‹ Code des créations universelles et de la vie des êtresChapitre 2 sur 33 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

La philosophie^ qui cherche à se rendre compte de ce qui est^ en remontant à la canse première j rejette le hasard comme an mot vide de sens. Les savants modernes ^ qui se piquent de philosophie , ont généralement reconnu cette vérité, à laquelle les sciences doivent leurs progrès, depuis un siècle seulement.

D'oii vient donc que ce même hasard , rejeté par Técole, se trouve invoqué par elle pour expliquer un fait qui humilie les savants , savoir : que les découvertes les plus brillantes , les plus positives , celles enfin qui reculent tout à coup les bornes de la science y ne sont jamais dues aux hommes spéciaux , mais seulement à ceux qui j pour la plupart , sont étrangers à cette même science ?

D'oii vient que, par une espèce de fatalité, ces mêmes découvertes aient lieu précisément au moment oii Técole , bien assise , se croit en droit d'en proclamer l'impossibilité?

Si nos savants avaient daigné approfondir la vérité qui résulte de ces deux faits incontestables , peut-être auraient-ils reconnu que la marche suivie par l'école n'est pas la plus sûre pour faire progresser la science , mais, soit qu'ils aient eu intérêt à tenir, à cet égard, la lumière sous le boisseau ) soit (et nous devons le croire) qu'une vérité bien simple et bien nue leur ait échappé au milieu des systèmes brillants qui les éblouissaient , aucun d'eux n'a cru devoir en parler ; et lorsqu'un fait récent est venu soulever encore cette grande question, nous avons vu un homme célèbre attribuer, sinon au hasard, du moins au génie, qui , dans cette circonstance, n'est que le synonyme poli de hasard y une découverte qui renverse de fond en comble les lois modernes de l'optique , promulguées par l'école après avoir été sanctionnées par les mathématiques.

Nous aTons rccberclic la canse de cette anomalie prétendue ; et nous croyons l'avoir trouyée.

L'homme illettré, si l'on veut, mais doué d'un esprit obserrateur, interroge la nature elle-même , et non pas les liyres qui prétendent en faire l'histoire, et qui, le plus souvent, n'en font que le roman. Comparant les faits qu'il a recueillis, il arrire, avec un sens droit, à des conséquences inaperçues, qui frappent par leur imptirtance autant qu'elles étonnent par leur simplicité } tandis que l'homme de la science , se reposant sur ce qui a été écrit , et acceptant l'erreur d'un devancier comme une vérité reconnue, parce qu'elle n'a pas été contredite , ne peut arriver qu'à des conséquences absurdes (le principe étant faux); conséquences qui lui démontrent l'impossibilité d'une chose possible.

La nature , grande , simple et mathématique , ne peut être comprise que par des esprits simples et droits. Elle ne laisse soulever le coin de son voile que par celui qui se rapproche d'elle , et elle renvoie aux faux dieux de l'hypothèse <5eùx-ïà qui prétendent la Irriter en tnattres.

Notre intention n'est point ici de tiovfé élever contre les flambeaux ée la iscience ; personne plus que nous ne vénère les savants laborieux qui Ibnt la gloire de leur patrie ; mais nous avons d4 «ignaler tine vérité qai , bien reconnue, peut indiquer, dès le premier pas, la route «ertaîne que d€»(t imivre celui qui , fatigué d'errer dans les sentiers bttttus des cisujectures , cherche à sortir d'un labyrinthe oii il est tOQpfonrs ramené à*JSon point de dépaft pht des pétitions de principes. -

Une autre vérité , tout aussi impoitaàte , résultant mainietiawt des ces axiomes : Rien ne ment de rien y ««-^ 41 n*e»t fas i*^ffet 9ans tùusJs, âtivait dû rattacher toutes lés sciences à un principe unique ; eàr il ne pèttt y avoir qn'uné seule catuse^ principe de tott^ oè qui est : Dttet^. C*ette vérité banale a pôuttant été oablîée jusqu'ici dans les différentes brairéliieè d^is sciences physiques. De là , cette marche hypothétique Hlalii^ kquïelle «lies se sont engagées, et oii, loin d'aller de f ron;t , eMed vont se beviriantles unes Cbtitrfe les autres , comme des cadavres que l'on fort mouvoir par des conranfê galvaniques. Un aperçu rapide de rhistoire de ces mêmes sciences va nous dévoiler la oâuse de cet oubli, et peut-être faire eompteddiw , dès-à-'présent , toute l'importance d'une vérité sur laquelle nous nvolfft la prétention d'établir un ^système général.

