PRÉFACE. 1]J
au moven d'un exemple. Enfin , je donne la solution de toutes les questions importantes agitées par les auteurs , non pas par une décision tranchante, mais en énonçant les raisons principales qui s'offrent pour la négative et pour l'afiirmative. Seulement j'ai presque toujours soin d'indiquer quelle est celle des deux opinions que la jurisprudence a consacrée.
J'ai fait £ur les justices de paix, qui commencent le Code, un travail spécial et utile surtout à M3I. les juges de paix, qui trouveront réunis dans ce cadre étroit tous les principes qu'il leur importe de connaître, et dont l'étude leur sera d'autant plus profitable, qu'ils pourront comparer ces principes avec ceux de la procédure devant les autres juridictions.
Puissent mes explications, dépouillées autant que possible des termes sévères et obscurs de la langue du droit , réconcilier les élèves et même les gens du monde avec une science dont on ne sent pas assez généralement limporlance. On oublie trop en effet que l'ordre public ayant forcé le législateur de consacrer le principe que la Ibrme emporte le fond , l'ignorance des règles qu'il faut suivre pour éviter une déchéance ou conserver un droit , peut avoir les résultats les plus malheureux et consommer la ruine d'une famille.
Obscr^atinn sur la tmisicme édition.
L'accueil que le public a bien voulu faire aux deux premières éditions du Code de procédure expli- (jué m'a fait désirer de rendre mon ouvrage aussi complet que possible.
J'ai , d'abord , presque entièrement refondu les Dûtes qui accompagnent le texte, poury faire entrer <le nouvelles explications, omises dans les premières éditions, et l'analvse des décisions rendues depuis par les cours royales et \t?.v la cour suprême; mais