S IV
lie Heveuir^*
La révolution de Mercure autour du soleil étant de 87 ',97 ;
Celle dTJranus étant de* 3Q,686S8a;
Le volume de Mercure étant de.... 745,102,376 d.-myr. ; Celui dllranus étant de ; 35,733,682,900 d.-myr. ;
Comme , d'après les théories précédetnment établies , Mercure et Uranus ont la même densité , là pesanteur des deux planètes sevA en roison difetsti^ ^es volumes. RispféseataDt par Y le toliiioe da Mereura , et p^r Y' le volunsie dlJratiw j par P la pe^ saïueur de Mercure , et par V la pe$Anteur dllraaiis , oqus au-* rons cette proportion :
Admettons , pour un nioment , que la force attractive da soleil fasse seulement équilibre à la pesanteur des planètes. Représentant par A la force attractive du soleil pour Mercure , et par A' sa force attractive pour Uranus , nous aurons :
La proportion précédente nous donnant :
PXr = Fx Y,
nous aurons , en combinant les trois éqyations :
A + A + PXY' = P + F + FXV.
C'est-à-dire , la force attractive du soleil égale i^. la pesanteur de Mercure, 2**. la pesanteur d'Urauus, 3**. la pesanteur d'Uranûs multipliant le volume de Mercure ; mqins i% la force attractive du soleil qui fait équilibre à Uranus, et 2^ la pesanteur de Mer-
cure multipliant le Tolume dIJraaus. £n substituant les chiffres^ nous aurons :
Deux termes se détruisant , nous aurons :
D'où :
D'après la théorie , comme la force attractive a dû augmenter en raison du carré des distances pour chaque planète , en représentant par D la distance de Mercure au soleil, et par D' la distance dIJranus à cet astre , nous aurons :
A : A' : : D : D\ D'où Féquation :
Ou :
AXD'
Subtituant les rapports à la distance , Téloignement de la terre étant pris pour unité de mesure , nous aurons :
Donc :
Subtituant dans la première équation à A' sa valeur , nous aurons :
Ou
Ou :
Ou :
Ou
A = 37i,i35,oi5.
Le rapport du volume solaire actuel étant à celui de Mercure lorsque cette planète s'en détacha , comme
il s'ensuit que la force attractive qui retient Uranus est à la force attractive suffisante pour retenir Mercure , comme
D'où cette
proportîon :
Ou:
A' : 37i,i35,oi5 : : 45,55 : i
Ou:
La différence d'attraction solaire pour Uranus et Mercure ,
l'attraction dlJranus étant de 16,094,199,933
celle de Mercure étant de 37i,i35,oi5
est de i5,723,o64,9i8.
Si une force attractive solaire égale suffisait pour maintenir la matière planétaire, qui, par son refroidissement successif et par la perte de sa vitalité è sa surface , augmente progressivement de
pesanteur ; si cette force attractive solaire était suffisante , alors il faudrait qu'il y eM la nçiêH^ç différenGe 6nt«e le carré des distances de Mercure et d'Uranus , divisé par la pesanteur respective des deux planètes , (ju'eotre îfittraction solaire d'Uranus et de Mercure; c'est-à-dire, 15*723,064,918..
Mais ici , comme un excédant de force est nécessaire , en cberchant ce rapport nous ^rriyerocis à comprendre ce même excédant.
La distance de Mercure au soleil est de i3,36o,ooo dQmî^-JPJriamètres, dont le carré e9t de 173,4891600,000,000 , Divisé par 745,102,376.
Le carré de la distance ^ M^rcy^e divisé p^^r son voL ^ ;239,Çj5o.
La distance d'Uranus au spl^i| eM de 662,000,000 demi-myriamètres, dont le carré est de 438,244>ooo,ooo,ooo,ooo, Divisé par 35,733,682,700.
,Le carré de la distance dTJranus divisé par son vol. = i, 226,4 17^
La différence sera donc de . • 986,867.
D'où il suit que la Ibrc^e solaire pour sbutenii' Mercure étant prise pour unité , la force nécessaire pour soutenir Uranus «era 5, 1 2. Pour ces deux plapètçs elle sera de 6, 1 2 , et nous trouvons pour résultat 10,24. Donc ,, l'excédant de force nécessaire pour faire équilibre au poids de ces deux planètes sera ^^12.
De l'inelinaiflon de Forbtte de lUereiupe.
