CHAPITRE VII
. De la matière solaire.
Nous avons démontré que les principes attractifs, c'est-à-dire vitaux , placés au centre du foyer solaire, étaient enveloppés et
'Centime comprimés par les principes matériels , qui eux-mêmes létaieot entourés par les principes répulsifs , c'est-à-dire lumineux. Nous avons expliqué comment les molécules de l'espace occupé, étant attirées par Tattraction centrale du soleil , déposaient la majeure partie de leur répulsion dans la répulsion solaire qu'elles devaient nécessairement traverser , ainsi que la majeure partie de leurs principes matériels dans la partie matérielle du soleil , ayant d'arriver avec totrte leur attraction dans le foyer de cet astre. Nous avons établi comment le superflu d'attraction, combiné avec la répulsion qui avait pénétré dans le centre de vie , répuisé avec les principes matériels qui, dans l'intérieur de ce centre, avaient été calcinés , traversait les pores de la matièi*e solaire pour se répandre dans l'espace sous le nom de lumière électro-calorique , en laissant sur la paroi Wtérieure de la matière solaire les résidus 'de la calcination moléculaire. De tout cela , il s'ensuit que la matière solaire est de deux natures , savoir : la matière principe , x^elle qui existait avant l'alimentation solaire ^ et la matière calcinée ou matière proprement dite. La position respective de ces deux matières serait naturellement déterminée selon la figure aS. La portion noire A, étant intérieure, désignera la matière calcinée; ^t la porticm B , étant extérieure , désignera la matière principe.
. itemliiiuiiMli des deux nuitlèrefl»
Mais, si nous nous rappelons que le centre du soleil contient les principes actifs de la chaleur , et que la matière calcinée est , comme la matière principe , soumise à son action , alors nous devons admettre que ces deux matières, à l'état de fusion, ont dû se mêler pour composer une matière mixte; et comme le mouvement du soleil sur son axe agit plus 'fortement sur les molécijjes de matière calcinée , plus pesantes que les autres , il s'ensuit que ces molécules seront portées à la surface de cette même matière, sans que, pour cela, il cesse d'y avoir fusion. ie m'explique : en établissant une similitude , les choses se pa,s-
S6nt dans te sblëil âbsdïdmént cdoimé âans le ctôus^ei do fotideur. Supposotfé (j'tié; pdtit fah'e tine barre dfe bronza, il mèi^'da cuivre a^ëc de l*éiaîri; lô^i^ué lé enivré et Tétâin seront fdûdilji', il y àarâ inélâtige. Gépeiidaiit, $i 6n coulé le bronze « on s'apercevra c|ue les tnolécùlès (t'étain, étant les plus légères,- sortent le^ dernières du creuset; et, pour résultat, on obtiendfa une l!mrre de bfôtfze, maîà dont Teitrémité coulée la .première contiendrd moins d'étsîiu qiié Pt^trémîté opposée.
§iri.
De VB^^gaMBU de 1» nuitlère calcinée dmam 1» numére mixte.
Ghacpiè molécule àt tnatiète ealcinéë àyaut cotiservé ta elle \mé attt*aetioti d^atitânt plu^ iittezisré qu'elle se trouvait , cobime ses principes ïnàtérièïs , plus contractée par la calcinûdott; dhaque molécule y disobs-uous j dut tendre, et cela dàns-la matière mixte i à s'agréger avfec des molécules identiques. L'agrégatiéù constitua donc , dans la matière mixte , une mia^e de matière eatcinée, qui , plus pesante que là matière dans laquelle elle était fôfmée , fût, en vertu du mouvement du soleil tournent sur son axe , portée à la superficie de cette même matière.
Soieiit {fig. a6) A B la matière mixte, L O P Q dèi nK>léculesr de matière calcinée : ces molécules de matière s'agrégeanl , et étant portées à la surface extérieure de la matière mixte , comme on le voit en E N, cette matière y restera, jusqu'à ce qu'une cause que nous indiquerons plus tard l'en détache. Cette matière calcinée se rapprochera davantage de la surface extérieure de la matière mixte i en proportion dé sa maSSê ; de telle sorte que la portioû dé matière calcinée I K , moins considérable que la portion de matière calcinée EN, se trouvera^ comme l'indique la figure, plus ihtèrieuPé dans lô matière mixte que la précédente.
Des toches du soleil.
