‹ Code des créations universelles et de la vie des êtresChapitre 24 sur 33 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

de cette

Noos avons établi la marohe des deux principes s'échangeant, l'un pour alimenter l'astre créateur, et Tautre pour vivifier la surface de l'astre procréé. Les principes de rincandesceace solaire se dirigeant vers la terre , par exemple , selon le côae A C BDR {fig. 4o) , et les principes matériels se dirigeant vers le centre du soleil» selon le cône FGHIO; pendant tout leur parcours, les principes diminuent d'intensité, selon les différences des plans composant chaque cône ; c'est-à-dire , en raison inverse du carré des distances* Dans un seul plan seulement ces principes sont égaux, ce sera dans le plan K L M N , comme nous l'a-

tiques (principes vitaux ) , et des principes répubifs ( principes lamineuz) ; mais ces principes étaient calcinés; ils étaient donc devenus corporels. Le principe vital connu aujourd'hui sous le nom d'oxigène , et le principe lumineux connu MUS celui d'hydrogène , étant plus légers que la matière déliquescente , se trouvèrent, par conséquent, à sa surface; d'un autre côté, la chaleur inhérente à cette même matière dut les dilater en raison inverse du carré des distances , comme une bombe rouge dilate Tair qui Fentoure. Ces principes durent donc former, autour de la matière en fusion, une atmosphère; mais, étant dans un éta^t inverse de celle qui entoure maintenant les planètes ; car sa densité diminuait à mesure qu'elle se rapprochait du centre. D'un autre côté , l'électricité magnétique , développée par le frottement de cette matière déliquescente contre les molécules de l'espace occupé , cette électricité , disons-noils , dut agréger les molécules d'oxigène et d'hydrogène pour en constituer des molécules aqueuses , absolument comme dans l'eudiomètre. Après leur formation , la chaleur de la matière , agissant sur elles, ne leur permit pas de s'agréger pour constituer l'eau; et , les repoussant à l'-état de vapeur , elle ne les laissa se rapprocher d'elle qu'a mesure que le refroidissement de sa surface diminuait l'intensité de sa chaleur.

Yons déjà établi en parlant de la marche snivie par les principe» matériels. Alors , nous ne considérions les principes matériels servant à Falimentation solaire, qne comme étant d'une seule natare; mais, dans le dernier paragraphe du chapitre précédent, nous aVons démontré que ces principes étaient de deux genres, et dos à la décomposition des êtres organiques créés sur la surface de la planète refroidie, lorsque cette mêmesur&ce fut combinée drec les principes de l'incandescence solaire . Les principes répuisés de la planète se composant donc d'azote et d'hydrogène *, l'azote

* La formation de Tlïydrogène est dae à ce que les deux vies , terrestre et solaire, se combinent avec les principes de la matière organique en dissolution; les détritus déposés en sédiment dans les marais forment Thydrogène que Ton j récolte en aussi grande abondance. Pour bien comprendre cette première création , n'oublions pas que la vie magnétique du soleil e^t à Tlectricité positive mâUp et que la rie magnétique de la terre est à rélectricité né^Xise femelle.

La pesanteur du globe appelant la vie solaire à se réunir à la vie terrestre , ces deux principes magnétiques de différents noms seront retenus à la base de Fattraction j se combineront avec les décompositions de la matière organique déposées dans les marais ; les principes magnétiques de ces détritus , combinés avec l'oxigène de Fair et le principe magnétique émané de la matière en fusion dans Hotérieur du globe ^ cette combinaison 9 disons-nous , formera rbjdrogène*

La même opération a lieu pour incarner le principe de vie terrestre et le tranaformer en bjdrogène dans la matière animale , dont il alimentera la vie , laquelle vie à son tour le répulsera en azote lorsqu*il aura servi à Falimentation de Fètre. Telle est aussi la cause créatrice de Finnombrable quantité d'insectes et de végé* taux qui se multiplient dans les marais , à Foxclusion des localités dépourvue» d*ane certaine quantité d'bumidité indispensable à leur formation , comme à celle de rhjdrogène , lequel devient azote, ou se carbonise s'il reste inoccupé ou s'il a servi à la reproduction des êtres ou à la nutrition de leur vie. Ces causes formatrices des individus expliquent , dis- je , la présence de ce gaz dans la généralité de la matière organique , puisqu'il est un des principaux agents de la formation des êtres j comme aussi de leur nutrition vitale , en même temps qu'il fait progresser leur matière individuelle.

