pour savoir à qui resteraient les champs étroits où se livrèrent les batailles d'Âusterlitz ou de Wagram ? Les dynasties et les em^^lres dépendaient de ces luttes. Mais les triomphes de la force peuvent être éphémères ; it n'en n'eèt pas de même dé ceux de l'opinion ; et quand no^s' voyotis tout un grand peuple (font l'action sur le mofirde nMst pas contestée, s'impreigner des doctrines dé la justice
LWIII INTHODUCTION.
et de la vérité, quand nous le voyons renier les fausses idées de suprématie qui Tont si longtemps rendu dangereux aux nations , quand nous le voyons prêt à arracher l'ascendant politique à une oligarchie cupide et turbulente , gardons -nous de le croire , alors même que Teffort des premiers combats se porterait sur des questions économiques, que de plus grands et de plus nobles intérêts ne sont f>as engagés dans la lutte. Car, si à travers bien des leçons d'iniquité , bien des exemples de perversité internationale, l'Angleterre, ce point imperceptible du globe, a vu germer sur son sol tant d'idées grandes et utiles; si elle fut le berceau de la presse, du jury , du système représentatif, de l'abolition de l'esclavage , malgré les résistances d'une oligarchie puissante et impitoyable, que ne doit pas attendre l'univers de cette même Angleterre, alors que toute sa puissance morale, sociale et politique aura passé aux mains de la démocratie, par une révolution lente et paisible, péniblement accomplie dans les esprits , sous la conduite d'une association qui renferme dans son sein tant d'hommes dont l'intelligence supérieure et la moralité éprouvées jettent un si grand éclat sur leur pays et sur leur siècle ? Une telle révolution n'est pas un événement, un accident, une catastrophe due à un enthousiasme irrésistible, mais éphémère. C'est, si je puis le dire , un lent cataclysme social qui change toutes les conditions d'existence de la société, le milieu où elle vit et respire. C'est la justice s'emparant de la puissance et le bon sens entrant
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en possession de Tautorité. C*est le bien général, le bien du peuple , des masses , des petits et des grands, des forts et des feibles devenant la règle de la politique; c'est le privilège, l'abus, la caste disparaissant de dessus la scène, non par une révolution de palais ou une émeute de la rue, mais par la progressive et générale appréciation des droits et des devoirs de Thomme. En un un mot, c'est le triomphe de la liberté humaine, c'est la mort du monopole, ce Protée aux mille formes tour à tour conquérant, possesseur d'esclaves, théocrate, féodal, industriel, commercial, financier et même philanthrope. Quelque déguisement qu'il emprunte, il ne saurait plus soutenir le regard de l'opinion publique, car elle a appris à le reconnaître sous l'uniforme rouge, comme sous la robe noire, sous la veste du planteur, comme sous l'habit brodé du noble pair. Liberté à tous! à chacun juste et naturelle rémunération de ses œuvres I à chacun juste et naturelle accession à l'égalité en proportion de ses efiTorts, de son intelligence, de sa prévoyance et de sa moralité. Libre échange avec l'univers ! Paix avec l'univers! Plus d'asservissement colonial, plus d'armée, plus de marine que ce qui est nécessaire pour le maintient de l'indépendance nationale! Distinction radicale de ce qui est et de ce qui n'est pas la mission du gouvernement et de la loi ! L'association politique réduite à garantir à chacun sa liberté et sa sûreté contre toute aggression inique, soit du dehors, soit au dedans ; impôt équitable pour défrayer convenablement les hommes chargés de cette mission , et non pour
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servir de masque, sous le nom de déboudiés à i'usur-; patipn extérieure, et soiis le nom de prot^dion à la spo* liaMoa clés citoyens les uns par les autres. Voilà ce qui s'agite en Angleterre , sur le champ de hauille , en apparence ^i restreint, d'une question douanière ; mais cette question implique Tesclavage dans sa forme moderne, car, cpmme le disait au Parlement un membre de la Ligue , M. Gibson : « S'emparer des hommes pour les faire tr^ivaiUer à son profit, ou s'emparer des frHits de leur travail, c'est toujours de l'esclavage, il n'y ^, de difi^ërence que dans le degré. ^
