MONSIEUR UN TEL
Un homme très-aimable, et connu dans la société , s'est trouvé , à quarante ans , presque sans fortune. On le voit toujours bien mis , recherché , galant ; c'est enfi n Monsieur un tel. Il a su conquérir un trèsbel état; et voici comme :
Vous, père de famille, riche et ayant maison de campagne, vous avez une fille à marier ; il vous propose un gendre. Ce gendre est un charmant jeune homme, qui a une belle place, une honorable famille, un nwok.
Monsieur un tel vient dîner cinq ou six fois pour causer avec vous, il passé les soirées, gagne au jeu, établit le compte de votre fortune , s enquiert de la dot. On consulte
to
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nudemoiselle Fam^la. Paméla ne demande pas mieux. Elle aime singulièrement ce bon monsieur un tel, qui s'occupe aiitsi i^ marier les jeunes personnes.
En efîet, rie» n'est plïrs sérteux, et l'entrevue a lieu au spectacle ; vous trouvez le jeune homme on ne peut mieux (phrase consacrée). Monsieur un tel est enchanté; il vous amènera même le jeune homme; il tient tout ce qu'il a promis.
Le mariage marche ; les renseignemebs se prennent; Painéla s'engoue, et le jeune homme vient souvent avec son ami monsieur un tel à la campagne du futur beaupère.
Après un certain temps déterminé par Tuonsieur un tel, le jeune homme est forcé d'épouser une jeune personne trèsriche , iaide , qu'il n'aime pas. Monsieur un tel est désespéré; \e prétendu est violenté par son père , et alors déclamations contre la tyrannie des parens : mais il a encore quelqu'un en vue.
Nous ne connaissons personne qui n'ait
DBS GENS ;Ç[OraÊTES. I|5
été dupe de monsieur un tel; iu>u& seuk avons deviné ce petit commerce de di" Ders d*amitié, de parties d'écarté lucratives. Cette profession est cachée sous les formes les plus agréables, sous l'amabilité ia plus séduisante; et monsieur un tel est réellement un homme aimable.
Monsieur un tel n'a plus à payer que son loyer ^ son bottier , son tailleur , et encore il a tant d^ordre!
Il lui est arrivé de négocier plusieurs fois de bons mariages^ et alors avec quel soin il l'a proclamé : il vante ces ménageslà comme les plus heureux : c'est un da capo de conversation : il y revient sans eesse.
Monsieur un tel est aimé et estimé; il nous en voudra peut-être ; mais nous ^e r»vens pas nommé : c'est de la générosité.
Ceci s'applique aussi à madame une telle.
§ II- Régie générale qui a peu d'exception^ :
Ne vous abonnez jamais à des souscrip-
tl6 CODfi
tlons. Librairie, gravure, musique, tout est compris.
i^. Quand la souscription est terminée, vous payez toujours l'ouvrage meilleur marché que les souscripteurs;
ao. La plus belle entreprise, la mieux soutenue , peut manquer.
§ la.
N'allez jamais en voiture chez les marchands, à moins qu'il ne pleuve : alors faites*vous descendre à quelques pas.
L'axiome général , et qui ne souffre aucune observation, c'est celui-ci :
« En quelque entreprise que ce soit, ne soyez jamais simple actionnaire. Il faut toujours avoir le droit de s'accouder au tapis vert avec les directeurs et les administrateurs, parce que ce tapis vert représente un plat dont il faut pouvoir prendre sa part comme à table d'hôte. »
Muni de cet axiome comme d'une longue-vue , vous apercevrez l'origine d'une foule de fortunes illégitimes.
Si VOUS suivez l'axiome, c'est affaire de ' conscience.
Ne vous mettez dans une tontine qu'avec un cœur de bronze , un estomac de fer , des poumons de tôle, un cerveau de marbre, des jambes de cerf, et encore!
faites doubler vos chapeaux en moiré métallique , de peur qu'une tuile ne vous casse la tête.
N'ambitionnez pas l'honneur d'être colonel ou capitaine dç la garde nationale :
cet honneur vous coûterait au moins douze cents francs par an , en uniformes , repas de corps à la moindre occasion , sans compter les dîners et déjeuners hors de chez vous -les jours de garde, les étrennes du tambour, ses profits, etc.
C'est aussi une belle chose que de se soustraire à l'impôt de monter la garde.
Pour cela , il suffit de changer de logement tous les ans , après avoir dit à l'étatmajor que vous partez pour TAmérique ;
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car , dans cette occurrence , votre can^)agne ne vous servirait de rien.
'«^ On peut encore ne pas se montrer , et prcwver, par un mandataire, que l'on a l'âge requis pour ne pas foire partk de cette garde immortelle, en produisant l'acte de naissance de M. son père.
Le soir , au bal , si vous gagnez à dîœr même chez un homme honorable ; tinA h matin chez vous le lendemain du jour où vous avez touché vos revenus ; en6n toujours »u ncHnent où vous avez de l'argeniË, et que vous ne craignez rien pour votre
boucse ;
Une connaissance aimable , un am même, un de ces gens auxquels on ne refuse rien^ parce qu'ils coi^naissent notre situation ; mais plus souvent une dame fort aimable , engageante , spirituelle , vous racoartent les uKfortunes d'un bonmie de h société.