Nous établirons , en son lieu , comment le magnétisme , vie intérieure de la terre , se trouvant comprimé au centre ^ traverse la matière , arrive aux racines du règne végétal , s'y introduit» parcourt la tige, et surgit en bjdrogène , ré^ puisé qu'il est , par Fexpiration des plantes à l'extrémité de leurs branches ou de»

et Thydrogène s'élèveront , combinés ensemble » jusqu'à i'équilU bre de jonction, c'est-à-dire jusqu'au plan KL M N. Là , l'hydrogène resta stationnaire ; l'azote seul, fournissant à 1 alimentation polaire , continuera sa route selon le cône K L M NO. D'un autre côté , les principes lumineux, électro-caloriques du soleil , traversant l'hydrogène principe matériel , durent lui communiquer leur principe électrique, dont nous déterminerons plus tard la nature; et cet hydrogène électrisé fut bientôt apte à se combiner avec les principes d'oxigène répuisés du soleil. Les choses se passèrent alors comme dans nos laboratoires. Lorsqu'on renferme, dans un Tase de cristal , de l'hydrogène et de l'oxigène , et qu'on fait passer dans ce même vase une étincelle électrique , positive ou négative , ITiydrogène s'enflamme , se combine avec l'oxigène et l'eau est produite. Le même phénomène se répète même en grand dans notre atmosphère. Lorsque les nuages, partie matérielle, puisqu'ils se composent de vapeurs, se trouvent dans le voisinage d'une couche d'hydrogène, cet oxigène, s'enflamme, se combine avec Foxîgène de l'air, et produit cette eau glacée qui retombe sur la terre immédiatement après l'explosion. Lorsque

feuilles, en échange de Tazote et de Foxigène aspiré dans Tair par ces mêmes extrémités.

La transmission des principes terrestres et solaires constitue Fagitation de Fair ; ces deux forces attractives inverses agissent dans le balancement de la sève du végétal ; balancement que , naguère , la science a cru devoir nier, sans doute pour faire usage de ses prétentions à régir Taveugle fanatisme de ses adeptes, asseï crédules pour accepter des principes vicieux dont la saine raison saura faire justice.

Nous faisons aussi nos réserves pour établir en son lieu comment la création générale et particulière de la matière organique est due à la pesanteur terrestre , réunissant en chaque être les deux natures et les deux vies solaires et terrestres; cette pesanteur sera la cause formatrice de la pesanteur additionnelle des êtres.

Cest-à-dire , qu'ils réuniront en. eux la déperdition de la vie centrale du globe, la chaleur , avec la vie solaire ; ce qui établira une troisième nature. La vie de cette nature locale , et particulière à la superficie du globe , se subdivisera pour alimenter le centre de chaque être procréé, centre que Sjmonide disait être partout et les polygones nulle part.

les auâges ne se prouvent pas dans le voisinage de riiydrogène, cet hydrogène se combinant lui-même avec les principes électriques émanés du soleil j s'enflamme et se conibine avec l'oxigène de Tair ; alors l'eau est produite , mais sans explosion , absolument comme dans l'expérience physique dont nous avons parlé. C'est ainsi qu'on s'explique ces éclairs qui illuminent le ciel dans un temps serein. Si l'hydrogène , partie matérielle de notre globe , servait à l'alimentation solaire, alors la terre fournirait au soleil le double de ce qu'elle en reçoit^ et pour l'oxigène qui la vivifié, elle renverrait l'azote et l'hydrogène qui la composent ; l'équilibre ne pourrait plus être maintenu, et la terre en détail finirait par retourner dans le soleil; ce que l'on répugne d'admettre, alors surtout que des expériences positives viennent nous attester le retour de l'hydrogène sur sa surface , combiné avec l'oxigène solaire.

Les premières créations sur la surface planétaire durent être des plantes, et nous en donnerons plus tard la raison; car la vie végétale est conlme un terme moyen entre la vie animale et la matérialité. Or, lorsque cette vie commençait à se répandre sur la surface de la terre, par exemple , cette vie, non-suffisante pour vivifier la matière jusqu'à l'animalité, ne dut produire que des végétaux. Un fait consigné dans les annales de la science peut venir à l'appui de cette assertion : lorsque la Grande Ascension fut découverte , c'était une île volcanique sortant du sein des mers, entièrement dénuée de plantes et d'animaux; elle esta 80 myriamètres hors du vent de Sainte-Hélène , à 1 20 myrianiètres hors du vent du cap de Palme, à i4o de l'Amérique et non pas sous son vent , et enfin à plus de 280 de la côte d'Afrique , d'où le vent lui vient. Les vents n'ont donc pu lui porter les seiïiences nécessaires pour y créer une végétation ; et, cependant, la Grande Ascension est aujourd'hui verdoyante , et ses plantes , quoique peu nombreuses encore , sont peuplées d'insectes. Cette création de plantes et d'insecries ne peut donc être due qu'à la combinaison des principes solaires et matériels. On -conçoit que cette combinaison a dû être hâtive à notre époque » tandis

