C. Rhumatismes articulaires et musculaires chroniques
D. Coxalgies saus altération appréciable des tissus, engorgement chronique des articulations, fausses ankyloses ;
E. Adénites et ulcères scrofuleux ;
F. Paralysies ou affaiblissements locaux du mouvement, suites de maladies longues et graves ;
G. Paralysies ayant pour origine l'apoplexie, avec la condition expresse que tout état iiidammatoire soit, depuis plus de deux ans, complètement éteint dans les centres nerveux ;
H. Engorgement des viscères abdominaux, suite de fièvres intermittentes ,• L Dartres et maladies pouvant être attribuées à la suppression ou à la rétrocession des affections cutanées.
Indications spéciales. — Douées d'une grande énergie, les eaux de Bourbon- TArchambault sont surtout efficaces dans les affections indiquées des organes externes. Dans les affections viscérales, suites de fièvres intermittentes, elles paraissent inférieures à celles de Vichy ; elles déterminent la constipation plutôt que le relâchement du ventre ; moins sulfureuses que les eaux de Baréges, elles ont moins de puissance que ces dernières contre les affections dartreoses.
2*^ Ca^ oii elles sonl inutiles ou nuisibles.
Les mêmes que ceux indiqués à l'occasion des eaux de Bourbonne et de Baréges, avec cette addition que^ plus excitantes que ces deux eaux, celles de Bourbon-rArchambault exigent un choix plus sévère, en ce qui concerne l'existence d'inflammation franche dans les maladies, et d'état pléthorique ou de disposition à des congestions actives chez les sujets que Ton se propose de soumettre à leur usage.
Eau froide. L'eau de la source froide, ferrugineuse, deBourbon-l'Archambault, ne peut motiver l'envoi des militaires que pour quelques cas irès-rares d'ophthalmies chroniques et rebelles, accompagnés d'atonie, d'état variqueux des yeux et d'affaiblissement de la vue. Toutefois, analogues aux eaux de Forges (Seine-Inférieure), elles sont toujours apéritives; prises en boisson, elles constituent un adjuvant souvent utile à l'action des eaux thermales.
Eaux de Vichy. — Température. — Grand bassin des bains 44**88 ; puits Chomel 39°26 ; grande grille SO^'1 8 ; source de l'hôpital 35°25 ; de Lucas 29*35 ; des Acaries 27»-25 ; Célestins 19°75.
Principes minéralisateurs identiques dans toutes les sources , abondants., constitués par une faible proportion d'acide carbonique et par des carbonates de soude, de chaux et de magnésie ; du chlorure de sodium , du sulfate de soude, de l'oxyde de fer, de la silice, et des quantités minimes d'arsenic : (1)
La période du traitement thermal à Vichy ( Instruction du 6 mars 1862), est divisée en quatre saisons qui s'étendent du 1*' mai au 30 septembre.
i^ Cas oii elles sont utiles.
Les eaux de Vichy conviennent dans les cas suivants :
A. Engorgement du foie et de la rate ; obstruction des ganglions mésenté-
(4) Bulhiin de l'Académie, tome <3, pages 884 et 972; Journal de chimie, 3« série, tome 5, paues 317 et 338; tome 6, page 41,
riques ; tuméfaction et endolorissement du foie ; colique hépatique et ictère occasionnés par des calculs biliaires.
B. Etats cachectiques profonds et opiniâtres fréquemment prodoits parles fièvres intermittentes graves, prolongées, et qui sont caractérisés parla pâleur du visage, sa bouffissure, la faiblesse générale, l'œdématie de parties plus ou moins étendues du corps, Tempâtement des viscères abdominaux, l'anémie plus ou moins prononcée.
C . Dyspepsies, gastralgies et entéralgies. {Arrêté du 21 avril 188^.)
D. Gi-avelle rouge,îcalcul8 urinaires d'acide urique ou de sulfete ammoniaoomagnésien ;
E. Goutte ancienne, rebelle et exempte de toute inflammation aifaë; maladies qui peuvent être attribuées à la suppression ou à la rétrocession de la goi^tte.
