SI
de l'ailiMMiplièpe.
L'atmosphère terrestre , comme l'atmosphère des planètes , ne repose pas de son propre poids sur la surface des globes qu'il eoyeloppe ; et si la science avait cheiiché à se rendre compte de
la formation de Tatmosphère , elle eût reconou cette vérité , qui est une des- bases fondamentales de notre système.
Nous reconnaissons que Tair est un corps pesant et compressible } mais par cela même qu'il est un corps , il doit son origine au principe matériel ; c'est donc de la matière qu'il est sorti , pour venir ensuite l'envelopper. Maïs avant de traiter de sa formation y il est essentiel de revenir sur la transmission des deuœ principes dont nous avons déjà parlé , et sur laquelle nous reviendrons encore.
Lé principe d'animation planétaire ayant son siège dans le vide intérieur de la planète , est attiré par le principe attractif du soleil pour servir à l'alimentation de cet astre j de même que les principes de chaleur et de lumière répuisés par le soleil et attirés par la matière viennent alimenter la vie à sa surface. Cet échange de principes , qui suit dans sa marche la grande loi de la raison inverse du carré des distances en ce qui touche à son intensité , cet échange de principes, disons-nous, peut être ainsi figuré :
Soient {fig. 38 ) S le centre du soleil, où tendent tous les principes matériels attirés par son attraction centrale y ASD la direction suivie par les principes matériels de Thémispjière A B D ; G le centre de la planète où tendent les principes lumineux électro-caloriques répuisés du soleil ; V C T la direction suivie par ces principes sortis de l'hémisphère VMT : l'équilibre de jonction sera selon la droite X Z. Cet équilibre sera d'autant plus rapproché de la planète , que cette planète sera plus éloignée dti soleil ; en outre, la longueui* de la droite sera proportionnelle au volume de la planète j car , pour une planète P également distante du soleil que la planète C , mais dont le diamètre n'est que moitié de celui de cette dernière planète , la droite F G déterminant l'équilibre de jonction ; sera moitié de la droite X Z.
Les principes solaires , qui ne sont autres que l'oxigène , attirés par la terre , et les principes terrestres , qui ne sont autres que l'azote , attirés par le soleil , durent , dans l'échange des deux principes , se combiner à leur jonction déterminée par la droite X Z , et constituer ainsi l'aif , qui est, conlme on le sait, un com-
posé d'azote et d'oxigène j et nous prouverons plus tard , lorsque nous nous occuperons spécialement de ratmosphere terrestre (dans le second livre) , que la quantité' d'oxigène et d'azote qui entre dans la composition de l'air, est proportionnelle au volume du soleil et de la terre ; ce qui mettra en évidence la vérité de la théorie que nous généralisons ici.
L'air , formé à la jonction des deux fluides dès que la matière déliquescente fut convertie en planète, serait venu entourer cette même planète pour obéir à son attraction matérielle , si la chaleur ne l'eût repoussé , et n'eût agi sur lui absolument comme un boulet rougi qui dilate les couches d'air qui l'entourent, en raison inverse du carré de la distance où elles se trouvent de lui. L'atmosphère , qui enveloppe et qui touche aujourd'hui la teiTe , qui enfin est dé plus en plus dense à mesure qu'il se rapproche de sa surface^ cet atmosphère, disons-nous, était l'inverse de ce qu'il est maintenant, lorsque la terre, encore à l'état déliquescent, laissait échapper de sa surface la chaleur qui la teqait en fusion. Mais lorsque , par le refoidissement de sa surface , la terre eut une température égale à la température ambiante, et que l'écorce terrestre formée concentra l'action de la chaleur intérieure^ cette chaleur intérieure ne pouvant se mettre en communication avec l'extérieur qu'en traversant cette même écorce , l'émission des principes matériels dut diminuer à mesure que l'épaisseur de l'écorce augmenta, tandis que les principes répuisés du soleil. ne pouvaient pénétrer. Et comme l'air se compose de ces deux principes, on conçoit que la première couche atmosphérique dut être proportionnelle à l'épaisseur de l'écorce terrestre, et augmenter de hauteur à mesure que l'autre augmenta d'épaisseur j c'està-dire, que l'atmosphère terrestre eut dix mètres de hauteur, lorsque l'écorce de notre globe eut dix mètres d'épaisseur , cent lorsque cette épaisseur fut de cent mètres , et ainsi de suite : de telle sorte qu'on peut aujourd'hui connaître l'épaisseur moyenne de l'écorce terrestre, puisqu'on connait la hauteur moyenne de son atmosphère, lequel est évalué à dix mille myriamètres, d'après les données du baromètre. Quant à la densité croissante des dif-