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qu'elle liit très-Ieate dam les premiers temps de la création. Kéftûmoins , ce (ait ane fois constaté , on ne peut nier les résultats qui sont la cause de la formation des eauK. Les plantes ont pour principe de leur organisation , outre la matière, Yazûte et Yhfdnogène. Plus que tout corps animal , la plante dégage ces deux gaz lorsqu'elle entre en décomposition. Les plantes primitives peuveot être considérées comme ayant été des plantes éphémères, et leur décomposition instantanée et leur régénération immédiate durent fournir des masses énormes d'hydrogène qui se combinèrent à Toxigène du soleil , parvenues qu'elles étaient à l'équilibre de jonction des fluides terrestres et solaires; elles composèrent alors, en se combinant avec l'oxigène , une masse d'eau proportionnelle à leur volume. La planète n'ayant pas encore sa surface entièrement refroidie, dut maintenir long-temps l'eau formée à l'état de vapeur , jusqu'à ce qu'enfin elle fut parvenue à ce refroidissement égal à la température moyenne du fond des mers ; c'est-à-dire , à 4 degrés environ au-dessus de zéro. Alors l'eau formée vint à la surface de la planète ; et comme cette surface était unie , cette eau se répartît également sur cette même surface.

S IL De PaUmentattoii solaire par les planètes*

Lorsque les planètes , encore à l'état déliquescent , mais arrondies , commencèrent à parcourir leur orbite autour du soleil , chacune d'elles était retenue par l'attraction solaire , distribuée entr'elles selon leur volume. La vie matérielle des planètes, résidant dans leur vide intérieur, n'exktaitpas encore ; car ce vide ne fut produit que par leur refroidissement successif. Les planètes nonrefroidîes peuvent donc être considérées comme des embryons planétaires. Lorsque le vide fut formé , alors seulement elles acquirent , avec la vie , la propriété attractive ; et cette propriété attractive appela à leur surface les principes solaires, qui, se combinant avec la matière refroidie de cette même surface , Voxidèrent, pour ainsi dire ; et de cette oxidation , ou pour mieux dire

^e celle combinaison de la matière plané^ire avec là matière terrestre , à laquelle venaient encore s'adjoindre les principes de chaleur centrale répuisés du vide intérieur; de cette combinaison, disonsf^nous, provint la vie extérieure de la matière ; vie d'abord Ëiîble, puis ensuite croissant d'intensité; et cette vie, qui se répartit sur chaque globe planétaire, apparut d'abord sous la forme de plantes, puis sous celle d'animalcules, pourfitiir enfin par procréer l'être le plus parfait, tel que l'homme. Si, par analogie, noas jugeons des autres planètes par la nôtre ; ce ne fut que lorsque les êtres organiques parurent sur la surface des planètes, que ces planètes commencèrent à fournir des principes alimentaires au soleil ; car ces principes ne sont autres que les gaz se dégageant de la décomposition des êtres organiques , et ces gaz, comme le prouve l'analyse chimique , sotxtVazote etVhjdrogène. De ce principe ainsi pOvsé, il s'ensuit que l'alimentation solaire, par le fait des planètes , fut toujours en augmentant; le principe alimentaire, fourni par les planètes, étant précisément Yazote, qui, en échange, reçoit Foxigène du soleil. Mais avec ce principe alimentaire, Vazote, il se dégage aussi des corps organique un autre principe, Vhjdrogène ; ce principe, plus léger que l'azote, dut d'abord le précéder lorsqu'il se dégagea' de la surface planétaire ; mais, n'étant pas attiré par le soleil, il dut rester stationnaire lorsqu'il fut à l'équilibre de jonction des fluides. Nous verrons, dans le chapitre suivant, les résultats de la combinaison de l'hydrogène planétaire avec l'oidgène solaire ; combinaison qui , revenant sur la planète , constitua Veau.

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