Remarques. Une très-grande circonspection doit être apportée dans la désignation des militaires goutteux, heureusement en petit nombre, pour les eaux de Yichy. L'utilité de ces eaux contre la goutte, fondée sur leur composition chimique et sur les rapports observés entre cette afFectio^i et la gravelle uiiqiiô, n'est pas encore, au point de vue de l'expérience médicale, à l'abri de toute contestation. Elles ne sont opportiuiément employées dans tous les cas que dans l'intervalle et aux époques les plus éloignées des accès.
Indications spéciales, — Les eaux de Vichy, à la fois acidulés, salines et thermales, jouissent, contre les engorgements abdominaux, qui sont surtout les conséquences de fièvres intermittentes graves, rebelles ou réicidivée» , d'une efficacité que l'expérience tend à confirmer de plus en plus. Eu égard au nombre considérable de militaires atteints de lésions abdominales provenant d« maladies contractées en Afrique, il convient de destiner spécialement les eaux de Vichy au traitement des affections de ce genre. Les grayelles «riques et l«s affections goutteuses, d'ailleurs rares, peuvent être dirigées aussi sur elles. Mais les autres maladies externes, trouvant dans les établissements de Bourbonne, de Bourbon-l'Archambault et de Barég^s des ressources thérapeutiques, aussi efftcaees, si ce n'est plus, doivent en être éloignées.
Cette spécialité d'affectation de l'établissement de Vichy est indispensable pour y prévenir l'encombrement, et pour que tous les militaires qui ont chaque année, par suite de leur séjour en Afrique, un besoin spécial de ces eaux, puissent participer à )eur& bienfaits.
â" Cas dans tesqueis §lies sont mutik».
Les ^ux (Je Yichy siont sans effet fayorajbje d^s ^ef. affectio*^ qf([[ mporÇe de di^stinguer par ^ç diagnostic atte^tif ; ç^ sqi^t :
A. Les calculs urinaires d'oxalate de chaux, bien qu'on ait pré^eoda k contraire ;
B. Les ma^dies idiopatiques de la peau, c'e»trr^dii>ô c^e&tpiÎBe dépeadast pas d'affections du foie ou d'autres parties de l'appareil digestif mentionnées a l'article précédent ;
C. Les rhumatismes articulaires et musculaires, les rétractions des menîbres , leur faiblesse, leur amaigrissement ou leur engorgement à la suite des lésioo^ traumatiques, affections qui, bien qu'améliorées quelquefois à Viehy, trouveai cependant aux eaux de Bourbonne, de Baréges et de Bourbon-rArchanjbault. des moyens de traitement plus efficaces.
Cas dans lesquels elles sont nuisibles.
Les eaux de Vichy sont po8itivçq[|eTit contre-inçliQuées d§i,Qs \^ cas suivants :
A. Majîidies 4u cœqr ;
B. Catarrhes, pulmoa^ire^ accompagnés d'éréthisme et de. phthisia pulmo-* nair^; '
Ç. Constipations h?J)itueUe*j bien que,! administrées à haute dose, elles prOfr duisent la diarrhée ;
D. Les plaies et les ulcères de toute espèce ; car, sous rinfluenee de leur action, les solutions de contipuité devieiiiient douloureuses et saignantes ;
Enfin il importe de rappeler que les eaux de Vichy sont spécialement nuisibles aux tempé^-ainents secs çt aux ppr^opnps qi|i ont le gçnre nerveux très-mobile. (1)
Eaux de Plombières. — Il existe à Plombières vingt-sept sources régolièrement captées, d'une composition chimique analogue, mais d'une température différente variant de Tufle à l'autre de 11 "45 à 6S|<>53. On peut les désigner sous le nom à'eauop Èulfatées e( silicatées sodiques.
Ces eaux sont très-faiblement minéralisées, puisque., dans les sources les plus riches, les principes solubles ne dépassent pas Og. 37198 par litre, c'est-à»-dire (p'elles sont chimiquement plus pures que certaines eaux potables.