« Oui, disent-ils avec (miAicm^ un id est tombé dans la misère ! le le plains de
DES GENS HOVIiETES. 1 I9
tout mon oœur. Ah ! c était un bien brave et digne homme : il ne mérite pas son sort. »
Là, V0U6 faites un signe d'approbation.
En effet , que risquez-vous ? Vous n'apercevez rien de sinistre pour votre bourse.
« C'est un devoir pour tous les honnêtes gens de le secourir... d
Qui n'applaudirait pas à cette maxime chrétienne si touchante^ si belle, et si banale qu'elle signifie tout le contraire?
« Enfin y ajoute-t-on , je ne sais pas comment cela se fait ; mais son malheur est tel, que le pauvre diable n'a pas un écu. »
Là , vous vous doutez de quelquQ piège :
il y a des pressenlimens salutaires.
Alors vous dites quelque phrase^ et c'est toujours ce que vous pouvez trouver de plus insignifiant. Enfin, pour échapper, vous feignez de chercher des yeux une connaissance dans le salon.
Il est trop tard ; on vous tient , on vous regarde, et l'on ajoute : « Il a été forcé de vendre :
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laO . GODE
» Un bel Elzévir, » si c'est un homme de lettres ; a Un tableau , » si c'est un peintre ; * « Un beau meuble , » si c'est un homme du monde;
ff Une belle porcelaine, » si c'est un journaliste ;
« De la vaisselle plate , » si c'est un artiste ! dramatique ;
ce Des bagues , » si c'est un seigneur déchu.
Et remarquez qu'il y a toujours des cir- | constances intéressantes : l'auteur a eu des succès ; le peintre a été à Rome ; le banquier est un sot qui n'a pas eu l'esprit de faire faillite ; le seigneur a été un personnage.
« Vous devriez bien , dit-on d'un air sentimental , prendre des billets : le prix est si modique ! Pour vous , c'est une bagatelle ! Vous gagnerez ; tout est presque placé. »
— « Voulez-vous me permettre de voir?«
DES GEHS HOUNÈTtiS. ISIf
cfites-vous froidement; car vous espérez encore vous tirer de ee mauvais pas.
Vous tenez le billet , vous le tournez , retournez. On vous voit : il y a là plusieurs personnes.... Il est impossible de le rendre.
Quand on est arrivé jusqu'à se faire offrir les billets , il faut agir avec grandeur ; se tenir obligé de rendre service ; ne prendre qu'un billet, mais d'un air réjoui; car songez que, dans le traquenard où vous êtes pris, il y a quatre-vingt-neuf personnes qui perdent avec vous cinq francs, dix francs, QQ napoléon, deux, trois, dix quelquefois.
Mais souvenez-vous, pour l'avenir:
i<>. Que l'objet promis est porté à trois fois sa valeur ;
ao» Que souvent on ne place pas assez de billets pour que le tirage ait Iteii ;
3<>. Quç le propriétaire garde presque toujours la moitié des billets, et qu'il a quar$mte-cinq chances contre vous une ;
4®. Vous ne connaissez jamais ni d'Eve ni d'Adam la personne secourue ;
5^. Elle ne vous connaîtra jamais ;
6^. Partant , il n'y a ni reconnaissance à attendre , ni plaisir à espérer*
Ifous connaissons un compositeur dont le piano a été mis sept foiâ en loterie. Il rapporte dix-huit cents francs par an. Mais il ne reste plus que trois ({uartièli de Paris à exploiter*
Quant aux moyens de se giirantir des loteries, il n'en existe qu'un seul. Il faut avoir une grande connaissance du système de Lavater^ et d'après les figures, les inflexions de voix, les gestes ^ dévider d'une lieue ce dont il s'agit.
AlfECDOTE.
No.us avons connu un hûonêto homme , que nous offrirons conlme un modèle^ un type véritable de t homme prudent.
Il s'était habilement cuiras^ contre toutes les attaque» que les fripons, les gouvernemens , les gens oorarme il faut , la société , pouvaient faire à sa bourse.
DES GEHS HOimÊTES. I2l3
D'abord il résolut de mourir garçon. Il est mort!... et nous l'avons suiti, lui dans le char des pauvres', et par-dessus lui Un drap b\Ahc. Il n'était cependant pas mort vierge. Oh ! rioii.
Toute àa fortUile était placée en viager par de belles et bonnes hypothéqués. Il avait réussi à amasser aidai cent soixante mille livres de rentes viagères^
Il ne payait donc pas d'impôts fonciers , ni d'emprunts forces, ni de réquisitions de guerre, subventions^ contributions, etc.
Il avait fait assurer sa vie«
Il logeait dans le plus bel botel garni de Paris , et occupait un appartement magnifiquement meublé.
Il ne payait donc janlais d'impôts mù^ bilier» personnel, etc., était eatempt de h garde nationale et du logement des troupes.
Il n'avait pas de domestiques.
Il s'était arrangé chez un loueur de caressa pour avoir toujours à ses ordres une voiture et an laquais.
Il fâisaiit les meilleurs repas en vUle, et n^était pas tenu de les rendre , en sa qualité dç garçon.
Il dînait chez les plus célèbres restaurateurs , ergo n'avait pas de parasites.
S'il eut des enfan$ , il n'en fut jamais embarrassé , non plus que de leurs mères, et ne se releva jamais la nuit pour les
soigner.
Il atteignit cette terre qui pèse tant sur notre poitrine, sans aiiroir dépensé un sou autrement que pour son plaisir : il pouvait se comparer au justum et icnacfm d'Horace.
