CHAPITRE III
De la Terre«
Nous avons pris la terre comme unité dans tous nos calculs précédents , comme dans tous ceux qui suivront ce chapitre , lorsqu'il s'agit du volume des masses , etc. ; et c'est toujours à la
densité moyenne 5,4 ^^ 1^ ^^^^^ m^^ ^^^^ devons rapporter celle des autres planètes. Mais ici,- et seulement par ce qui est, nous pouvons remonter à ce qui^i^f. La masse de la terre étant égale à son volume multiplié par sa densité , le volume de la terre étant de 11,921,640,000 demî-myriamètres cubes*, et sa densité mojenne étant, égale à 7,4 comparativement à celle de l'eau à son ^aximum de densité , le globe terresy^e sera donc égal à celui d'une sphère d'eau qui aurait 88,180, i36,ooo demi-myriamètres cubes , ou à une sphère de fer qui aurait 1 1,013,627,000 demi-myriamètres cubes. Puisque la difierence dans les deux sphères de terre ou de fer est tellement rapprochée que nous pouvons les considérer comme une et même matière , nous réservant , du reste , d'expliquer cette différence en traitant de la théorie de la terre , la quantité de matière étendue sur la surface solaire peut donc être déduite de cette donnée , soit qu'on la considère comme ayant eu primitivement une forme circulaire ou polygonale , le tout ne dépend que de l'épaisseur /ju'il s'agit de déterminer. Cette épaisseur doit être relative à l'action attractive du soleil à cette époque. L'action attractive , faisant équilibre à cette matière liquescente , devait être égale à une force qui pourrait soutenir le poids d'une sphère d'eau qui aurait un volume de &8,i8o, i36,ooo demi-myriamètres cubes; c'est-àdire , 3,077,452,800 myriagrammes.
En admettant que cette force attractive fut la même que celle exercée aujourd'hui sur la terre, qui est à 34,5oo,ooo demi-my-
* Nos calculs étaient faits ; pour ce chapitre,, d'après la lieue de 25 au degré , que nous coDsidérions comme unité , tant pour les longueurs linéaires que pour celles des volumes, lorsque la loi sur les nouvelles mesures est venue nous interdire cette ancienne dénomination. Nos lecteurs comprendront que nous avons dû reculer devant Fimmense travail qu'il nous aurait fallu faire pour réduire toutes nos opérations suivant le système métrique. Pour obvier à cet inconvénient, iious avons pris le parti de désigner la lieue par demi-myriametre , quoiqu'il y ait une différence en moins qui est : : 8 : 9. Ainsi, partout où l'on lira, même dans les chapitres précédents, demi^mj'naméire, il né faudra pas ouhlier qu'il est question de ileue.
riamètres du soleil , mais comme cette force augmente eu raison inverse du carré de la distance , la force attractive du soleil était donc , lorsque la matière liquescente y était attachée comme :
c'est-à-dire , &îsant équilibre à un poids de
ou à celui d'une sphère de fer qui aurait
Lequel volume , comparé à celui de la terre qui est de
i 1,921,640,000 demi-'myriamètres cubes ,
se trouverait être entre les volumes des planètes , celui de la terre étant pris pour unité , comme ifig» 52 ) le volume du soleil étant en A. , celui de Mercure en B , celui de Vénus eu C , celui de la ten:e en D^, celui de Mars ea E , celui des quatre télescopiques en X , celui de Jupiter en F , celui de Saturne en K et celui d'Uranus en M.