Les gaz qui s'en échappent spontanément sont composés, en proportions trèsdifférentes, d'qcide carbonique^ d'oxygène et d'a^o^éj. Ce dernier, dont la proportion est en raison inverse de la température des eaux, varie dans les limites de 81 ^ 98 pour 100. On a constaté au griffon de quelque^ sources une trèsfaible quantité d'acide suif hydrique.
Il existe en outre à Plombières une source ferrugineuse bicarbonatée , dont la température moyenne est de 12°.
La période des quatre saisooç s'étend du 15 mai au I4 septer^bre.
< Cas où elles sonl utiles.
Malgré la faible minéralisation des eaux da Plombières, Texpérience a cependant prononcé en faveur de leur efficacité thérapeutique bien constatée daas desi étut» motbides assez variés ; mais le petit nombre de places dont l'itrmée peut dispos€»r dans cette station thermale ne permet pas d'y admettre iovm les malades ehea lesquels on pourrait espérer des résultats avantageux.
On n'enverra donc à Plombières que les militaires dont les affections exigent plus partieuUètrament le régime de ces eaux, qui ne pourraient être remplacées par aucune des stations où se trouvent des étahliasements militaires :
A. Affections dont la douleur est le caractère dominant et se trouve lié à un état nerveux très-prononcé ;
B. Rhumatismes viscéraux et rhumatisme ehroaique consécutif au rhumatisme aigu ;
C. Dyspepsies et gastvorentéralgies consécutives aux phlegmasies gastrique
(4) Bullelin de l'Académie^ tom£ 3, pages 525, 699^ 81^ ; tome o, page 60, tome 44, page 4448.
ou intestinale ; affections des voies digestives dépendantes d'un principe rhumatismal ou goutteux ;
D. Engorgement du foie caractérisé par des phénomènes d'acuité et une douleur plus ou moins vive vers la région hépatique ;
Ë. ('.atarrhe vésical accompagné d'éréthisme nerveux ;
F. Paralysies rhumatismales accompagnées de douleurs intenses ; paraplégies consécutives aux fièvres graves, avec précaution d'envoyer les malades à l'époque la plus rapprochée du déhut de la maladie ; et paraplégies par suite de lésions organiques de la moelle, alors que les accidents de l'état aigu sont dissipés, mais pourraient reparaître si l'on recourait à des eaux fortement minéralisées.
Cùnin-indicaiions. Les médecins devant se renfermer strictement dans le cadre qui vient d'être placé à l'article précédent, il suffit d'ajouter que Plomhières ne convient pas aux tempéraments lymphatiques et qu'il y aurait danger à y envoyer, surtout au printemps ou en automne, des sujets atteints ou seulement menacés de tubercules.
Eaux de Guagno. — Température de 50* à S2". Principes minéralisateurs constitués par de l'acide carbonique et de faibles quantités d'acide hydrosulfurique ou de sulfure de sodium ; des carbonates de chaux^ de soude et de magnésie, des sulfates de soude, de chaux et d'alumine, delà silice et de la glairine. (1)
Analogues aux eaux de Baréges, les eaux thermales de Saint-Antoine de Guagno (Corse) conviennent dans les mêmes affections. Elles sont inutiles et seraient nuisibles dans les mêmes circonstances relatives aux maladies ou à la constitution des sujets.
L'article consacré aux eaux de Bourbonne et de Baréges est donc applicable à celles de Guagno, ave<'/ les médications spéciales mentionnées pour celles de Baréges.
Les eaux de Guagno ne peuvent être ordonnées qu'aux militaires de la 17"* division et à ceux des trois divisions de TAlgérie, lorsque la nécessité en est formellement réconnue.
La période des deux saisons s'étend du 1**^ juin au 30 septembre.
Eaux d'Hammah-Meskoutin et d'Hammam-Rira.
