‹ Coco-Ricco, folie-vaudeville en un acteChapitre 10 sur 20 · SCENE VIII · texte numérisé non relu

SCENE VIII

COGO-RICC O , seul.

Oh ! mon Dieu ! mon Dieu ! la maudite maison ! C'étoit ben la peine d'y venir pour me gâter la taille... Je gage que c'est ua tour de la Sorcière qui a t'ré autrefois les cartes à mon père, et lui a prédit qu'il deviendroit un gros monsieur. "Beau chien de bonheuiM Vaudroit mieux qu'elle rie nous eut rien promis , c'te vieille. Moi je n'demande qu'à redevenir comme j'étois avant que d'être comme je suis. ' '

Air : (T Arlequin Afficheur, Je soaftVe de me voir si gras.

Grand Dieu ! n'est-il point de remède.

Pour sortir d'un tel embarras, Et guérir le mal qui m'obsède!.... Nicole du docteur voisin Va me procurer la visite , Et si c'est un bon médecili Je maigrirai ben vite.

Et inamselle Louise que j'entends chanter là-bas ! elle ne se doute pas que son futur est devenu si considérable depuis hier.... Commuent qu'elle va prendre la chose? c'est ben terrible ! et le couplet que j'avois appris pour elle il est joli ce

couplet-là 5 c'est moi qui l'ai fait en société avec le maître d'école de chez nous. Ah ! mon Dieu^ est-ce que j'enjQie donc. Comme la ceinture me fait mal. Si ça continue qu'est-ce que je deviendrai. Ah! je sais ben ce que ferai. Air : Fojagej Fojage,

Si je manque mon mariage

A cause de l'état oii je suis ,

Pour qu'on admire mon personnage.

Je m'en irai dans tout pays.

J*espère que mon enflure

Va grossir à mesure î

Plus je me vois grossir,

Plus j*ai d'plaisir;

Danf

VAtJDEVItitE.

Dans chaq' ville et dans chnq' village Chacun voudra me recevoir I Que de biens jVais avoir Comme ça va pleuvoir Le matin et le soir Le soir..,. ( quatre fois.) Valiez donc qu'on s'dira ! c'est un glant que c^moiisieur Coto-Ricco ! comme il a profité en peu de tems ! qu'il est gros ^ qu'il est étonnant.... et puis on me questionnera, je ne répondrai rien, mais

Je gage , )e gage Que jVrai superbe à voir.

Quand jVrai dix fois gros comme euné totinô Et que j'excitrai Tadmiration , Y n*faudra pas que l'on s'étonne Si je mange en proportion ; Déjà ye m'vois à table ^ Dans un repas délectable^ M'faisant servir des veaux Et des tâureatiXi On m'admire encore davantage !

Je feins de n^pas l'appercevoir J

Ah l quel entonnoir 5

SVhomme-là doit^voir* j

J'voudrois ben savoir Î5i c*est d'même i'soir, le soir, [quatre fols,)

Quoi , est-ce qu'il mangera tout ça , pardi regarde , c^esÉ déjà fait — Et comme y boit -^dam. faut ben boire pour faire passer de pareils morceaux— ^ Moi pendant ce tems-là je bois et mange toujours et je ne dis rien, mais Je gage j je gage Que jVrai superbe à voii'.

Vlà du monde c'est mamselle Louise... j^ai envie d©

m'enfuir mais non, ie me ravise , y vaut mieux essajer s£

elle s'appercevra de mon incongruité.

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