Dans la barbarie do moyen-âge , on eicpliquàit tout «vec des mots% L'hotw reur du vide , les sympathies et les antipathies étaient }e« ^ands leviers de ce qu'on appelait la physique. Des mots étrangers définissaient des figa^ resbarroquefi, et de là eette teinte mystérieure dont s'enveloppaient les écrits des soufflieurs et des astrologues. Voilà lu science pri«aftive , to«i>t aussi orgueilleuse, tout aussi despotique. que la sctenoe de nos fi^ot^.

Bieiit^t^ des est^itt dtokê, q«t bé te pajnmC pas de moU, Abindonmaat les disputes téternelles de l'école , se eontenlèiieBt d'diadier les effels » «ans trop s'oocnper des cAvses. Ces neTatenrs lisent regardés par les sa^ yants d'alors comme desigttalres; et lotsipra levrs dëeonyertes signalèrent la sapériorltë de lemr mëthode ^ on les considéra eanmt des sorciers. La théologie , sdeiice absnrde y qu'èfn professe encore qoelqaefois en dépit du bon seoSy devînt le jnge implacable des premiers philosophes ^ et la persetention arrêta long-temps le progrès des sc^enoes. Mais enfin la vérité se fii jonr; mats des concessions fbreiit nécessaires po«r ne pas henrter les opinions reçues 9 et là Science Téritable finit par triompher de rergoterie, en conservant néanmoins qnelqne chose de la barbarie primitive.

Un grand homme parut , Netnon > 4jai ^ soometUnt anx ealonb les ob<^ eervatioM de la Science de fait^ Ini donna l'immense impulsion qiri se &it encore ressentir de nos jonrt. Ce snbKme génie avait deviné la gmnde loi qui deyait l'asseoir à jamais sur des bases solides ; mais des successeurs , e'^iilachant pkitte aut détails qu'à l'ensemble , ayant d'ailleurs leur raison satisfaite ^ lorsque dans lenrs conjectures ils pouTaient dire : Leschoses se

passent eoknme si , s'inquiétèrent fort peu du principe moteur > et laià-

sèretft la science siattonnaire , comme ib la laisseraient encore si ce qu'ils uppellent le hasard ne venait , par des découvertes inattendues p renverser leur hypothèse , et les Ibreer à changer les lois qu'ils avaient établies^

fiattacher au tronc éternel les différentes branches de la actênee y apprécier les forces qui ont fait naître la sature créatrice de tout ce qui est; Je -convuinere que , sans le mouyeikient , cette nature serait etérik ; arradiel: le iK>ile qui nous cache lé mystère des créations ^ comme celui de la vie des étres^; rapporter à une cause unique tous les effeu qui en émanent^ en un naiot, régénérer les seienoes^ réduire leur incompréhensibles •divisions, et «plus encore leurs «effi^ayântes subdivisions; extirper les vices principaux qui dussent euoore la raison bumaine ; constituer enfin un vrai code scientifique : vt>3è ce qui rssie énoâre à fitire ; voilà le but que nous nous poropo- «ons y ^ que nous devons srttetodre pour justifier le choix du titre que nous donnons à notre ouvrage ; titre que .notre raison n!a pu aooepter ^ qu'après s'être nantie de tous les éioyens de pouvoir satisfaire à son eau*g«tiee. Êes moj^ens consiitent ;à prouver que k matière et k vie, universellement fépaudwes ^ ont pour unique fbyer la force motrice et magnétique Au 'Soleil. Êette forée «et «elle de l'ékctrieité positive. Akvs qu'une antre staitutje €e tie matérielle ^ magnétique est à l'électricité négative , son fBfy«r'(Nt au centre de chèque planète. C'est au calcul qu'il appartiendra de «oustater ces Témés^ et de faire reconnaître que k pesanteur terrestte agit sur Tattraetion tittiverseUe > pour réunir les deux natures et les deux vies, solaire et terrestre; à la superficie du globe oii ks forces et lés prin-

cipes de vie se combinent arec les détritus pour procréer la matière organique y et lui faire développer la rie particulière des êtres. Nous établirons enGn commejit l'organisation de ces mêmes êtres n'est que de 1 air densifië par l'aqtion créatrice de la pesanteur terrestre.