Le piflda de l'orbite de Mercure est imcUné sur le plan de l'é- <^aibe«ir Mhm de 7*^,7$. O N (^g. 53 ) étant le plan 4e l'equa*
teur, OM le plao de récUptîqae de Merctpré faisant avec ON UQ angle de 7^,78 , lorsque le soleil S avait seulement le volume S', volume que nous avons détermine précédemment , i'ângle formé par l'orbite de Mercure était absolument le même de ce qu'il est aujourd'hui; c'est-à-dire, de 7**, 78. Mais la planète M était plus éloignée du soleil précisément d'une quantité BD. Alors la force calorifique et lumineuse du soleil étant proportionnelle à son volume , cette force devait bien moins agir sur Mercure qu'elle n'agît aujourd'hui , et lui permettre , par conséquent , de se refroidir pour devenir planète parfaite , c'està-dire pour posséder un vide intérieur central d'attraction , vide qui né peut exister que tout autant que la surface a perdu son animation par le refroidissement Si le soleil avait été lors de là projection de Mercure ce qu'il est aujourd'hui , il n'y a pas de doute que Mqrcure ne se fut pas refroidi , et que nous serions obligé 9 vu la proximité du soleil , d'admettre , avec la science , qu'il est à l'état de fusion; état qui, d'ailleurs, ne peut guère s'accorder avec la densité que cette même science lui al^ribu«. Pour nous , qui considérons toutes les planètes comme provenant d'une même cause et ayant une égde densité , mais qui- ad- XBiettons l'inertie ou la non-viabilké de la matière lorsqu'elle est refroidie , la chaleut* étant la vie pour nous , conséquents avec nos principes , nous reconnaissons que si , dès instant de sa création , la position de Mercure eu égard à l'équateur solaire n'a pas changé, néanmoins nous devons admettre qu'il en ftit primitivement plus éloigné; et que cet éloignement fut en rapport avec la différence des diamètres solaires 3 qu'en outre , la forée calorifique du soleil n^échauffant l'espace que relativement à son volume primitif. Mercure put alors se refroidir, se constituer un vide intérieur, et passer enfin à l'état parfait de planète, chose qui n'eàt paa eu lieu si le soleil avait eu alors la même force qull a aujourd'hui. D'où il suit que nos théories viennent encore ici concilier les faits , autrement inconciliables , des hypothèses scientifiques qui, en admettant que le soleil a toujours été ce qu'il est aujourd^ui , veulent que la planète de Mercure
soit en fusion , et qui , d'un autre côté , voulant ou sentant la nécessité d'un équilibre , lui accordent une densité égale à celle de l'argent. Nous ne parierons pas ici de l'élévation dés montagnes de Mercure , élévation que la science a cru pouvoir déterminer et qu'elle pousse jusqu'à 1 6,000 mètres , tandis que cette même science ose à peine déterminer la hauteur des montagnes de la lune.
Le mouvement de rotation des planètes a pour cause l'attraction planétaire y attraction qui est inhérente à la matière , mais dont le siège est , comme nous l'avons démontré » dans le vide intérieur du au refroidissement.
Lorsque le soleil existait seul dans l'espace , il n'existait qu'une seule force attractive ou centripète qui attirait tout vers le centre de ce même soleil. Â cette attraction fut dû le développement de l'astre primitif Mais lorsque les résidus des molécules qui servaient à l'alimentation solaire eurent constitué la lumière et la chaleur , l'une et l'autre se répandant dans l'espace , ces résidus , disons -nous, qui ne seraient chacun, par exemple , qu'un millième de molécule , se trouvèrent s'agréger sur la surface solaire , où les repoussait le mouvement centrifuge dû à la rotation de ce même soleil sur son axe. Ces résidus, et même chaque molécule de résidu, durent posséder en eux le mouvement de rotation auquel ils devaient leur existence ; et ce mouvement de rotation , particulier à chaque molécule , dut s'accumuler lorsque les molécules s'agrégèrent. La pesanteur des résidus matériels les ayant séparés du soleil , ces résidus se transformant en planètes , la planète conserva donc l'attraction et la répulsion sur laquelle agit la force motrice du foyer solaire, qui, attirant ces deux principes , constitua une moyenne qui fut précisément la force de translation , tandis que la cause de la rotation fut due à la force centrifuge de la matière en fusion proportionnellement à son
âîaiilètre. Or, comme le principe dont il s'agit est relatif au diamètre , il s'ensuivra qu'il sera en raison du cube des volumes ^ quelle que soit la distance de la planète au foyer solaire.
Si les résidus moléculaires de matière calcinée ne s'étaient pas agrégés et n'avaient pas fait corps » si enfin les molécules étaient sorties désunies du foyer solaire , chaque molécule eût bientôt perdu son principe d'attraction lumineuse , et son animation se serait bientôt dispersée en s'échangeant contre les principes qui l'auraient concrétée ; d'où il suit , en définitive, qu'elle serait devenue inerte. Mais les molécules formant un corps , il n'y eut que les molécules de la surface . qui tombèrent dans l'inertie , tandis que celles de l'intérieur conservèrent toute leur activité. Bien plus , la matière devenant inerte à la surface , et par consé-* quent mauvaise conductrice de calorique , la vitalité intérieure comprimée dut alors augmenter d'intensité , de telle sorte que s'il y eut déperdition d'un côté , il y eut augmentation d'énergie de l'autre , l'énergie faisant toujours équÛibre à la déperdition , d'où il résulta un e£Fet semblable.