Il eut toute sa vîe une liberté illimitée, ne sentit aucun frein, aucune chaîne, et vécut heureux comme on doit l'être lorsqu'on jouît de tous les bénéfices de la société , sans sup{)orter une seule de ses charges.
N'ayez jamais la sotte ambition d'être revêtu de fonctipns gratuites; et, parmi tous ces honneurs, fuyez la mairie, swi**
DES GENS H0I4METES. îsS
tout celle d'un chef- lieu d'arrondisselâe&t.
1^ Le préfet en voyage vient chez vous, il faut le traiter : le lendemain, il a oublié votre nom.
2°. Lorsqu'on tirera au sort pour le refcrutement , pendant trois jours vous aurez le sous-préfet. Un sous-ptéfét est encore pire qu'un préfet.
3^ Enfin , votre commune n'aura-t-elie pas des procès à finir, des chemins à com^ mencer ; et la moindre petite affaire ne voua conduit-elle pas à Paris ou au chef-lieu du département : grâces au . système de centralisation! Et alors que de courses, de voyages , de dîners et de séjours loin dé chez vous , sans compter les peines.
4°. Vous vous ferez des ennemis \ et le plaisir d'être le César de la commune ne peut pas compenser ce feeul inconvénient.
D'après une évaluation honnête de tous les frais de la placé, on fixe les déboursés à douze cent francs : c'est la dot d'une honnête fille.
Si deux amis passent le poiit des Arts<^ il vy en a toujours un qui se Iroqvç perdre un sou.
Ne combattez jamais à qui paifsra^
J>éfiez-vous des auteurs qui veulent vou^ dédier un livre.
M éfiez«-vous aussi d\in auteur qui \RU$ envoie son ouvrage saps avQÎr nais dessus:
Présent darrUtié* Le mot hommage est même douteux : il n'eiLcIut pas assez pûsir tivement le paiement ^u livre.
S aï.
Une bonne coutume est celle qu'oo( plusieurs honorables personnes ^ de s'ab' senter je 3o décembre pour un- mois:
ce sont des philosophes qui jugent sainement des choses.
Ne soyez le parrain que de vos enfans^
Si Ton vous propose un filleul^ yoire une Jolie CQmmère, réponde^ imperturbar
blement que, « la religion catholique cons*-
0ES GBnt 902fII£TES. 1^7
Jérant Un parrain comme chargé^aux yeux de Dieu , de Tâme de soii filleul , qui de^ Yient ainsi son fils spirituel, vous vous êtes fait une loi de ne jamais prenjdre sur vous un« pareille responsabilité. »
Cette phrase renferme dignité, savoir, noblesse, prudence»
Le plus petit baptême coûte cent écus à un homme honorable , sana compter le filleul.
Nous savons cependant quUt est des circonstances oà l'on est forcé d'être le parrain de son fîlleu) ; mais c'eat une extension eitra^conjugale àa priiMpe que nous avons posf d*d)ord»
§ ^X Mânes f^ vous rarement sans dot; OKiia eni^ex encore plus^ d'4p<Misev tquie une famille.
Beaucoup de persomMsi honbrabtes ont pris l'habitude de aprti^* sans argent : ces fenasagesTOseembieiit kw^ioms seiè^krds de noa^aiicâtres, qui, oouverta d'une cot(e
i»8 cqpB
de mailles, ne craigoaient pas les coups de poignard.
Les jours de Fête-Dieu , marchez vite, à cause des mille diapelies que construisent les enfans.
Ils ont une voix » douce ;
Ils sont si jolis-;
Si bien habilles ;
Et les petites filles !•,. les fleurs... Ah !...
Vous n'en seriez pas quitte pour cent sous.
Qua|^ vous aurez un cheval à vendre , soyez prudent : il viendia pour le voir un jeune homme botté, éperonné, la cravache à la main; il emmène .votre cherôl. 'Ne vous impatientez pas, il vous le ramènera au bout de trois heures. z^!';
Il lui a reconnu ùQ défaut majeur; mais aussi il a été au-^ho» de Boulogne. : 4.
. Âpres . la sottise que^raBr^xxMmiie&ifeB épousant une femme sans doty* la >plifô
DES GEK^ flClKSÊTES. 12^
èriïelie c^êst celle de donner dans tontes ces rertus patriotiques de dons, d'ofl&an* des l de sôuscriptiohs monardiiques et pa* triotiques du Texas, du Champ-d' Asile , de statues à ériger ^ de calmes d'or et d'é* pées à monsieur le général un teL
Tout cela ira bien sans vous. .
Quand on homme fait le bien , n'a-t^l pas son cœur ?
Quelques imprimé qu'on puisse vous, annoncer pompeusement dans le? rues , ne Tachetez jamais , ne çoûtât-il qu'un sou :
vous le lirez daps le journal du soir en prenant une tasse de café avec votre ami.
§ ag-
AWECDOTB.
'' L'ffrt d^«Croqufer une pfeéie, et de se veDgèi?''én Ittiénie tem^s dé lit b'âissesse de son protecteur, étant ce qu'il y a de plus difficile/ nous 1 consignerons ici le fait suivant qui a échappé à l'auteur dé XAri d obtenir desplucvL ' '
•«««*. Vu.1
i3o eoDB .