S'il ne nous est pas donné de fournir l'immense carrière qui »'ovTre devant nous ; si nos forces ne répondent pas à notre volonté ^ si la palme que nous signalons d'une main faible , mais sûre , doit être le partage des savants plus capables , non pas d'embrasser un plus vaste borîzon y mais de perfectionner l'encbatnement des causes et des principes que nous établissons^ du moins y nous aurons peut-iltre droit à quelque reconnaissance , pour avoir fixé ces premiers jalons de la vérité sur l'immense océan des conjectures. Nous le disons avec conviction y notre système doit être le régénérateur des sciences ; en leur indiquant les nouvelles et les seules bases qui puissent réellement les rendre positives , et leur faire obtenir une pbilosopbie rationnelle.

La plus large conception que l'homme puisse avoir ^ est celle de l'inGnî potentiel y dont le milieu est partout et les polygones nulle part. Quand l'homme apparut sur la terre y il put donc se demander de quel c6té il venait : si c'était d'en haut y ou si c'était d'en bas; et y dans cette alternative , il dut se poser d'abord comme centre de l'univers : alors , il fut poussé d'un immense désir de se mesurer avec tous les êtres y ses contemporains , et il sentit le monde vivant de la même vie que lui y mais à des degrés différents y selon un ordre hiérarchique.

Tantôt parcourant les vallées et les monts y il se réunit à ses semblables pour vaincre et soumettre les animaux féroces 3 la tradition le montre d'un bras infatigable abattant les forêts, défrichant les steppes, fouillant jusqu'aux entrailles du globe ^qu'ii habite. Tantôt il se remplit de l'orgueil de son influence fatale; il croit que toute existence remonte à la sienne , que son globe est îah pour lui y et que tous les astres obéissent à ce même globe. Le pygmée se nomme géant : il édifie la tour de Babel pour escalader les cieux.

Tout impatient de se livrer à une vocation nouvelle, il construit le navire d'Ârgos , cette arche de l'industrie commerciale y et il se transporte au loin., sur la plaine liquide i mais les vents furieux n'obéissent pas au prétendu maître de la terre , qui reste avec effroi suspendu sur des abîmes inconnus.

Un cri d'appel à la nature impalpable s'exhale en invocations vers l'existence supérieure , et la profondeur des mers est révélée avec l'étendue du firmament. Le géant, humilié , ne voit plus dans la terre , dans la grande Maya , le foyer des divines émanations ; il invente la doctrine de l'âge d'or, du paradis perdu , qu'il sait interpréter par la chute de l'homme et par la projection des globes. II se fait, aveesd planète, descendant du soleil; puis il adore Tastre brillant.

Yll

Ainsi, deitx cultes essentiellement détruits prirent origine dans la suite des âges : le polythéisme de la nature , sans conscience , et le monothéisme d'un inaccessible créateur. Les cosmogonies en furent les dogmes -, et c'est à deux grandes hypothèses religieuses que correspondent les deux systèmes contraires produits successivement en astronomie.

Le premier appartient aux Chinois , qui le transmirent aux Indiens ; le second, aux Egyptiens, de qui les Chaldéens en héritèrent. C'est dans la cosmogonie boudhaïque de Zoroastre que sont puisés les éléments d'Aristote , dllypparque et de Ptolomée ^ comme, c'est dans le népher assiriaque de Moïse qu'est renfermée en germe la théorie céleste des Pythagore , des Appolonius , des Thyanes et des Copernic. On sent bien que si les religions ont été fondées sur quelques principes immuables , leurs données scientifiques doivent porter le même caractère y mais si ces principes, si ces données sont en opposition, s'ils offrent également les chances de l'erreur et de la vérité, en quelle perplexité tombera l'homme des temps modernes , qui jettera sur les champs de l'histoire un coup-d'œil impartial et général ? 11 ne saurait ajouter foi ni au pape de Galilée, ni au Dalaï-Lama^ croirait-il plutôt, sinoil au collège des gymnosophistes de Binarès , du moins à l'académie des sciences de Londres ou de Paris ? Lorsque la raison sociale a brisé lé frein théocra tique qui amortissait les plus nobles passions , il semble qu'elle ne tardera pas à développer parallèlement avec elles son intelligence scientifique, en niant fes vieux axiomes, ou en pr(fvoquant l'examen des solutions les plus prétentieuses.