A l'afij^ct d^ cette révolutiop qui , je ne dirai pas se prépare, mais s'accomplit dans un pays voisin, dont les destin^ , oo^ n'en disconvient pas , intéressent le mondç. entiçr; à l'aspect des symptômes évidents de ce travail humanitaire,^ symptômes qui se révèlent jusques danois les régions diplomatiques et parlementaires, par les réforniesi successives arrachées à l'aristocratie depuis quatre ans^ à l'aspect de cette agàalian puissante, biep £^u,trement puissante que Tagitation irlandaise , et bien autrement importante par ses se- $u^ltats,^ puisqu'elle tend , entr'aulres choses , à modifier les relatipnci des peuples entre eux , à change les çotn^^Uions de leur ei^istence industrielle ,^ et à substi* ^r d9a$ leurs i;apporta le principe de la fraternité à celui de l'antagonisme, on ne peut s'étonner assez di) silence profond, universel et systématique que la pr^^sjs française semble s'être imposé. De tous les pl)4nomi^nes sociaux qu'il m'a été donné d'observer, ce silence, et surtout son succès, est certainement
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celui qui me jette dans le plus profond élounement. Qu'un petit prince d'Allemagne, à force de vigilance, fût partenu, pendant quelques mois, à empêcher le bruit de la révolution française de retentir dans ses domaines, on pourrait, à la rigueur, le comprendre. Mais qu'au sein d'une grande nation, qui se vante de posséder la liberté de la presse et de la tribune, les journaux aient réusri à soustraire à la connaissance du public, pendant sept années consécutives, le plus grand mouvement social des temps modernes, et des faits qui, indépendamment de leur portée humanitaire, doivent exercer et exercent déjà sur notre propre régime industriel une influence irrésistible, c'est là un miracle de stratégie auquel la postérité ne pourra pas croire et dont ri importe de pénétrer le mystère.
Je sais que c'est manquer de prudence, par le temps qui court, que de heurter la presse périodique. Elle dispose arbitrairement de nous tous. Malheur à qui Aiit son despotisme qui veut être absolu ! Malheur à qui excite son courroux qui est mortel ! Le braver ce n'est pas courage, c'est folie, car le courage affronte les chances d'un combat, mais la folie seule provoque un combat sans chances , et quelle chance peut vous accompagner devant le tribunal de l'opinion publique, aior» que, même pour vous défendre, il vous faut emprunter la voix de votre adversaire, alors qu'il peut vous écraser à son choix par sa parole ou son silence? — N'importe ! Les choses en sont venues au point qu'un acte d'indépendance peut déiermiher, dans le
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journalisme même, une réaction favorable. Dans l'ordre physique, Texcès du mal entraîne la destruction, mais dans le domaine impérissable de la pensée, il ne peut amener qu'un retour au bien. Qu'importe le sort du téméraire qui aura aitachéle grelot ? Je crois sincèrement que le journalisme trompe le public ; je crois sincèrement en savoir la cause, et, advienne que pourra, ma conscience meditquejene dois pas me taire. Dans un pays où ne règne pas l'esprit d'association, où les hommes n'ont ni la faculté, ni Thabitude, ni peut-être le désir de s'assembler pour discuter au grand jour leurs communs intérêts, les journaux, quoiqu'on en puisse dire, ne sont pas les organes mais les promoteurs de l'opinion publique. Il n'y a que deux choses en France, des individualités isolées, sans relations, sans connexion entre elles, et une grande voix, la presse, qui retentit incessamment à leurs oreilles. Elle est la personniûcation de la critique, mais ne peut être critiquée. Comment l'opinion lui servirait-elle de frein, puisqu'elle fait règle, et régente elle-même l'opinion? En Angleterre, les journaux sont les commentateurs, les rapporteurs, les véhicules d'idées, de sentiments, de passions qui s'élaborent dans les meetings de Conciliation-Hall, de Govent- Garden et d'Exeter-Hall. Mais ici où ils dirigent l'esprit public, la seule chance qui nous reste de voir à la longue l'erreur succomber et la vérité triompher, c'est la contradiction qui existe entre les journaux eux-mêmes et le contrôle réciproque qu'ils exercent les uns sur les autres.