Noiîs avons dit ( chàp. vi , § t ) commetit la litmière éiecti*oealoriifde éitiaùait du soleil ; maié cette lumière , travetsaut iÂ
douche mute 9 se trouvera arrêtée par les agrégatioûs de matière ôàlckiée E PT et I K ; chaque rayon lumiaeux sera donc obligé de se replier sur lui-même , ou d'infléchir sa route selon la position de la matière qui lui ferme le passage. La portion de matière calcinée I K se trouvant dans Tintérieur de la matière mixte A B, les rayoiis lumineux se replieront sur les bords I etK, pour venir se rejoindre en V. La portion de matière calcinée EN se trouvant à la superficie extérieure de la matière mixte , les rayons lumineux des bords pourront bien infléchir leur route; mais les rayons lumineux du centre seront obligés de se replier. C'est à celte causé si simple , que sont dues les taches qu'on reconnaît dans' lé soleil. Là tache I K sera une tache penombrique ; la t^che E N sera complètement obscure , quoique penombrique %\it ses bords ; et les variations dans les taches du soleil s'expliquent par lë^ différentes positions que prend la matière calcinée dans la matière mixte. Cette théorise a l'avantage in(iontestable d'expliquer toutes les phases du phénomène des taches solaires; tandis que le déchirement' d'une atmosphère lumineuse, adopté par la science , ne peut satisfaire que l'esprit systématique , et croule devant le raisonnement. En effet , comment concevoir le déchirement d'un corps fluide ? Comment admettre que ce corps fluide disparaisse seulement en partie, pour donner naissance aux taches pénombrîques ? Avec la meilleure volonté du monde, avec la foi la plus robuste en nos illustrations scientifiques, on est obligé de convenir que rhypôthèse présentée est inadmissible.
isiîatiiire de la mattère culclnée.
Les molécules de matière calcinée tapissaient primitivement la paroi intérieure de la matière principe qui enveloppait l'attraction solaire ; puis elles se mêlèrent avec cette dernière matière ; ensuite , s'étant agrégées en vertu de l'attraction propre à chaque molécule identique , elles furent portées à là sur&ce extérieure de
la matière principe , ea veitu du mouvement centrifuge résultant de la rotation du soleil sur son a&e. Chaque molécule de cette matière calcinée , résidu , pour ainsi dire , des milliards de molécules neutres qui avaient fourni à l'alimentation du foyer solaire, couservait, néanmoins, une faible portion des trois principes in- . hérents à toute molécule neutre } c'est-à-dire : attraction , répulsion et électricité. Tenue en fusion par l'action incessante de )a chaleur solaire, elle dut être très-peu volatilisable j et- si nous cherchons sur la terre une substance première pour la comparer avec elle , nous ne trouverons que le fer qui lui soit comparable. Le fer, en effet, ne devient fusible , selon le pyromètre, qu'à i3o degrés , et il ne peut être volatilisé qu'à une température incommensurable. Le platine est infusible -, mais ayant pu être mis en fusion par la chaleur solaire , dont la force doit être conçue comme supérieure à celle de tous nos fourneaux à réverbères, il semblerait un meilleur terme de comparaison. Toutefois , si nous faisons attention que , selon notre théorie , chaque molécule de matière calcinée a la propriété de contenir, et par conséquent de retenir l'électricité ; comme le fer et le zinc , parmi tous les métaux, jouissent seuls de cet avantage , — nous sommes forcés de rejeter le platine , qui en est privé , pour opter entre le fer et le zinc. Le fer , qui, seul , balançait le platine pour la condition unique de la haute température de fusibilité , doit être nécessairement préféré au zinc. Donc, nous admettons que la matière calcinée , en état de fusion sur la surface extérieure du soleil , est une matière ferrugineuse. Nous ne lui attribuons cette qualité que par anticipation ; nous n'affirmons rien encore , nous réservant d'examiner, plus tard, si de nouvelles conditions , ne pouvant être remplies que par le fer, 113. finiront pas enfin par changer nos conjectures en certitude.
Cause» qui ent «éparé du soleil la matière calcinée.
• La force attractive du soleil agissant uniformément sur tous les points de la matière principe qui l'enveloppe , elle dut agir avec
plus d'intensité sur les divers points où s'étaient agrégées les molécules de matière calcinée. Ces molécules, s'agrégeant de plus en plus , durent augmenter de pesanteur , et nécessiter , sur la partie de la surface où elles s'étaient rassemblées , une force attractive toujours croissante pour les retenir. Mais, enfin, s'éloignant toujours de cette mêmç attraction, puisqu'elles étaient entraînées par le mouvement centrifuge , résultant de la rotation , vers la surface extérieure du soleil ; et l'attraction diminuant en raison du carré de la distance , cette attraction ne dut plus avoir la force de faire équilibre au poids dé la matière calcinée , qui dut alors se détacher du soleil.