Est-ce à dire que je repousse indistinctement les opinions religieuses et scientifiques qui ont en cours durant des millénaires entiers? J'aime à voir dans elles les nobles efforts de l'esprit humain pour connaître et s'agrandir. Je reconnais que la génération actuelle a profité des travaux des ancêtres; mais nous sommes libres de faire notre part dans l'héritage ; et , lorsque beaucoup de leurs instruments de travail sont usés, ou ne vont plus à notre taille, nous devons en façonner d'autres , que le temps nous permettra de perfectionner. Je rends hommage d'abord au culte de la raison sociale ,1 vers lequel nous aspirons; et je crois rendre service à mes semblables, si je suis assez heureux pour leur communiquer quelques idées réformatrices, et transporter ce culte dans le seul temple qui soit digne d'elle , là oii la nature revêt les formes les plus imposantes et commande l'ordre le plus harmonieux : dans le domaine des sciences en général , et de l'astronomie et la physique en particulier. Cependant , au lieu de servir de guides à toutes nos connaissances , ces deux sciences ont enrayé nos progrès , en faisant disparaître la raison humaine à l'aide de quelques tours de gobelets; c'est-à-dire, en ployant l'élasticité des mathématiques jusqu'à prouver la densité des ^planètes par l'équilibre du monde , et l'équilibre du monde par la densité [des planètes.

Roas qui prëféronsëlabUeb rpisMi ttms s6iaiic« jintM qpi« de bife de U acieace sansvaiflcm^ noase^roasproAYeraax tUnttratioiis semti&qaes, comme à B08 ëpudits à la violette, que eea mémea flasAelnnL sana Iqtvkièpe oui eon^ doit l'ignorance et la erédplkë de» «deptea k ee réfuter août U bannière protectrice d*nne puissance ««onlts; banniàie a«r laquelle lea qv^awtm^p

ÎMalièv» ne iN^nt, ai Sien na veut.

Science positive.

Telles sont les causes qui ont concouru à faire imaginer une attraction moIë* cnlaire, qui, après aroir dtabll ta densité idéale de la terre, attireraîl toujours les corps vers le centre du globe.

Il est tout aussi ridicule de Êiire dépendre la densité des atmosphères planétaires de 1a pesanteur de leurs couches superposées les unes sur les autres , que de supposer Pair reposant sur la terre par son propre poids.

Le comble des anomalies serait^ sans contredit, qae la lumière nous yînt du soleil , sans qu'une force proTocatrice la sollicitât , comme le prétend Newton; et que, si elle est^ selon Descartes , une propriété inhérente au fluide de Fespace éthéré , en ce cas, et d'après le premier système, l'attraction solaire agissant pour mouvoir les planètes, à plus forte rafson elle retiens drait la lumière dans le foyer de cet astre ; comme aussi , dans la seconde hypothèse , cette même attraction attirerait dans le soleil la subtilité des principes lumineux, dont Fabsence nous plongerait dans d'éternelles ténèbres.

Nous établirons la réalité de toutes ces causes primitiyes, sans en excepter même celles du mécanisme de la reproduction des êtres : nous démontrerons comment la pesanteur terrestre est la principale cause à laquelle nous de- Tons la lumière ; comment elle est aussi celle de la création des êtres , en ce qu'elle réunît en eux les deux chaleurs terrestre et solaire : chaque être devient le centre obligé de ces deux vies opposées -, sa chaleur particulière et sa vie sont un terme moyen des deux chaleurs et des deux TÎes terrestre et 5o/^/r&; autrement dit , les principes de Fair s'incarnent dans la matière, la font progresser, concourent à lui faire développer sa Tie individuelle | en définitive, ces êtres ne sont que de l'air concrétîonhé , ou, en d'autres termes, le résultat d'une combinaison réunissant les principes aériens avec ceux des détritus de la matière.

Si nous n'expliquions pas l'enchainement de toutes oes causes , nous n Wrions pas compris ^ nous l'avouons , Texigence d'un titre que nous avons eu la témérité de donner K notre ouvrage j et le bon sens devrait nouis fbire prendre condamnation , en nous signalant que le cachet de la pins grande absurdité doit être apposé sur notre travail.