, £a iSiS, lopft 4« cette ^4st/tu^ii>tï en nuiaae d'une foi^e de fisnctioBO^^B, «u moment où k>s boUea pl^ine^ de bUlets de banque élsient ï la mfi4e, «t qu'on k»
ef&ait eomtne du tabac, un je^ne bommey plein de talent, destitué injustemmtr «H* se promener aux tieux fr^qiieatés par les belles ParlsienBes ^ qui ne savent riea refuser tes jours de lojer.
Il examine eesdaofe^arec ta curlositë d'un marcband d'eselaves , et trouve enfio un modèle de beauté , de grâces : fin sourire, lèvres rosées, teint pur, dents. blanches; elle étml faite à ravir. Il offre upç somme assez raisonnable , et emmène cette demcûselie chez lui. Elle devait passer pour sa femme quinze jours environ.
Il pare cette épouse d'emprunt, Hn- •iruU de %<m rôle, et ra k l'atidleiMfl 4'un firotacteur puiasMtt ^ ^oéni cuw9 o»
prussien ?
« MoQsieqF, c'Mt lan femme! » répwtjUt.-il.
— <> Ab! c'esl madame...-. *
Des GEJus HonnÊTEs. i3i
Huk jours apr^s il avait emporté sa place à la pointe de Fépée. Et le général ?
Oh ! te pauvre général , n'en parlons pas.
On prie les [^h>tecteurs de se défier des protégés , autant que les^ protégé3 se défient d'eux,
Quand vous êtes en société, niéfiea> vous singt^ièrement de ces papiers qu^ Ton vous passe avec invitation d'y mettre votre nom.
C'est toujours une pron^çs^ 4^ dopner ^n IpuM», dix francs, ete., poqr ^^ con^ eert ou autre invention pareille. Lorsqi^ la recette est assurée^ n<^us avons toujours vu le^ artistes jo^er plus ip^I 9 et ^uvept, tVgent d<H>né, le copcert ou T^^semblée n'ont pa$ lieu.
Dites simplement q^e oe jatir4^ vpus allez à la camp^ne.
Il n'y a pas de propriété fpTOière qui puisse rapporter ptu^ que cette campagne que TOUS n'avez pas.
i3a coiji!
« Non , madamey mes moyens ne me petf* mettent pas.*... » — a Non, mon ami, jel ne suis pas assez riche.... j»
Phrases qu^il Êiut ayoir le courage d^ prononcer quelquefois , mais avec fermeiéi
Elles garantissent d'une sotte partie de plaisir, d*un achat ridicule, d^une foule de choses enfin qui ne portent ni honneur ni profit. ♦
Règle générale : ce Ne laissez jamais apercevoir la véritable soinme à laquelle se monte votr**^ fortune. » Et méditez cet axiome^
Sottise , duperie , pas de clerc , que de donner de l'argent pour voir d'avance ce qu'on verra publiquement quelque temps après , comme les tableaux , les chapelles à fresque, les plafonds peints, les coupoles, les répétitions , les objets d'art.
Il y a régulièrement tous les ans à Paris
DES GENS H01}^£TES. l33
quelque nouvelle invention qui tend à faire passer l'argent d'une poche dans une au* tre, yoloptairement et sans efTort; Songe2 tien que le zodiaque de Denderah était une pierre noire quç Ton voit gratis au Musée ; que le fossile humain est aussi une pierre, et que ^n existence serait tout bon-»nement un fait pour les sciences naturelles, et que cela ne regarde que M. Cuvier; que Je tombeau d'un roi égyptien est faci^ lement connu en ouvrant un volume d'antiquité^ à la jpibliothéque royale; qu'une momie, up lion d^ marbre antique, toutes ces expositions, enfin sont^des inventions perverses dont il faut se garer soigneuser menj:»
Il lie fapt aller voir que ce qui peut pro* curer du plaisir; un danseur célèbre, un jeteur, une débutante, une fête, etc.
Quand vous imprimerez un livre .pour la première fois , si vous laissez voir au petit drôle qqi apporte vos épreuves que vous êtes flatté de lire vos pensées impri;-
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mces tontes vives, il sait qu'il sera récompensé. Bien ; le piège o'est pas Ih. Un matia, il viendra tout propre, tout drôle, tout gentil, vous demander au nom dn ouvriers imprimeurs. La fête de leur ps'^ tron se trouvera toujours dans le temps «]u'on injprimera votre ouvrage.
Si par aventure vous êtes nageur, et que vous Vous rendiez aux écoles de natation ,
i". Ne vous noyez pas ;
a°. N'ranportel jamais rien de précieux sur vous. Les cabinets sont bien sûrs ? — On le sait. — Les halntués sont tous honnêtes gens. — Raison de pins.
Ayez soin de vous faire un costume de nageur, comme un chapeau de bal, un habit de jeu.
$37- Quand vous aurez quelque bijou précieux, ne le montrez jamais dans une grande assemblée.
L'abbé Oesmonceaux, oculbte de Mesimes sous Ixuis XVI , montrait une ta-
DES GE5S HOirnÈTES. t35
batière ({ui venait de lui être donnée par kt rei de Suède. « Cétatent tous seigneurs y nwÊS a^'t^il dit; eela a'empéciia pas que, lorsqu'elle eut fiait le tour du salon, Il fut imposable de la retrouver. »
Entre la parole d'honneur d'un avoué et celle d'une actrice , n'hésitez pas : croyez l'actrice.
Défiez -VOUS des fémihes grosses: elles sont ^billes dans leurs envies*
Ne faites jamais de dépôt entre des mains humaines^ pas même à la Banque.
