‹ Code des officiers de santé de l'armée de terre; ou, Traité de droit administratif, d'hygiene et de médecine légale militaires, complété des institutions qui régissent le service de santé des arméesChapitre 41 sur 86 · C. Asthme nerveux · texte numérisé non relu

C. Asthme nerveux

Les officiers, quels que soient leur âge o^u l'ancienneté de leurs services, et 3 sous-officiers et soldats ayant passé déjà quatre ans sous les drapeaux, ront admis à jouir du bénéfice des saisons d'hiver, quand ils auront conicté au service les affections qui viennent d'être indiquées. Tous les militaires, sous-offîciers ou soldats, seront admis, sans condition ancienneté de service, pour les accidents des voies respiratoires déterminés

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par des lésions traumatiques (blessures) , intéressant quelques-uns des organes qui concourent à cette fonction.

Les malades atteints des affections ci-dessus seront choisis de préférence dans les garnisons da nord de la France, où la rigueur du climat rend nécessaire la jouissance d'une température plus douce.

— Les affections désignées plus haut comme devant être traitées pendant la période d'été, peuvent l'être exceptionnellement pendant les saisons d'hiver dans les cas suivants :

Lorsque des raisons de service ou d'instruction retiendront à leur corps, pendant l'été, les militaires de tous grades qui en sont atteints ;

Lorsque le traitement par les eaux sera considéré comme opportun pour les affections chirurgicales, diverses fractures, luxations, blessures, dont l'origine sera assez ancienne pour ne pas retarder l'envoi sur Améiie-les-Baias;

Lorsque les accidents consécutifs au scorbut, les anémies, les gastralgies, les névroses, se présenteront après la clôture de la période d'été ;

Lorsqu'un plus long séjour sera dangereux, soit en Algérie, soit dans une contrée froide de la France, pour les cachexies, suites de fièvres intermittentes ;

Lorsqu'on pourra redouter pour les rhumatismes l'influence hivernale, et surtout du froid humide ;

Enfin, en ce qui concerne les paralysies, lorsque la date de l'invasion rendra le moment opportun, que tout accident aigu aura disparu, et qu'elles seront de nature à être avantageusement modifiées par les eaux.

Les officiers de santé doivent se renfermer strictement, pour l'envoi. des militaires malades à l'hôpital thermal d'Amélie-les-Bains, pendant la période d'hiver, dans les indications précédentes de la note ministérielle du 42 janvier 1860, et éviter avec soin l'envoi des phthisiques au 2® et au 3® degrés. (Noie ministérielle du 3i octobre 1860.)

Eau DE Bocrbon-l'Archambault. — Source chaude acidulé sulfureuse et saline très-abondante, fournissant 1 ,000 mètres cubes d'eau par heure et entretenant dans les piscines un courant continu très-actif; température 60" à la source; principes minéralisateurs plus abondants qu'à Bourbonne-les-Bains. constitués par le chlorure de sodium, les sulfates de soude et de potasse; le> carbonates de soude, de chaux, de magnésie et de fer ; du gaz acide carbonique, hydrosulfurique et azote et une matière extractive aminale.

Source froide, contenant de l'acide carbonique, des chlorures de sodium et de calcium, des carbonates de soude, de chaux et de fer (1).

La période des deux^ saisons s'étend du 15 mai au 14 septembre.

1* Cas où elles sont utiles.

Plus apéritives que celles de Bourbonne-les-Bains et de Baréges, les eau\ thermales de Bourbon-l'Archambault conviennent dans les maladies de mêmes catégories, savoir :

A. Plaies fistuleuses avec lésions des os^ et présence d'esquilles ou de partie? devant être exfoliées ;

B. Rétractions musculaires et roideur des membres résultant de blessure^ par armes blanches ou par armes à feu, ou d'autres lésions traumatiques ;

(1) Bullelin de V Académie ^ tome 7, page 748.

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