Hammam-'Meshoulin. [Province de Constantine.) — Température de 95* à f)4^, 60* eliQ"^, selon la position des sources, qui sont très-abondantes ; prin* cipes minéralisateurs : gaz acide carbonique, hydrosuif urique et azote^ qui se dégagent abondamment; chlorures de sodium, de magnésium , de potassium et de calcium ; sulfates de chaux, de soude et de magnésie ; carbonates de chaux, de magnésie et de strontiane ; enfin arsenic, silice et matière organique ou barégine. (2)
La saison dure du 1®' avril au 30 juin.
Hammam Rira. (Province d'Alger.) Source thermale. Température de 44* à une source et 39* à l'autre ; principes minéralisateurs : chlorures de magnésium et de sodium ; sulfates de chaux, de magnésie et de soude; carbo-
{\) Bulletin de l'Académie, tome 3, page 888 ; Recueil de médecine^ tome 8, page 4. ("2^ lierueil de médecine ^ tome 46, page 338 ; tome 47, page 320; tome 40, pagp3l3; Bulletin th lAciidémie, tome 3, page 880.
nates de chaux et de mapésie ; enfin de la silice, de l'alumine et une portion très-notable de matière organique ou barégine, ainsi que de l'acide hydrosulfurique, produit par l'altération des eaux au contact de l'air. (1 )
Source froide. Température constante à 18°. Principes minéralisateurs abondants, formés par une quantité notable d'acide caribonique, qui se dégage en pétillant de la source ': des carbonates de chaux, de magnésie ; des sulfates de chaux, de magnésie et de soude ; des sels de fer ; des chlorures de magnésium et de sodium ; enfin par des traces de carbonate d'ammoniaque, d'arsenic, de matière organique et de silice. En s'altérant dans les bouteilles, elle devient sulfureuse.
1^ Cas dans lesquels les eaux de ces localités sont favorables.
Les eaux d'Hammam-Meskoutin et d'Hammam-Rira conviennent dans les affections suivantes :
A. Douleurs, roideurs articulaires, rétractions des muscles, fausses ankyloses, résultant de blessures, d'entorses, de luxations ou d'autres violences extérieures ;
B. Rhumatismes anciens, musculaires et arthritiques ;
C. Engorgement des viscères abdominaux, hydropisies passives et état cachectique^ suites de fièvres intermittentes;
D. Plaies anciennes compliquées de lésions osseuses ou de présence de fragments dont l'expulsion se fait attendre ;
E. Ulcères atoniques et fistules avec carie et nécrose des os ;
F. Affections cutanées chroniques, de nature darlreuse, et autres.
2° Cas où elles sont inutiles.
Ce sont les suivants :
A. Abcès par congestion, à moins qu'ils ne soient ouverts et que les fistules consécutives ne paraissent dépendre seulement de lésions peu étendues et superficielles des os;
B. Exostoses, quelles que soient leurs causes.
3^ Cas où elles sont nuisibles.
Ce sont :
A. Les maladies de la peau, récentes, superficielles et inflammatoires ;
B. Toutes les affections accompagnées ou compliquées de phénomènes
aigus ;
C. Toutes les maladies accompagnées actuellement ou compliquées d'accès
de fièvra intermittente.
Les eaux d'Hammam-Meskoutin ont beaucoup de rapport avec les eaux de la chaîne des Pyrénées. La présence du sel arsenical dans leur composition semble devoir leur communiquer une efficacité spéciale contre les affections outanées.
(4) Bullelinde V Académie^ tome 42, page 956.
L'ean thermale d'Hammam-Rira, généralement purgative^ se rapproche d'ailleurs beaucoup de celle de Bourbomie-les-BaiDs et paraît avoir plus d'énergie. Cette circonstance doit inspirer un surcroît de réserve dans sa prescription et d'attention de la part des officiers de santé, dans robservatipQ de ses effets physiologiques et curatifs.
Eau saline froide d'Bammam-Rira. Cc^tte eau est analogue à celles de SelU et peut-être à celles de Vichy. Elle doit être conseillée aux malades envoyés près de la source thermale qui sont atteints de quelques-unes des affections contre lesquelles les eaux de Vichy sont spécialement recommandées.