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On ooDçoil donc que s'il était une question entre toutes que les journaux de tous les partis eussent intérêt à représenter sous un faux jour, ou même à couvrir de silence, on conçoit, dis-je, que, dans Tétat actuel de nos mœurs et de nos moyens d'invesgation, ils pourraient, sans trop de témérité, entreprendre d'égarer complètement l'opinion publique sur cette question spéciale. — Qu'aurez-vous à opposer à cetle ligue nouvelle? — Arrivez- vous de Londres? Voulezvous raconter ce que vous avez vu et entendu ? Les journaux vous fermeront leurs colonnes. Prendrez- Yous le parti de faire un livre ? Ils le décrieront, ou , qui pis est, ils le laisseront mourir de sa belle mort, el vous aurez la consolation de le voir un beau jour
Chez Tépicier, Roulé dans la boutique en cornet de papier.
Parlerez-vous à la tribune? Votre discours sera tronqué, déCguré ou passé sous silence.
Voilà précisément ce qui est arrivé dans la question qui nous occupe.
Que quelques journauxeussent pris en main la cause du monopole et des haines nationales, cela ne devrait surprendre personne. Le monopole rallie beaucoup d'intérêts; le faux patriotisme est l'âme de beaucoup d'intrigues, et il suffit que ces intrigues et ces intérêts existent pour que nous ne soyons pas étonné qu'ils aient leurs organes. Mais que toute la presse périodique, parisienne ou provinciale, celle du nord comme celle du midi, celle de gauche comme celle de
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droite» soit unanime pourfouler aux pieds les [xrinci^s les mieux établis de l'économie politique; pourdépouiU 1er l'homme du droù d'échanger librement selon ses intérêts; pour attiser les inimitiés internationales, daos le but patent et presque avoué d'empêcher les peuples de se rapprocher et de s'unir par les liens du corn*merce, et pour cacher au public les faits extérieurs qui se lient à cette question , c'est un phénomène étrange qui doit avoir sa raison. Je vais essayer de l'exposer telle que je la vois dans la sincérité de mon âme. Je n'attaque point les opiaions sincères, je \sè respecte toutes; je cherche seulement l'explicalionr d'un fait aussi extraordinaire qu'incontestable, et la réponse à cette question : Gomment est-il arrivé que parmi ce nombre incalculable de journaux qui représentent tous les systèmes, même les plus excentriques, que l'imagination puisse enfanter , alors que le socialisme, le communisme, l'abolition de l'hérédité,^ de la propriété, de la famille trouvent des organes ,. le droit d'échanger , le droit des hommes à troquer entr'eux le fruit de leurs travaux n'ait pas rencontré dans la presse un seul défenseur ? Quel- étrange concours de circonstances a ammié lesjournaux de toutes couleurs, si divers et si opposés sur tout autre question, àseconstiiuer, avec une touchante unanimité, les défenseurs du monopole, et les instigateurs infatigables des jalousies nationales, à l'aide desquelles* il se maintient^ se. renforce et gagne tous les jours du terrain*? D'abord, une première classe de journaux a un intérêt direct à faire triompher en France le système de
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la protection. Je veux parler de ceux qui sont notoirentept subventionnés par les comités monopoleurs, agricoles, manufacturiers ou coloniaux. Etouffer les doctrines des économistes , populariser les sophismes qui soutiennent le régime de la spoliation, exalter les intérêts individuels qui sont en opposition avec Tin* térét général, ensevelir dans le plus profond silence les faits qui pourraient réveiller et éclairer l'esprit pu^ blic, telle est la mission qu'ils se sont chargés d'accomplir, et il faut bien qu'ils gagnent en conscience la subvention que le monopole leur paye.