Si VOUS êtes forcé de mettre votre argent entre les màins de quelqu'un^ choisissez une actrice , ou un homme d'une profession et d'une conscience siinples , comme les commissionnaires, les charbonniers, les porteurs d'eau, les fruitiers, etc.
Il y a deux Fois , la foi de N^inoti et la foi puérqué : et les Carthaginois sont encore l»ien nombreux !
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En général gardez le plus long-temps possible vos pièces d'or et. de cinq francs sans les changer. L'expérience, a dicté ce précepte. En efTet , remarquez qu!une pièce de cent sous est encore respectable ; on regarde à deux fois avant de Tentaiher ; c'est un morceau de résistanpe* La monnaie coule, elle s'échappe insensiblement d'entre les doigts.
Un ami de collège dans le malheur ,
tonneau de Danaide.
Défiez -vous constamment des inven* tions nouvelles, telles que : les huiles de Macassar, les poudres à rasoir, les pâtes de jeunesse, les fioles virginales, les scaphandres^ les cafetières, les lignes qui se foureint dans unexaone^ les parapluies qui rentrenj: d^ns un Joureau. de tôle , les lits qui se cachent: dans «un mun, le& fourneaux «oonomiques. qui i:QÛtent à établir plus que cent fourneaux, les cheunnées de cent écus
DES CENS tiONNÊTES. l3}
qui doivent chauffer sans bois, les fusils, les marbres factices, les bottes sans couture, etc., etc. £n général, tout ce qui porte le nom di économique est une invention coûteuse ou impraticable.
Il y a , de par le monde , un brave et honnête cultivateur qui inventa , il y a quelques années , un outil pour empêcher, au moyen d'une incision annulaire , la vigne de couler* Ce digne homme remédie effectivement à ce grave inconvénient qui perd les récoltes précieuses; mais il n'a pas vu qu'avant que fôn ait pratiqué cette circoncision de la vigne sur des dos de cinquante , soixante arpens , le raisin a le temps de mûrir , tel nombre d'ouvriers qu'on y emploie.
Cette invaition, très-ingénieuse et re^ marquable, est bonne pour ceux qui ont un arpent ou deux de vignes, mais inutile au reste des cultivateurs. Cet exemple uoos a frappé entre mille autires.
' Aussi ces inventions-I^ sont-elles bien les plus terribles impôts qu'on ait^jamaîa
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levé* sar le^ h^uiprables bouvgtws. Que rpn o^ npps qccMse pas iei de vppipir ^uEfer l'îadu≜ aoui applatifjîrops df toutef no« {qrceti aux ioventtpps F^Jeiim}!
utiles; niais npHs oe ces»er«ns de Tépé\m à r^çcaifio^ des charlata^eiies i
Attendez que la voii publique et lO a^z long usQge aient consacré les ïnvfw* tions nouvelles , alors vous participereu à leurs bieqfAils , moyennant U soiDiBe de dix, vingt, trente ou quarante francs.
Vous âtcfr £1q; vous seiei pèra , à noiui que....
Voue êtf s fils,v Sourenes-vous alors de e< certain sac , ç« s«c qui- était dant cet endroit, vous savez?.. Monsieur yoIfc père n'y prenftit jainais gar<da, et de tfHHp» à autre vous ; puisiez avec coafîquce. En ce teptf^Tlà., VQus vous disîes : « Babl cela ne paraît pu! ». Puis eocare ; « Mon père me doit des leçons d'ordre, d'écoiMviei tle bonne aâmiaîstration; je. fais. là uoe inruTc, et je vois qu'il s'a ai.auinoire
Des àtiis m&BTnirɧ^ ir%
ni attention, défaulB essentiels dans ua fhofd^. famille. Dieu se sert de moi pour le puinïWi»
Yoi^ vom donniez là une leçon indîlaelei m ^rons êtes aujourd'hui père^ Auap ee présent paragraphe i^'estt^î) iei porté qne pour..*.* mémoire.
Ne voys avisez jamais d'offrir le bras ai4x dames de votre connaissante pour aller au spectaele , etc., etc.
Il peut pleuvoir.
Cepend^t si une dame vous témoigne ({uelque estime, trois francs de voiture de>* viennent une économie.
Un vieux garçon ne doit jamak avoir qu\Mi coupé pour votture ^ et sans strar pentio.
.Malheur à lu» a'il prend une iMnfine •Il vm lané|« î
Que de femmes il recondinrat etw«. trofil diMMiîrij^rea dam uiie ealèehe, e^esl p«r#
l4o CODti
De femme à femme , il y a des vois qoi sVxécutent d^une manière épouvantable.
' Comme il y a d'honnêtes femmes autant que d'honnêtes gens , nous leur coiiseiUons en amour la plus grande discrétÎMi et Téconomie.
Si votre femme vous persuade qu'avec les cent louis que vous lui avez remis, elle a pu acheter une parure qui vaut cinq mille francs ;
Que la parure vaille même davantage ^ tout examen fait :
Vous êtes volé, mais sans effraction.
§ 49- . Pauvre petit innocent ! Il a dix ans : il ne connaît pas le monde , les hommes , les femmes!... Il était fils unique.