4à^O» eO^O jft^^^^4#^#^^^^ftJB^é^^lJ&^ft^ftftft&fta4^!&^J^^^^^^

IlVTRÔDlICTIOiV.

Bien ne "vient de rien, nous crieat lés savants, qui prennent cetlîclon pour un axiome, et cela sans chercher à se rendre compte de ce qu'il veut dire, ou de tout ce qu'on peut lui faire tlire. Pour être logTque, il faut d'abord bien s'entendre sur la valeur des mots. Qu'est-ce que rien? C'est le néant. Or, dire que rien ne vient de rien, c'est dire que le néant ne peut pas produire le néant; absurdité qui n'a pas besoin d'être relevée. Si par rien les savants entendent quelque chose , leur axiome reviendrait à : quelque chose ne peut venir de quelque chose ;' aiiire absurdité à laquelle nous ne croyons pas devoir noua arrêter. Enfin , si par lé premier rien les erudils entendent quelque chose , et s'ils font du second le 3ynonynie de néant, alors la prétendue vérité reviendrait à : quelque chose ne peut pas venir du néant Tel est le sens intime de cet axiome proclamé par la Science , et dont nous avons dû faire comprendre toute la valeur, puisque nous avons le courage d^en nier la vérité. Si rien ne venait pas de rien , alors la matière serait éternelle ,* et comme ce qui est éternel est immuable, la matière serait donc coordonnée de toute éternité, telle que nous la voyons aujourd'hui. Cependant, tout change à nos yeux : l6s découvertes modernes de la géologie attestent que de grands cataclysmes ont changé plusieurs fois la face de notre globe ; l'histoire de lastronomie nous parle d'étoiles qui n^élindel^t plu^ maintenant sur la vôutè céleste ; le télescope a fait Retrouver lés débris' de la planète dont i attraction universelle avait dévoilé l'existence à Kepler. Puisque tout ce qui change a dû nàttre et doit mourir , la matière qui change n'est paséteraélle : elle a dû* avoir un commencement , elle subit les phases dé l'existence , elle doit par conséquent ^ir. La matière

possède eu elle ia vie ; ^\le n'est pas inerte, comme le.proclame la philosophie absurde de Técole; les attractions moléculaires nous démontrent , daas^ les combinaisons chimiques , le mouvement qui lui est propre; car, si la matière était inerte, il n j- aurait pas de combinaison , elle ne ferait que se juxta-poser. Puisque la matière n'est pas étemelle , par qui fut-elle donc produite ? Par Dieu , disent les théologiens ; mais Dieu est un être immatériel. Il s'ensuivrait donc que la matière viendrait de Timmatérialilé^ Or^ cçmme physiquement tout être immatériel peut être considéré comme nen^ il sensuivra.» soUs peine d'encourir le rcr proche d'atliéisme y qaon doit en phyâque adopter cet axiome : Tout vient de rien.

Nous ne serions pas descendus à des discussions grammaticales^ ^i nous n'avions pas eu besoin de signaler, dès notre premier pas dans la route nouvelle que nous ouvrons.à la science , la nullité Au. principe-axiome sur lequel reposent tons \e& systèmes établis. Que ceux qui n'auraient pas le courage de secouer dès^présent l'antique poussière des préjugés scientifiques , ferment ce livre; nous n'écrivons que pour les hommes qui cherchent franchement la vérité , et dont l'esprit droit n'aime pas à s'aventurer dans les sentiers tortueux de l'hypothèse.

Sï.

Tout est *yie danS; Tunivers ; chaque molécoie renferme un monde. La microscppie nous dévoile l'existence des êtres qui pullulent sur les substances où l'œil na ne les eût jamais so^p* çonnés* Jugeant par analogie , ne cious sera--t-il pas permis d'«d-r mettre que, sur ces êtres microscopiques, il existe dWtresaàiaial-c^bes, qui SODA poureuat çe;que ces mêmes êtres so&t pw rap|»0rt

à nou»; çt, reconmbsahk aiasi que les êtres vivants se superposent poQi: an^ dtre à l'iofiài » toul sera we dsms Tuuivers.