^is cette tâche immorale en entraîne une autre plus imoRprale encore. Il ne suffit pas de systématiser l'ei^ reur, car l'erreur eçt éphémère par nature. Il faut encore prévoir l'époque où la doctrine de la liberté des échanges, prévalant dans les esprits, voudra se faire jour dao^ les lois, et ce serait certes un coup de malice que 4'eq avoir d'avaiK^e rendu la réalisation impossible. Les journaux, auxquels je fais allusion ne se sont doQcpas bornés à prêcher théoriquement fîsole^ ment djes peuples. Ils ont encore eherché à susciter entre eux une irritation telle qu'ils fussent beaucoup plus disposés à éajhmg^ des boulets que des produits. Il n'est pas de difficultés diplomatiques qu'ils n'aient exploitées dans c^te vue; évacuation d'Âncône, affaires 4'Qrient, droit de visite, Tajii, Maroc, tout leur a été bon. « Quj^.les peuplesse haïssent, a dit le monopole, qu'ils s'ignorent^ qu'ilsse nepoussent, qu'ils s'irritent, qu'ils s'entr' égorgent , et, quel que soit le sort deai doctrines, mon régne est pour longtemps assurél ».
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Il n'est pas difficile de pénétrer les secrets motifs qui rangent les journaux dits de Voppoêitûm parlemeniaire parmi les adversaires de Tunion et de la libre communications des peuples.
D'après notre constitution , les contrôleurs des mi* nistres deviennent ministres eux-mêmes, s'ils donnent à ce contrôle assez de violence et de popularité pour avilir et renverser ceux qu'ils aspirent à remplacer. Quoi qu^on puisse penser, à d'autres égards, d'une telle organisation, on conviendra du moins qu'elle est merveilleusement propre à envenimer la lutte des partis pour la possession du pouvoir. Les députés candidats au ministère ne peuvent guère avoir qu'une pensée, et cette pensée le bon sens public l'exprime d'une manière triviale mais énergique : < Ote-toi de là que je m'y mette. > On conçoit que cette opposition personnelle établit naturellement le centre de ses opérations sur le terrain des questions extérieures. On ne peut pas tromper longtemps le public sur ce qu'il voit, ce qu'il touche, ce qui l'affecte directement ; mais sur ce qui se passe au-dehors, sur ce qui ne nous parvient qu'à travers des traductions infidèles et tronquées , il n'est pas indispensable d'avoir raison, il suffit, ce qui est facile, de produire une illusion quelque peu durable. D'ailleurs, en appelant à soi cet esprit de nationalité si puissant en France, en se proclamant seul défenseur ne notre gloire, de notre drapeau, de notre indépendance; en montrant sans cesse l'existence du ministère liée à un intérêt étranger , on est sûr de le battre en brèche avec une force populaire irrésis*
iprriiODucTioN . lxx vu
tible : car quel ministre peut espérer de rester au pouvoir si ropinioo le tientpour Idehe^ traUre et tmduàun peuple rivât?
Les chefs de parti et les journaux qui s'attèlent à leur char sont donc forcément amenés à fomenter les haines nationales; car comment soutenir que le ministère esi lAche sans établir que l'étranger est insolent et que nous sommes gouvernés par des traîtres sans avoir préalablement prouvé que nous sommes entourés d'ennemis qui veulent nous dicter des lois?
C'est ainsi que les journaux dévoués à l'élévation d'un nom propre concourent avec ceux que les monopoleurs soudoient, à rendre toujours imminente une conflagration générale, et par suite à éloigner tout rapprochement international, toute réforme commerciale.
En s'exprimant ainsi, l'auteur de cet ouvrage n'entend pas faire delà politique, et encore moins de l'esprit de parti. Il n'est attaché à aucune des grandes individualités dont les luttes ont envahi la presse et la tribune, mais il adhère de toute son âme aux intérêts généraux et permanents de son pays, à la cause de la vérité et de l'éternelle justice. Il croit que ces intérêts et ceux de l'humanité se confondent loin de se contredire, et dès lors il considère comme le comble de la perversité de transformer les haines nationales en ma- Mne de guerre parlementaire. Du reste, il a si peu en vue de justiGer la politique extérieure du cabinet actaei, qu'il n'oublie pas que celui qui la dirige employa contre ses rivaux les mêmes armes que ses rivaux tournent aujourd'hui contre lui.