Le voilà qui saute, et tout joyeux croqu« des bonbons, des dragées : il est heureux comme une actrice applaudie. Il y à eu un baptême à la maison j et le, parrain de sa
t)£3 G£>8 aO»N|TES. l4l
sœar loi a donaé ^ ; aveo les . bonbons , ud joli petit- sabre. Il aime ce bon parrain.
A vlngt-citiq' atis il se trouvera volé ; et cependant que de choses on lui a données!
Un mné peut être volé comme cela deux fois , trois fois.
Les lois ne punissent jamais ces horribles brigandages.
Vous , pauvre bambin, vous n'y pouviez rien faire, et monsieur votre père encore moins. -
Il ne vous reste d'autre parti que de bien aimer votre jolie petite sœur/
Aussi autrefois, et c'était chose sage, on mettait les demoiselles au couvent.
Lorsqu'un de vosipàrens est dans Je commerce, n'achetez /jamais rien chez^ lui. ;
1^ Vous n'oseriez; pas :inarçhfaid^, et ne pourriez jamais lui reprocher de VMi^ atôir malservi.
* ^^. S'il vous conbaît riche , vous n'aures
lérét de v<^ fonda.
qu'un autre*
. Geoi t'appliqua encm94^PL 4^ l>Mî^<f' Songez qu'il faut toujours iq omiaîdéri^r
aamme i» état, d? fp^wt^ wreçs^ 4c>i^i?|is' seurs.
li y a dfiilE' li^npn^lea eb^sea àp à^ toyens français avec lesquels il ne fstyt pa» l^gèremewt qontraçlcç ; 1^ Jtpwawll et les Gascons.
Vous ëi^ nçtfdecin, avoué | notarre^ ^c^ homn^e public en&i; alors retenez biea ceci :
Lorsque voua verrez venir un Iiomine qui a tenu om qui tiapi eneoM ufi ^od état dan» le monde; quecet faonme^i
(Oapamgraphaa'applKp«e «gaiement ans
Que cet horouie ou que cette âsuM dailf pairsan raug mène ^ alfnrttr «m bautenrr
DES aES9 HQ^nÊTES. l^i
ime fîftr^, im orgueil, une morgue, une ÎQ^lepc^ de qualité siTec vous y qui n'Ites»
pas noble ^ ou qui , par v<itre proféaûoiB e^tiffiable , êtes cmm au-dessous de lui ou d^çUe , qui oe lait neii , ou ^n% Toiaivelé' est chèrement spldee par une sinécure;
Que eet h^uuie ou èelte làune dépose sa fierté eu entrant chez vouSi et veuille vous^ p^er d'aflaires f
Hi^XeRejE, qu'il y a toujours uu piège là,.«
Elle entre, elle s'assied; vous la ooaoaisT* seE, vous êtes flatté de sa visite* Sou tfùn e$t moitié humble, moitié hautain. On ret connaît cette e]Gquise politesse du gi*and monde, oes manières distinguées***. Vous êtes mis sur une ligne dé décei|oe et de; haut ton qui foi*ce à garder un visage*, agréable* La visite se prolonge.
On vous demande tout à ooup pouraf-^»
faire dans votre cabinet
« Oh ! mon Dieu I dit-<eUe avec un. sûu^ rire et un mouvement de léte gradeus^ aUffi, Monsieur, j'attendrai» a
Que la terreur se glisse dans votre âflMJ
ceci veut dire quon vous empruntera de Targent , une forte somme que vous ne reverrez jamais.
A votre retour on vous fera une proposition telle , qu'il vous sera difficile de refuser.
i Nos ancêtres avaient des usages et des coutumes- qui semblent bizarres au premier coup d'œil; mais iln'en est pas moins vrai que cette petite grille placée à la porte d'entrée, et par laquelle le maître de la maison venait reconnaître les arrivans dans les temps de troubles, avjait une utilité bien réelle, et que cela évitait bien des sottises. < La petite grille subsiste encore en province dan$ quelques villes.
• Aujourd'hui à Paris les gens qui ont des créanciers , . pratiquent une meurtrière à lelir.poi;te pour savoir de quelle nature est l'homme qui sonne* ^
Ces honorables ressources n'existent plus; Un maître n'a jamais de valets assez intelligcns pour deviner de semblables toiurs^ /
DES GElfS IIOKlfETES. l45
Alors la seale garantie qui reste est une profonde connaissance du système de La»
yater, et une grande habileté.
Vous venez d'acheter une campagne ;
Vous avez placé vos fonds ;
Vous devez faire un remboursement»
Vous venez d'essuyer une banqueroute, etc. Un homme profond, juge si Tho* norable mendiant , si le noble emprunteur n'éprouve qu'un embarras momentané.
Prêtez alors , avec un visage radieux , mais prenez hypothéqué et des sûretés , et par-dessus tout, montrez-vous rarement jusqu au remboursement.
Si la comtesse emprunte , parce qu^elle fist ruinée , tâtez-vous le pouls , et voyez si vous pouvez impunément vous laisser saigner,
Vous, femme, aimable, élégante, riche, vous avez une femme pour amie; elle ^ aussi aimable , spirituelle , bonne , riche,
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Ne vou» prél^ jamais ni oaehemîre , ni robe , lai parure*
Nous savons qu*il n'y a nuHe intention ; mais un soir vous donner à votre bonne amie un schall pour qu'elle puisse ^e coiffer en turban , à la grecque , à la lime.
Le lendemain votre femme de chambre vous rapportera le cachemire en huit mor^ ceaux; car le coiffeur^ qui ne conimissait pas jusqu'à quel point allait çolre intinuié, l'aura coupé impitoyablement.