Avant d'entrer dans la discussiOD de notre. système, nous alkxtt exposer les principes qui doivent lui servir de base. Ces principes , dont l'eidstence ne peut être niée par la science elle-même , ne seront jamais abandonnés par nous ; car nous voulons surtout éviterde fiùre comme les savants modernes qui » reconnaissaiit la véi'ité ooaitte un fondement solide , ne laissent pas que d'écha- &udet* leurs théories sur le terrain mouvant des conjectures.

Dans on ouvrage destiné à déchirer le voile de la nature » en i^montant aux causes ^ en étudiant les effets, nos lecteurs sentiront combien il nous a fallu de courage pour nous débarrasser d'abord des préjugés scientifiques , et surtout pour les attaquer de £ront et les combattre ouvertement. Si dès les premiers pas le lecteur était épouvanté de l'immense portée de nos principes , et rebuté dès les premières pages à la rue de Fimmense carrière cfue nous allcms lui Êiire parcourir, qu'il se rassure ; ce ne sera point avec des chifires ardus, une algèbre ténébreuse» et une géométrie élastique , que nous chercherons à porter le trouble dans son esprit. La droite et la saine raison, une logique serrée et une discussion pressante seront les seuls auxiliaires que nous app^erons à notre aide pour chercher à le convaincre. De toutes les sciences , l'étude de la nature est la plus belle et la plus solide. L'esprit inquiet de l'homme le porte à rechercher les causes des efiTets qui le frappent pour le maîtriser ; un besoin inconpu le sollicite à se reodre raison de sa propre existence, pour la soutenir et pocir la {plonger ; il comprend la nécessité de se eonnaître Izd-méme. Eh bien , c'est vers ce but que tendent tous nos efforts. Que le lecteur surmonte l'aridité de nos premières pages j car nous ne cherchons pas à emmieler les bords de la <^ou{)e pour lui &ire avaler l'absinthe de l'erreur. Froid 4'abord comme la nature lorsque la lumière et la vie ne la réGhau£Eaie0t . pas encore, notre style s'aniiaiera avec la création, et par^ Tenus, par une synthèse sévère , aux riches tableaux que nous offre l'aspect de l'univers tel qu'il existe aujourd'hui , alors peut-

être notre diction ^se ressentira-t-elle de la majesté du sujet; car nous comprendrons doutant niieux lliarmonie des effets» que les causes ne seront plus pour nous un problême.

Nous reconnaissons Texistepce de trois fluides électriques : i\ le fluide positif on vitré , qui sera pour nous le fluide créa^ teury le fluide mâle; a^ le ûuide négatif oarésineua:^ le fluide créé, le ûaide/emelle ; 3\ le fluide neutre ou composé, principe de la matière^ L'attraction de chaque fluide étant un principe magnétique , le magnétisme constituera le fluide neutre.

Nous admettons, avec la science, que les fluides positifs et négatifs s'attirent , et que les fluides semblables se repoussent. Nous acceptons , enfin , les attractions et les répulsions électri' {fues; et , d'accord avec elle , nous reconnaissons que les fluides de noms contraires s'attirent ou se repoussent en raison inverse du carré des distances *.

* Nous devons prévenÎF que l'expression deJôrtetUtractît^eqùe nous emploie»rpnSf pour abréger, signifiera toujours une puissance magnétique; d'où il résulte que l'attraction de la force motrice du soleil sera une puissance magnétique , .que lions considérons être à l'électricité positive mâle.

Comme aussi , le centre de chaque planète , ou satellite , sera le foyer d'une at-* traction magnétique à l'électricité négative femelle. L'énergie vitale de ce principe sera toujours relative au volume de chaque astre , quelle que soit , d'ailleurs , leulr distance du soleil où ces mêmes astres seront créés. La seule pesanteur les détachera du soleil I lorsque leur vitalité intérieure continuera à les faire graviter, autour d'un centre commun , dq^t le soleil sera le foyer.

Nous expliquerons , en son lieu , comment ces deux principes magnétiques sont : Tun mâle, émanant du soleil , Y autre femelle, surgissant de la matière terrestre. Ils obéiront ensemble à la pesanteur planétaire , se réuniront à la superficie, et s'y* combineront avec les principes des détritus, pour déterminer la procréation des êtres qui constituent les trois règnes.

DES

CRËATIOIVS C]¥I¥ERI»£LLES.

Page 1