Telles sont les considérations préliminaires de l'instruction ministérielle du 6 mars 1857, que nous avons complétées des dispositions de l'instruction supplémentaire du 18 mars 186Î : elles devront servir de guide aux officiers de santé, qui sont tenus d'ailleurs de se conformer, dans leurs désignations, à la nomeAdature des maladies indiquées par le Conseil de santé comme pouvant être traitées efficacement dans les établissements thermaux militaiiiss.
— L'Algérie possède encore un grand nombre de sources thermo-minérales; mais elles sont bien moins importantes que les deux précédentes^ qui ont eu un service médical organisé, à litre d'essai, pendant un certain nombre d'années, et offi-ent aujourd'hui des établissements propres à améliorer la santé des populations civiles de l'Algérie et des militaires de l'armée d'occuiiation.
Les sources qui nous paraissent encore mériter d'être citées sont :
1° Bammam-Sidi-Mimoum, au sud de la viUe de Constantine, d'une température de 26° centigrades. Deux sources sont très-fréquentées aujourd'hui par les indigènes et par les Européens ; elles sont situées un peu en avant de la porte V^allée, sur la rive droite du Rummel ; une troisième, au delà de la porte d'El-Kantara, sur la rive gauche et sur la hauteur de Sidi-Mécid, offre de l'eau sulfureuse de 3A^ à 40*^ de température, et une piscine natureUe^ mais irrégulière, qui peut contenir 30 à 40 personnes.
2° Hanmam-Bou-Hollouf, source d'eau sulfureuse à 40«, vert le Djébel- Me^jada et non loin de Djimilah, avec un bassin carré de consIrHction romaine.
3° Hammam-Bou-Sellam, à 19 kil. sud-ouest de Sétif, de 41" à 49*, avec plusieurs grands bassins.
4° Aïn-El-Hammam, à 20 kil. de Mascara ; les eaux sont alcalines et d'une température de 50° à leur sortie du rocher et de 44° dans l'intérieur des piscines.
5* Source thermale de Men-El-Kébir (dite bains de la reine d'Espagne), située sur le penchant de la montagne que sillonne la routé de Mers^El-Kébir à Oran. Température de 47<»,50, contient sur 1 kil. : 856 gr. d'eau ; chlomre de sodium, 2 gr.; sulfate de magnésie, 0,78 cent. L'absence d'un sulfure dus ces eaux les rend inefficaces, prises en bain^ contre les affeotions de la peso, mais elles sont bonnes dans les affections rhumatismales aneienad» et golilr teuses; elles sont utiles aussi dans un grand nombre d'affiectio&s internes e( externes, dans les* dyspepsies, les aigreurs d'estomac, etc. ; comme e\kê sont légèrement latatites, on ne doit les employer qu'avec pradenee dans les ùy^ senteries un peu graves.
6° Bammam-Melouan, à 40 kil. d'Alger, près du village de Rovigo; température 40° à 42° ; l'analyse les a fait mettre, par le (Conseil de santé des armées, sur la môme ligne que les eattx 8ô -ÔbttWièaïïê, atôo cette dîfllJfenw
qu'elles agissent plus activement parce qu'elles contiennent une plus grande quantité de chlorure de sodium (1).
g ï< -^ Di&pdsitièns régleiUetitAireâ fellitives à Tadmibsion et ati traitement dans les
établisaeflientâ d'eaux minérales.
Les militaires admis à recoul'îr â l'emploi des eaiix minérales sorti traités dans les hôpitaux thermaux militaires, suivant les mêmes règles que dans les autres hôpitaux militaires aii compte de l'administration de la guêtre ? datis les étdblîsseitiéntë d'eaux mihéralés qiii n'appartiennent pas à l'État, toutes les dépenses de logement, de nourriture et de traitèmient deé lîialadeô, sont payées par aboiinenjents â prix de journée avec les propriétaires dG ces sources, (/nstruction du 6 mars 18S7, aHicks 12, 13 et 14.)
h Conditions d'admission, — Tous les militaires, qu'ils soient en activité de service, en hoii-activité, en réforme ou en retraite, peuvent être admis dâtts les établisseinents d'eaux thermales où le département de la guerre a des places disponibles^ lorsque la nécessité en est démontrée d'après les formes réglementaires. {Id., art. 15.)