Lorsqu'il paraît un écrit de quelques pages et bien intéressant , songez que Delauuay, libraire au Palais-Royal , Fa sur son étalage y et que, pour se populariser, il Ta coupé , afin que vous le lisiez à votre aise.
Il en est des beaux cafés nouveaux, comme des changemens de ministère; c'est vous qui paierez.
Prenez garde aux ScUrU^G^rg^ y qui ne vous cherchent querelle que pour vous
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appeler en duel, et vous faire payer un déjeuner de quarante ou cinquante francs.
Lorsque vous voyagez dans Paris avec un cabriolet de place, et que le conducteur est propriétaire du cheval , soyez sûr d'entendre rouler ses plaintes sur la cherté de l'avoine, et sur ce qu'on lut porte envie. Il perd à ce métier-là; il vaut mieux être chez un maître loueur, etc., etc.
Mais si le conducteur n'est pas propriétîHre, d'est autre chose :
Les maîtres exigent une somme exorbitante.
Lui , pauvre diable , a femme et enfans, at peut à peine les nourrir.
C'est k première fois qu'il étrenne de la journée.
Il est ancien militaire.
Bref, vous donnerez: toujours plus q«'à un autre qui ne dirait rien.
Nous avons connu un homme très-distiogtté qui Suivait ^ordonnance comme aurait pu faire le Shjlock de Shakspeare. -
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Quand vous allez au spectacle, ne prenais jamais Targent qu'on vous rend sans bien l'examiner,
Idem^ au trésor.
On reçoit quelquefois des pièces fausses,
Mais examinez encpre plus sévèrement les petits rouleaux de papier intitules; Pièces de un franc, deux francs,, elCf
Un bel enthousiasme dont tous I^s enfans sont victimes tous les ans lorsqu'ils sont en pension , c'est celui-ci :
La fête de Thonorable instituteur arrive; on complote de la lui soubaiter. On demande à son époufic quel est le meuble ^ la pièce d'argenterie dont l'offrande serait agréable à Monsieur.
« Non , mes enfans , dit-elle toute confuse , non , je ne vous le dirai pas : l'année dernière vous donnâtes douze couverts , et vous savez combien Monsieur a été mécontent; il a failli ne pas accorder le congé; Qon , ne donnez .rieti. »
C'est de Thuile sur le feu : on s'impose par tête y on se moque de ceux qui donnent peu : c'est à qui harcèlera père et mère pour aYoir davantage ; on prend même sur ses menus-plaisirs^ Oh! quel âge d'innocence ! avec quelle bonne foi on conspire soi-mêtne à se duper!
On oflfre la soupière. L'iilstituteur &e fâche y gronde ; et sa modestie parait dans tout son éclat. Il accorde le congé d'un air sévère , et promet de punir l'année suivante si pareil scandale a lieu. Encore dix ^ns, et son service sera complet. « Ce sont de bien bons enfans tk, » dit-il à son épouse. 'I^is à chaque père en particulier il assure pendant quelque temps que son fils fait ues progrès, qii'il proniet, que c'est un fort joli sujet!
Cours de langue italienne en vingt-quatre leçons; cours de mnémotechnie en dou2e séances; cours de musique en trente-deux leçons; récriture apprise en dix leçons , etc.
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Nous ne vous feroqs pas l'injure de commenter ces charlaUmcrJw. .
Ceci s'applique encore âgx. portraits. À unlouis faits en deus séances.
 Londres, les consultatitm^ de tout genre se paient fort cher, et le moindre avis est regardé comme une consultation.
Le célèbre Driadust, avocat , .passnitdiins Alls-street , lorsqu'un marchand i l>ji montrant un schelling, lui demanda s'il étfiit bon, « Fort bon , dit le docteur en le mettant dans sa poche; vous me donoierez le second une autre fois. »
Ainsi , quand vous irez en Angleterre, si vous parlez à un médecin ou à un avocat , oe terminez jamnis votre phrase par un point d'interrogation, Vous n'avez pas que votre bourse k garantir: mi peut voua prendre encore votre réputatimi.
En se servant de votre Crédit ou de votre nom , des fripons^ qui doivcût faire ban-
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qUeroiite^^)4u?ent. VOUS' proposer une belle affaire, des gains ceftaîas: ils veulent votre dMK et Yotre virginale réptttatiott pour attirer des dupes. Vous, jeune homme pur fit cm»lide^ oiivdtis, honnête homme foncé y vous ne vous douteriez jamais que des Jiommes honorableè , bien vêtus, bien 4isans , qui vous vont cherche)? en voiture , vous amènent dans un bel b6tel , vous donnent un dîner somptmeux , puissent être des fripons.
Cela est ainsi. Il vaut mieuk perdre quel* qttes ëctts.quede risiquer cette glace pure qu'on nomme réputation.
Un parasite qui n*est pas gai , qui ne sait rien , qui se plaii^t des mets , vous vole.
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Que de tnaris ne êe 9^/tA aucun scrupule de dévorer le bien de leurs femmes!... ou eehti de lenr^ enfang. Que de femmes prodigues et Itères !..«
On devrait mari^ toutea les femmes se*
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parées de biens; cela n'empêche pas ks»
testamens d ailer leur trahi.
Une femme qui à tout donné à sdn ttMt a commis une grande sottise.