Si maintenant nous voulions appliquer ces lois à la planète qui nous occupe , nous trouvons que Mercure opère sa révolution sur son axe en ^4 heures 5 minutes. Si l'on avait égard au soleil actuel , nos théories seraient fausses ; car le volume de Mercure, qui n'est qu'un seizième de celui de la terre , ne devrait par conséquent tourner que d'après les résultats de cette proportion :
i6 : 24 : : i : ac f
c'est-à-dire en 9 heures 22 minutes.
Mais ici il faut rapporter ce mouvement de rotation au volume primitif du soleil lorsque Mercure s'en détacha , et alors on aura pour résultat :
24 heures 5 minutes.
En admettant même que la science est dans son droit en prétendant pouvoir déterminer, parles phases de Mercure, la hauteur de ses montagnes , quoique cette planète soit toujours pion-
^èe dans le crépuscule solaire qui doit £siire errer le rayon vkuel à chaque obàervatiou ; loia d'être pour nous un obstacle , l'élé»' yation de ses moutagues viendrait au contraire confirmer nos théories. En effet , des montagnes aussi élevées attestent d'immenses bouleversements ; ces bouleversements ne peuvent être dus qu'à l'acliou intérieure du feu central comprimé par le refroidissement de Fécorce extérieure ; d'où il Suit que Mercure a du se refroidir assez rapidement Et ce refroidissement ne pou-* vaut avoir lieu, que lorsqu'une moindre action solaire le permet* tait , il s'ensuit que Mercure > la première de toutes les planètes dans Tordra de primogéniture » s'est refiroidie avant la créatxon de Vénus ^ et a du acquérir ^ et par suite conserver une animation telle 9 qu'au lieu de tourner en 9 heures 22 minutes, elle tourne en a4 heures 5 zninutes.
D'ailleurs» cet immense retard dans la vitesse de rotation de Mercure est un effet inévitable du peu d'énergie vitale de cette première planète ; «;lle ne put recevoir un degré de chaleur et de force attractive supérieure à celle que lui avait transmis le soleil à l'époque de sa projection. A volume égal « on ne peut donc comparer sa vitesse de rotation à celle des planètes qui ont été projetées du foyer après elle ; cette vitesse sera plus rapide pour y^nus y et s'accroîtra réciproquement pour toutes les planèles jusqu'à Uranus.
Un autre motif doit contribuer à ce retard et devient ausf^i la cause de tous les mouvements de perturbation des planètes. L'ir* régularité de leurs mouvements sera plus considérable pour Mercure , et elle diminuera en raison de l'échelonnement des astres. En effet , Mercure se trouvant au sommet des angles de la force motrice du soleil , il seta le plus sollicité par la force qui retient la pesanteur de chaque planète à la base de ces mêmes angles , ainsi qu'il est démontré figure 5a. La somme des pesanteurs faisant équilibre à l'attraction solaire , la puissance de cette tention agira avec pluS' d'énergie sur la position où se trouve Mercure , aioâi que sur l'oscillation et 1^ retard de tous ses mouvements. Ces perturbations seront moins considérables pour Vénus, dimi-
- lil ^
nuercmt pour k terre , et seront presque nulles pour Uranus» qui , si elle est la dernière des planètes du système , n'aura aucune pesanteur extérieure à supporter.
Ces théories seront sanctionnées par les calculs , lorsqu'on en fera l'application à la terre» On reconnaîtra qu'en parcourant annuellement les bords de son orbite , l'irrégularité de ses mou- Tements a toujours lieu lorsque la planète se trouve en conjonction ; c'est-à-dire , intermédiairement placée entre le soleil et les planètes plus distantes ^ comme on le voit Rgnre 5x Supposons qUe la terre soit en D et Jupiter en F^ ces deux planètes étant sur les bords de leurs ellipses respectives et dans la position qtii les rapprochera le plui « la pesatiteUr dé Jupiter fera osciller l'irrégularité des mouvements terrestres. Quant au degré du refroidissement des planètes , la déperdition de leur calorique sera la cause d'un accroissement de pesanteur et de l'inclinaison de leur axe 'y pesanteur qui , dans le périhélie des planètes , les rapprochera du soleil I ef les en éloignera dans leur aphélie. *
* Nous établirons incessamment comment la pesanteur des astres est d'une toute autre im|:fôrtantie pàut la formation de la matière organique , puisqu'elle est la principale cause créatrice des êtres procréés à la superficie dès planètes ; c'est-4-dire , que l'action de cette pesanteur réunit dans la matière organique les deux vies terrestre et solaire. Cette addition de création et de pesanteur fait équi^ libre à la déperdition dé là chaleur centrale du globe. Ces deux principes ^ chaleur terrestre et solairE, constituent la transmission de l'air atmosphérique, lequel aip s'incarnant dans la matière , la fait progresser et se combiner avec le principe de chaleur matérielle. C'est à cette trinité calorifique qu^est àxL le développement de la vie des êtres ; ces êtres, proprement dits, ne sont que de l'air densifié ou con-* crétionné. Telle est la nature constitutive de la matière organique. La progression de la mMière des êtres est relative au volume 4e l'air Absoipbé par la du)rée de leur existence particulière*