RESUME DU LIVRE SECOND
La mode étant venue de tout résumer , nous prenons le parti de résumer nousmêmes chacun de nos livres , de peur que quelque insdustriel littérairene vienne nous enlever le fruit de nos labeurs.
Or , vous voyez , honnêtes gens de toute sorte, qu il ne suffit pas de boire frais et de se tenir en joie , il faut encore avoir une certaine jBnesse pour bien vivre.
Avec ce livre en poche, vous pouvez éviter tous les impôts que nous avons signalés dans cette soixantaine de paragraphes.
Nous avons calculé la somme totale de ces contributions perçues annuellement sur beaucoup de riches imprudens ; elle s'élève à douze mille francs par tête.
Yous remarquerez qu'il faut une grande
DES GEHS HONNiTES. I7X
prudence pour sauver ces douze mille liv.
de rente ^ qui , bien employées , peuvent donner tant de véritables jouissances.
Mais il y a un écueil y une pierre dV choppement. Noui vous voyons d'ici, la mine sévère, le front rude, l'œil perçant, le parler sauvage , Tabord disgracieux , vous défiant de M. Pierre , de M. Paul , prenant en haine les hifmains et veillant en avare à votre argent. .
Fi !..« fi! vous dis-je, vous cinglez à pleines voiles vers Técueil , et vous courez risque de conquérir la réputation d'avare , de dur; ceci est épouvantable pour un homme comme il faut , dans le siècle aux soupes économiques , aux bureaux de charité, de maternité, de paternité, et dans le moment où le nom de philanthrope est un titre que Ton décerne au premier sot qui donne 1 5 soas pour un potage fraterneL
Cependant nous avouerons qu'il y a plusieurs personnes de distinction , titrées,, et de grand savoir, qui préfèrent encore passer pour ladres, avaricieuses, et se pror