Il y a une coquetterie dans les bienfait} comiâe en amomr«
Que direz-Vous de ces banquiers d'Aï*" JemagTie qui, avec une bonne foi teutonique^ nous envoient des sériés de ituméros pour les loteries des terres d'Ëngelthal^ de Ne^hy » de Sigmarin^eh , d'HohenKngen , etc. Il faut que Ton nous croie aussi bénins que les Allemands ! Nous espérons bien que pas un de nos lecteurs n'a encore risqué une pièce de vingt francs.^
Acheter des arbustes, des fleurs , des plantes au quai auX fléUrs, est une haute et cruelle sottise qui se commet journellement : aus^ combien de rosiers ne voii^ on pas mourir sur les fenêtres^ empoisonnés par la chaux qui garnit le fond du pot à ileurs. Les bourgiçois de Paris , lè!s i^dm-
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inerçètns de Itf rue Saint«Dehis soitl incor^ rigibles!....
Avoir sa campagne près de PaTi$ , c'est mettre un sétier de hlé dans un champ au'letôps ou les <:iiseaux nourrissent leurs petits* AUez donc au moins it vingt lieues de la capkale^ ou n'ayez pas de can^agne^
tl y a des gens prodigues et qprrupteur^ de toute morale , qui, non contens de manger leuï* patrimohie , veulcâit encore'dissrper celuides autres pas contre-coup. Ils démo!'< ralisent là ckrsse hoAnêle des ouvriers et des ouvrière ^ et gâtent par leurs folles génëriosités une partie utile de la nation t ils l'aecoutuntent à de nouveaux besoins i et c'est ain^ que l'on prépare des révolU"»
tions krm à^eajirhier Pabîme.
L'une des, habitudes les plus per^ersed iU jceà jeunes gens consiste à donner des pièces de vingt ^ trente , quarante et cent Sûus aiix ouvriers et ouvrières qui leur upporlent de ta part de leurs maîtres des
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pures de bottes , àea hsbiti , du Kage , des chapeaas , des meubles, etc. ^etc, ;n bien qu'un honorable bourgeois est vilipendé qkufui, par &vearinaigDe^ il octroie an pourboira modeUe «t convenable.
Nous le répétons', dans nntérdt 'àet bonnes mœurs , les foumisieart' doivent leurs asTcbandises franc de port ; et cor* rompre ainsi le commerce dans sa source Mt un raime.
. lly&pou de dibseàdine contre lea'médecins; ce n'est pas guk vivank-i se plaîndfe d'eux; cependant, ils ont bien aussi, par-ci rpn>U, quelques petites manières de faire gagner de l'argent aux apothicaire. Bemarques qn'il' y a tous les ans ub spécifique en &Tnir '; un tBtnps ce Ait le sagou, un aoirà le' salep : oÀ iMm^it tout av salejh ou bk sagote X.'amnr-4t>Àt a d^ràné le lagou : maïs vint ,4Teo Wattflr- Soott, le licb«^ d'Islande, ^is les «aiigtaa indigènes combinées avec l'eau- de eioe; eafio le bol purgatif, etc., eto-ï^k
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toujours ces bons remèiîles , çpûteoi plua cher quand ils sont en vogue } et c'est ^ à bien prendre, comme ces réimpre&sKH|9 que font nos auteurs qui finissent par ûou»
mettre entre les mains ce c|ue Eums conoaiftr sons. Voyez les résumés.
Ne dites jamais où est votre testament et ce qu'il contient.
Vieux célibataires 9 oncles sans eofims 9 vieilles qui amassez sou sur sou pour des collatéraux- , bonAétes^ gens fortiinét, etc< , à tous présens et à venir^ salut : vous fai«* sons savoir par ces présentes qu'il ne faut jamais s'embarrasser d'un testament dliez soi ; et que , règle générale ^ on doit toujours le déppser cbçz un notaire : c'est le parti le plus sage et le plQs sûr.
Dans telle société qu^ yçrus j>uiteies vous trouver, lor^qu'autour de h taille d'écartë il 7 a beaucoup de monde^ que vous êtes intéressé par un pari à la partie « ne quittez pas votre argent des yeux, e| tiH>iJve&*
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tous toujours présent au moriiêùt dû paie' inent : sans cela , vous auriez beau parier des deilx côtés , vous ne réussiriez paâ toujours à toucher votre argerit après cette douzaine de mains qui S*avaâcent à là curée.
11 y d quelques personnes qui s'auiiisent à prendre et à cacher votre argent, d^autrefs jouent avec des bijoux et font de très-mauvaises plaisanteries. Il arrive alors quelqUe*» fois que l'argent ou l'objet précieux s'égare par une circonstance foi'tuité, et l'embarras le plus ridicule, lès sôupçoiis lés pluâ odieux se glissent dans Tàme de chacun^ Tantôt Tat^ent se coule dans Une botte , la boucle doreille se c^che dsLns le falbalas d'une robe de bal , sous lé coussin d'une gondole , et Ton finit par admirer les cafHÎces d^une divinité , sur le compte de laquelle on tnet bien des choses t Le âA.SÀRi).
Règle générale, tie jotié2 jamais avec les choses {U*ecîeu$es : outre que cette plaisanterie est de mauvais ton , elle amène
DES GENS ^OUllttES, iSj
toujours Wie situation désagréable ; sans compter que le hasard vous fait quelque* fois perdre ainsi de rar^^ent^
^PBB^