féréûtes couches de ràtmosphère , à mesure qu^eBes de râppro* chent de la surface terrestre; cette différence ne peut provenir, comme le prétend la science, du propre poids de Tair atmosphérique et de sa compressibilité : elle provient de l'action attractive du vide central de la terre j action qui, diminuant en raison inverse du carré des distances, fait que la densité des dif-* férentes couches atmosphériques diminue dans cette même proportion. Si la différence de densité pour les couches atmosphériques > selon leur éloignement de la surface planétaire , pouvait provenir du poids de ce même atmosphère, comme le prétend la science , alors il faudrait renoncer à cette loi qu'attestent tous les courants d'air, savoir : que l'air , libre et n'étant soumis à aucune attraction , cherche toujours à se mettre en équilibre de densité; et que ce qui a lieu pour une chambre où l'air est dilaté par la chaleur, alors qu'on laisse communiquer l'air du dehors avec celui de la chambre , n'aurait pas lieu autour de la terre , où rien ne s'oppose à l'établissement de l'équilibre.
CMoie de lu difléiwiiee ékém ékemMém mmiNvIiéH^uMb
D après les principes que nous venons de développer, et comme il est constant d'ailleurs que la force matérielle des planètes est en raison de leur volume , et que l'attraction solaire est en raison inverse du carré des distances , étudions quelles doivent être les causes qui déterminent les différences de densités atmosphériques dans notre système planétaire. Pour cela , posons d'abord en principe que la densité de l'air qui émane , comme nous l'avons établi , de la matière , doit être proportionnel à cette niême matière; de telle sorte que si une planète A (fig. Sg), également éloignée du soleil S que la planète B , se trouve avoir un volume double , la densité de son atmosphère , et par suite la hauteur de ce même atmosphère sera double, en sorte qu'on aura cette proportion :
— 7B — * Atmosphère A : atmosphère B : : 3 : i ;
et encore celle-cî :
Atmosphère A : atmosphère B' : : a : i.
Mais deux planètes de même Tolume^ A et G , se trouvant à des distances différentes du soleil; que la planète G en soit, par eiemple , deux fois plus éloignée que la planète A : comme l'attraction des principes matériels qui constituent l'air est due au soleil , et que cette attraction est en raison inverse du carré des distances , il s'en suit que la quantité de principes aériens attirés par le soleil de la planète A , comparés à ceux attirés de la planète G y seront en raison inverse du carré des distances ; c'est à dire , comme 2*: i , et nous aurons cette proportion :
Atmosphère A : atmosphère G : : 4 ' <•
Si nous multiplions chaque terme correspondant de chaque proportion établie, la proportion ne sera pas troublée , et nous aurons :
Atmosph. A*: atmosph. B' X atmosph. G : : 8 : i ;
d'où nous tirerons cette équation :
. \ , r^y atmosphèrc A
Atmosphère B' -=: rj — r' v a '
*^ atmosphère Ci X o ;
c'est-à-dire, que l'atmosphère de la planète B' , deux fois plus petite que la planète A et deux fois plus éloignée du soleil que cette même planète^ aura une atmosphère égale à l'atmosphère de la planète A , élevée au carré et multipliée par 4 ; le tout divisé par l'atmosphère G, multiplié par 2. Mais si nous prenons pour terme de comparaison l'atmosphère de la planète B , alors qu'elle est aussi éloignée du Soleil que la planète A; la densité de l'atmosphère de la planète A sera représentée par 2. L'atmosphère de la planète G étant avec celui de la planète A c : : 4 1^ l'atmosphère de la planète A étant représentée par 2, et étant quatre fois plus
dense que celui de la planète G , il s'en suivra que celui de la planète G ne sera que '/g de celui de la planète A. Si maintenant nous substituons les chiffres dans l'équation précitée, nous aurons : atmosphère B, alors que la planète est '/, de la planète A, et à UEie distance double du soleil , atmosphère qui est ici inconnue = atmosphère A qui = 8 élevée au carré , ce qui revient à 72 , divisée par Tatmosphère C«a % , multiplié par 8, ce qui revient à :
Atmosphère B' = ^^ ^ «== -2 — = 72.