Ces militaires se divisent néanmoins en deux catégories : la 1" comprend les soldats, sous-ofificiers et officiers jusqudu grade de capitaine ÎBclilsivementi
Les militaires de cette catégorie qui sont en non-activité, en réforme ou en retraite, ne peuvent être désigiiés qu'après ceux en activité ; il leur est fait une retenue d'hôpital dans les formes réglementaires, et d'après les bases fixées ci-après par l'article 17.
La 2' catégorie comprend les officiers supérieurs. Ceux-ci ne sont hospitalisés qu'en vertu d'autorisation nominative du Ministre de la gnerre. (/d., art. 16.)
Le prix du remboursement de la journée de l'hôpital dans les hôpitaux gérés par économie est fixé invariablement :
Pour les officiers ou traités comme tels, 2 fr. 50 c; pour les sousofficiers et soldats ou traités comme tels, 1 fr. 50 c.
Dans les étabhssements à l'entreprise, le prix est celui fixé par les conventions en vigueur.
En aucun cas, d'ailleurs, la journée de remboursement ne peut dépasser le taux de la journée de la pension ou du traitement. [Id., art. 17.)
faute de places en nombre suffisant, les capitaines, et subsîdiairement les heutenants et sous-Ueutenants, peuvent, sur leur propre demandé, être autorisés à prendre les eaux à leurs frais, (/rf., art. 18.)
(4) Voyez Ga%9He médioale de VAlsféHe, aiinées 4856, 4857 et 4868, l'e^ articles dé MM. A. Payn, A. Bertherand, Leiorrain, Hamel, Lasnier et E. Bertrand sur le« Eaux minérales de l'Algérie.
11. Désignations et envoi, — ^Le !" mars de chaque année (pour la première saison de tous les établissements d'eaux minérales, et pour la seconde saison des hôpitaux d'Amélie-les-Bains, de Plombières et de Vichy); — le i" mai (pour la deuxième saison des hôpitaux de Baréges, de Bourbonne, de Bourbon-l'Archambault et de Guagno; pom» la troisième saison d'Amélie-les-Bains ; pour les troisième et quatrième saisons, de Plombières et de Vichy); les médecins des corps de troupes et les médecins traitants des hôpitaux militaires, des hospices civiles et de l'hôtel impérial des Invalides, désignent ks militaires autres que les officiers supérieurs, auxquels ils jugent que les eaux minérales sont indispensables.
Les eaux de Guagno ne peuvent être ordonnées qu'aux militaires de la 17* division (Corse), et à ceux des trois divisions de rAlgérie, lorsque la nécessité en est formellement reconnue.
Chaque désignation se fait à la suite d'une visite scrupuleuse dont les résultats sont consignés en tête d'un certificat individuel (modèleA imprimé de Tinstmction du 6 mars 1857), énumérant, avec les détails suffisants, la nature, torigine, le degré d'ancienneté des affections ou if^ firmitéSy ainsi que les traitements employés antérieurement sans succès, et concluant expressément à l'emploi d'une eau thermale bien spécifiée. {Id,,art, 19.)
Les certificats individuels étahfis dans chaque corps de troupes et dans chaque hôpital sont renfermés dans un bordereau nominatif rer vêtu du visa du chef dn corps et de celui du médecin chef de l'hôpital, et sont transmis au sons-intendant militaire chargé du service hospitalier, qui fait alors procéder à la contre-visite par le médecin chef de l'hôpital militaire ou civil. {ïd.^art. 20.)
Lorsque les miUtaires désiojiés pour les eaux ne sont pas dans la place où doit avoir Ueu la coijtre-visite, la constatation du droit à un traitement thermal peut sç iWe sur pièces, d'après les indications portées sur les certificats individuels, (/rf., art, 21.)
