SCÈNE II m. Félix, surgissant dans /,■ cadre de lu porte ouverte
Madame, Monsieur !...
// s'iiu Une jusqu'à Ici rc.
J'étais '!'• passage dans le quarl n'ai pu i -•-•■ 1er au ilésii de niontei preu di c de vos nouvelles...
MADAME
' ''• n'csl pas la peine : il n'\ <<-.\ pas.
bras :■, ni U .
Mon Félix !
J'ai froid.
MONSIEUR
Personne ne t'en empêche.
TOTO
Ah !... Kl Loi, dis, papa, l'as chaud '.'
\ croire que j<' suis an bain de vapeur ! ( 'csl au poinl que, m <-;i continue, je \;iiattraper une congestion.
// se lève, tii au piano et g allume une cigarette.
coco, coco ei 'j o ro
va
\ vrai dire, ce M. Félix, qui est déjà le dernier des goujats, sérail aussi le dei nier des crétins si ma femme n'étail en eore plus bête que lui. Mais la stupidité de Coco esl sans bornes et sa niaiserie défie toute comparaison. Quelle oie !
Dix heures sonnenl à une église lointaine.
Quand on pense que, depuis une heure, elle subit la eonversa lion de ce Jocrisse, de ce niais, de cel imbé cile, el qu'elle n'a pas encore trouvé le moj en de se débarrasser de 1 n i !... < îroyez vous qu'elle en a une cou che !
// hausse les épaules el i icane.
TOTO
Je m'embête.
MONSIEUR
Tu en as le droit.
TOTO
Ah !... Et loi, papa, lu t'amuses '.'
MONSIl i R
Comme une petite folle, loul bonnement.
// élernue.
Un bouffon manquait à celle fête. Serviteur au rhume de cerveau î Ah ! on pourra dire ce qu'on voudra el philosopher à perte de vue : on ne fera jamais que la femme ne soil la subalterne de l'homme ! Race inférieure ! Tas de bonnes à rien ! Je vous demande un peu -'il \ a du bon sens à se laisser canuler une heure par un idiot, quand il scrail si simple <lr lui dire : « Je serai franche : \ ous nous ra sez, monsieur Félix. Restez citez vous el fichez-nous la paix. » Enfin, voyons? // élernue.
Ça y est ! c'est le coryza lui même ! S'emportant bruyamment.
Oh ! mais non, en voilà assez ! J'en ai
plein le dos à la lin ! - Ecoule voir un peu, Toto.
Tolo s'approelhe.
< ite les souliers.
TOTO
]-';,ui que j'ôte mes souliers '.'
MONSIl i R
Oui.
- TOTO
Pourquoi ?
MONSIEUR
Otc tes souliers, que je le dis.
Tolo enlève ses souliers.
Bon. Maintenant, fais bien attention.
lu vas aller sur la pointe du pied écouler ;; travers la porte ce que disent M. Félix el la maman, et tu \ iendras me le rapporter.
TOTO
J'aurai deux sous '.'
MONSIEUR
Oui, t'auras deux sous.
.l'\ vais
// sort sans bruiL
Longtemps.
Monsieur, qui s'impatiente, exécute, pat les diagonales du salon, une promenade de lian en cage. Au dehors, la pluie redouble. L'horloge île Vèglise voisine sonne le quart après dix heures.
En[in, réapparition du jeune Tolo.
monsii i R Ah ! le voilà enfin... Eh bien '.'
toto, mystérieux.
Tu ne sais pas ? V a M. Félix qui vcul faire caca par terre.
monsieur, ahuri.
Comment faire caca par terre !...
TOTO
Oui !... J'ai écouté à la porte cl j'ai très bien entendu. Il «lisait comme ça à maman qu'il allait retirer sa culotte. — Faut croire, des fois, qu'il a envie !