Appliquons maintenant cette théorie à l'atmosphère de nos planètes 9 prenons Jupiter et la terre. Jupiter est 1 28 1 fois plus volumineux que la terre; mettons, compte rond, i3oo fois. Si Jupiter était à la même distance du soleil que la terre ,. nous aurions cette proportion pour leurs atmosphères respectives :
Atmosphère J : atmosphère T : : i3oo : i.
Mais Jupiter est plus éloigné de 5,t25 du soleil que la terre;; l'attraction exercée par le soleil sur Jupiter sera donc en raison inverse du carré de l'éloignement ; et en admettant que Jupiter fiit aussi volumineux que la terre, nous aurions cette proportion :
Atmosphère J : atmosphère T : : i : 6,26* >
ce qui revient à :
Atmosphère J : atmosphère T : : i : 27,66.
Multipliant terme à terme ces deux proportions :
Atmosphère J : atmosphère T : : i3oo : i Atmosphère J : atmosphère T : : i : 27
Atmosphère J": atmosphère T*: : iSoo : 27,56; d'où nous tirons cette équation :
. , , — :r, atmosphère T' X i3oo Atmosphère J = ^ -^
Mais Tatmosphère de la terre étant considéré comme unité de densité , le carré, de i = i , et i X 1 3oo = 1 3oo , nous aurons :
Atmosphère J*= ^ = 47>ï7-
D'où enfin nous avons :
Atmosphère J = \r^j\vj.
Il s'ensuivrait de là que l'atmosphère de Jupiter serait plus de 6 fois l'atmosphère de la terre en ce qui regarde sa densité , et moins de 7.
La science reconnaît que l'atmosphère de Jupiter est 8 fois plus dense que celui de la terre.
Ici nous pourrions opposer aux observations les plus méticuleuses toute la puissance du calcul , et nous en tenir au résultat obtenu par les chiffres ; mais , alors même que l'atmosphère de Jupiter serait 8, 9 et 10 fois plus dense que celui de la terre, notre système en déduirait aisément la cause. Comme les principes matériels qui constituent l'air sont dus à la n^tière , et que ces principes ont une intensité proportionnelle à l'épaisseur de récorce planétaire , ainsi que nous l'avons établi ; il s'ensuit qu'en donnant plus ou moins d'épaisseur à l'écorce de Jupiter , on pourra facilement corriger le calcul , si tant est qu'il ait besoin d'être rectifié. Si , par analogie , on donne à Jupiter une écôrce plus épaisse qu'à la terre, puisque son atmosphère, selon la science , est 8 fois plus dense -, on arrivera au résultat désiré. Mais ici nous ferons observer qu'il faudrait , pour l'obtenir , se baser, comme la science, sur des suppositions : or, ce n'est pas sur des suppositions que nous voulons établir notre système , nous le développerons en présence des faits, qui nous indiquent les
causes
* Les principes matériels calcinés se séparant à Fétat déliquescent du soleil, et s^arrondissant comme le plomb fondu qui tombe dans le bassin du fondeur ; cette matière en fusion se trouvait conserver toujours des principes attractifs et magné-