Le médecin chargé de la contre-visite doit vérifier avec le plus grand soin les indications portées sur les certificats individuels, et les faire compléter, au besoin, avant de donner son avis. — Ceux des militaires présentés pour les eaux, qui, à la contre-visite, ne sont pas jugés aptes à recourir à ce moyen de traitement, sont écartés par un refus motivé inscrit sur leur certificat individuel, (/i/., aW. 22.)
Dès que les contre-visites sont terminées, le sous-intendant résume les indications portées sur les certificats individuels dans un état récapitulatif de proposition, qui indique sommairement, pour chaque militaire, la nature de sa maladie et l'établissement sur lequel il doit être dirigé. — L'étal récapitulatif est divisé en deux parties: officiers, sous-oificiers et soldats. — ^Ils sont rangés sur cet état suivmit turgence plus ou moins caractérisée de l'emploi des eaux pour leur Ruéiison.
Dans aucun cas, un militaire ne peut être envoyé plus de deux années de sitite aux hôpitaux thermaux. [M., art. 23.)
Les états récapitulatifs servent à l'intendant divisionnaire pour rétablissement de Véiai général numériqye des places demandées dans sa division pour les officiers, sous-officiers et soldats visités et contrevisites. — L'état général numérique des désignations faites le 1*' mars doit être transmis le 1" avril au Ministre de la guerre ; celui des désignations faites le 1" mai doit Têtre le 1*' juin.
En ce qui concerne la période des trois saisons d* hiver de lliôpital d'Amélie-les-Bains, le travail des désignations (visites et contre-visites) devra être préparé de façon que chaque intendant divisionnaire adresse, au plus tard, le 1*' octobre, le 1" décembre et le 1" février, à l'intendant militaire de la il' division, l'état général numérique des places demandées dans sa division pour chaque saison d'hiver. [Id., art, 24.)
D'après le nombre de places affecté à sa division (par le Ministre, ^l pour les saisons d'hiver d'Amélie-les-Bains, par l'intendant de la Indivision), l'intendant militaire fait la sous-répartition entre les divers sous-intendants qui ont établi les états récapitulatifs, et qui ^ont chargés d'appliquer les réductions que peut comporter la fixation d'etfectif arrêtée par le Ministre. — Les réductions s'effectuent Hir les états récapitulatifs en commençant par les derniers inscrits, (est-à-dire ayant le moins de droit à l'emploi immédiat des eaux. 'Id., art. 25.)
Les officiers au-dessus du grade de capitaine sont visités et contrevisités d'après les formes indiquées aux articles 19 et 20, mais ils ne ^ont pas portés sur les états collectifs. Leurs demandes^ appuyées de cortificats individuels, sont transmises par la voie hiérarchique au ministère {bureau de Parme) qui statue en donnant dos congés à solde ' ntière. — Il en est de même pour les otliciers d'un grade inférieur à celui de chef de bataillon ou d'escadron qui, en vertu de l'article 18, demandent à faire usage des eaux à leurs frais.
Dans ces deux cas, les certificats individuels centralisés par le bu- • eau des hôpitaux, où ils sont adressés par les bureaux d'armes, sont envoyés aux médecins chefs des hôpitaux thermaux, (/d., art. 26.)
Tous les officiers qui , aux termes des règlements, ne peuvent ^'absenter de leur poste sans une autorisation spéciale du Ministre, devront être l'objet d'une demande nominative transmise par la voie hiérarchique au Ministre {bureau de Varmé), Cette demande devra ^p('cifier que l'officier est compris dans les propositions d'hospitalisalion. {Id.,art, 28.)
Cette disposition est applicable aux capitaines instructeurs et officiers comptables des corps de troupes, aux officiers du corps d'étatmajor, aux officiers et employés d'artillerie et du génie attachés aux établissements de ces armes, aux officiers de l'état-jiuijor des places.
et aux officiers de santé des corps de troupes. (.Vofe minisiérielk duo février 1840.)
Le départ des malades pour les eaux minérales est réglé par les intendants militaires, sous rautorisfttid& dés générauic cômifiandanis, de manière que les malades arriveiit à leur destinatioii âiil époques indiquées au tableau suivant :