Examinons l'effet qu'aurait produit cette matière calcinée aug^ mentant toujours de volume , en supposant qu'elle n'obéit pas à son propre poids.
Soit le soleil {fig. 27 ) : tant que la matière calcinée sera sur la paroi intérieure , la force attractive se répartira sur tous les points , et le mouvement de rotation sur l'axe ne sera pas interrompu. Mais, si nous supposons une agrégation de molécules calcinées, telles qu'en AB {fig* 28) , la densité de cette ma*tièré calcinée étant quintuple , la force attractive qui agira sur la portion AB devra être quintuple aussi. ( Nous ne tenons même pas compte de l'éloignement de la matière calcinée ; éloignement qui nécessite aussi un surcroît d'attraction. ) Cette force quintuple d'attraction ne pourra être exercée qu'aux dépens de la force attractive générale qui, sur les parties où il ne se trouve pas d'a-it grégation de matière calcinée , agira avec d'autant moins d'inteu^^ site, que la force générale sera dépensée pour retenir les molécules de matière calcinée agrégées sur une partie de la surface solaire. L'agrégation A B , en rompant l'équilibre , doit donner à la matière solaire la forme conique en A B {fig. 29 ). Mais le soleil , tournant sur son axe G D, et ne pouvant tourner que tout autant que la matière solaire aura la forme sphérordique , il s ensuit qu'il faut admettre que le soleil ne tourne pas sur son axe, pour admettre que la matière calcinée ne peut s*ien détacheip. Et si l'on admet qu'elle s'en détache, il faut alors reconnaître , puis-»
.qu'il n'y a pas d'autre cause , que cette désunicui e$t due à la p$r sauteur de cette même matière.
§vn. •
BTAture du résidu de 1» i
Bien qu'il paraisse impossible de déterminer 1^ n^tVi^ 4p >¥* sidu provenant de la concrétion des fluides p^ leur ottraçûon réciproque, — attraction qui, eu dég^eaut la lttmièrp>etflficbfi* leur , a soumis les molécules neutres à l'actiqa de la .çpçfxbçistioQ solaire; aous croyons cependant pouvoir affirmer .qpe ce résidu n'est et ne peut être qu'une matière ferrugineuse en fusion; car elle seule peut remplir les condi^Qns requises ppur .^xpUquer la constitution des sphères matérielles gravitant a^tpui* du soleil dont elles sont émanées, comme nous le verrons plus tard. Et , néanmoins , nous allons, dès-à-préseiit , faire admettre que celle matière ne peut être que du /er en fusiçn. A .cet effet , reprenons l'étude des phéçK>mènqs produits ^par ^la flamme de la bougie. Nous avons dit que si Je3 ^résidus n'ét^ie^t pas attirés par un principe matériel, qui, dans la bougie, o^est autre que le moucheron « ils se jetteraient nécessairement .^ur la surface extérieure de la flaoïme , où ils empêcherai^^nt^F^paission de la lumière et de son action ignifère , jusqu'à ce que le mouvement centrifuge les eût chassés hors de.cette surface. H. D^vy , dans sa théorie des lampes de sûreté, a trp\ivé que le seul^^oyen d'empêcher l'action ignifère de la lumière , consistait $i l'enyelopper dun réseau métallique ; ré^on qui, ne touchant pasjimmédiatement la flamme , n'absorbe qu'une piartie de son .é^iissio^ lunnioeuse. Ce ne peut donc être qu'un (Çorpsmétalliqme interposé entre les fluides solaires en action et notre ce^il , qui.empé* che l'action lumineuse et calorifique du soleil. £t pourtaijiji; , .^ ce sujets nos savants, bâtissant mille théoi^ plus abf^ur46S .les uneis que les autres , qualifient ces résidus de taches du soleil. En vain l'esprit de çhicope voudrait-il , arguant de' ce que les ré- .sidus de la flapime d'une bougie ne sont pas métalliques , en iu-
r- î»* ^ doirb qaeles résîdiis de llgoilioa solaire doivent n'être aussi qu'un carbone plus ou moins pur. Ici , nous ferons observer que le carbone ^ ouoîque n'ayant pas été encore décomposé^ ne paraît pas devoir être un corps simple , puisque , jugeant par induction, la chimie proclame que tout doit être gaz pu XKiétaj. D^U^urs , çe5 ré^i4a$ ^ ^'igniti^oa daxis une bougfe étant en coatact avec d'^utcç^ cor|>s .ef teneurs composant la matière qui les attire, se çpjgotbioeot avec /elle, de telle sorte qu'ils ne peuvej^t être obtei^us à ,Kétat de pifreté ; tandis qae les résidus sojair/^s , ne pouvant être jcpmbinés avec aucune autre sub^tanc/s^sont métal pur^ prpvenf^^^ Fîgnition de molécijLles gazeuses pures , qui n^ sont ellçsrmên^es que lie produif; de la cooibinai^pn des fluides.
|ji(e^ yariatipns que subissent les taches du soleil nous démoatreojt ^^e çgs ^^clie^ ne peuvent être qu'une matière liquide. Or, le.carl^c^e étant iafusible^ ce ne pei;t donc être un résidu carbç^^ije qui se troi;Lve à ^ suHace du jsoleil ^ ce ne peut être non plu$ nxx métal ^utrç qjue le fer; car , à l'exception du platine, qui e$t iç^uidUe, le fer lest ^ de tous les métaux, celui qui se fond à la tempérajture la plus élevée ( i3o ** du pyromèlre de Wedwpçd ). La température du soleil , vu l'action active des fluides qui le (\9^p^qsept, pon-seuleippnt mettrait en fusion tout autre métal que 4p fer , mais, encore , ij le vaporiserait. Les conséquences où ?9H? fi9iQduîra l'étude de la constitution des planètes, qui ne s(^l fffte jces mêmes jcésidus détachés du soleil et retenus sous la dépendance de son attraction agissant contre la vie magnétique de l'intérieur planétaire , viendront confirmer les preuves déjà émises, et rattacher en un faisceau toutes ces vérîïés qui, prises 4ine à une , ne paraissent que des hypothèses plus ou moins hardies*. .
-^ La matière détachée du soleil peut se comparer au moudieroii de la chandelle ; dès qu'il ne sert plus à l'alimentation de la bougie , elle s'en sépare et conserve en €J|ljs Jif ^rixicipe dç vitalité; c'estrà-dire , d-jç chaleur , q pi n'est laïutre, sous la forme iQi^f^ivhllçy qMP rhjdrogènp : en sorte qup le noir de fumée, par exemple , qui €ff pfiiff }^ ç]3^^j;k<d^\]e , faisa9t Y^î^çe de^leil ; la matière détachée ; contient une
s vin.
Attendu que* nous devons considérer cette matière , résidu delà oilcination des trois fluides, comme étant on principe ferrugineux^ voyonssi le fer, matière primitive , mieux que tout autre corps qu'on pourrait alors considérer comme matière abâtardie , contient les principes inhérents à la matière ; principes que la science admet sans en rechercher la cause , et que Texpérience proclame : nous voulons parler de l'attraction et de la répulsion matérielles; attraction et répulsion que niait la science^ naguère , en supposant la matière inertei L'attraction et la répul- ^on sont inhérentes à la matière, parce que cette même matière , résultat de la combinaison des fluides dans le soleil , a du néces* sairement conserver en elle les principes inhérents à ces mêmes fluides ; c'est-à-dire , l'attraction et la répulsion. La matîèt*e ferrugineuse étant, selon notre hypothèse, la première de toutes ( et cette hypothèse sera sanctionnée , lorsque nous expliquerons la constitution physique de la terre ) ; la matière ferrugineuse , disons-nous , doit , plus que toute autre matière , contenir en elle les principes attractifs et répulsifs de l'électricité^ et c'est précisément ce que confirment lés théories du magnétisme , où nous voyons que le fer seul a la propriété de conserver ces deux prin* cipes, à l'exclusion de tout autre corps*.
<jiiantitG énorme d'hydrogène. Pour s*en convaincre, on. n'a qu'à mettre du noir de fumée dans un creuset, et chauffer. Alors , par Faction de la chaleur extérieure, dilatant cette même attraction ou vie de matière ou hydrogène , le carbone s'en séparera , et il ne restera que le caput mortuum de la matière. Mais ce même carbonc pur aura la propriété d'attirer à lui l'hydrogène , qui constitue la vie ; de telle sorte que , bientôt , il redeviendra un hydro-carbone.
* II ne faut pas confondre la nature du soleil avec sa vie; La force attractive* ( ou magnétique ) étant celle qui constitue la nature de l'astre, cette force attirera les principes de son alimentation , lesquels seront ceux de la vie solaire; d'où il