CHAPITRE II
De r ancienne Pologne (0,
Les droits réciproques des Français et des Polonais, quapt à ce qui concerne la capacité d’acquérir ou de transmettre, ne sont i-églés par auciinê espèce de convention. Voici seulement deux actes qui prouvent : le premier, que le ^roit d’aubaine est aboli dans l’ancienne Pologne , pour les biens meubles et immeubles (sous la condition néanmoins imposée à l’héritier de recueillir les successions dans , les trois ans de leur oùverture, et sous la réserve du dixième de leur valeur, au profit de la ville ou du seigneur du lieu où l’étranger^vicnt k décéder), à l’égard de toute sorte de nation ; et le second, que les Polonais jouissoient autrefois, en France, des mêmes avantages que ceux qui étoient accordés aux Français et aux autres étrangers, en Pologne.
Lettres-patentes du roi de Pologne.
« Stanislaus Augustvs, Dei gratiâ, rex Poloniæ, magnus dux Lithuaniæ , Russiæ , Prussiie, Masoviæ, Samogitiæ, Kyowiæ , Volliiniæ, Podoliæ ,
(.') T’ai placé dana ce livre ce qui concerne l'ancienne Pologne, parce qu’une partie conaidcrable de son territoire est aujourd'hui sous la souveraineté de l'empereur de Russie ,-<lui ajoute à ses autres titres celui de Czar Roi de Pologne. On verra, dans le tableau par ordre alphabétique placé à la fin de cet ouvrage, à qui appartient le reste- *
35o LIVKE XXI. CHAPIIKE It.
Podlacliiæ, Livoniæ, Smolensciæ, Severiæ , Czerniechowiæque.
» Signidcamus presentibus lilteris nostris quorum interest universis et singulis reperiri in volumine coiislitutionura regni nostri tractalum comitiorum rogni extraordinariorum anno 1768, fmitorum polonico et latino idiomate scriptuni, in quo continetur articulus xxni, cujus ténor sequitur est que ejus modi.
» Articulus séparatus secuwdus.
» In quo serenissimæ Reipublicæ Poloniæ leges cardinales perpetuôduratiiræ, nec ullo unquam teinpore inmuitendæ niateriæ preterea status , quæ in comitiis liberis omnium consensu dccerni debent, continenliir.
» XXIII. Jus caducum ad bona peregi-ini in di* tionibus Reipublicæ nullâ leliclâ proie, et sine testamento demortui, ad liæc tempora regiis juribus annexum, nemini deinceps concedetur, sed succèssoribus vitâ functi integrum erit bona ipsius et omnem suppellcclilem repetère, relictâ eorum omnium décima parte, vel in rebus ipsis, vel estimatione factâ in pecunia, civitati aut domino loci in quo peregrinus ille est versatus; hoc tamen beneficio dicli exteri ad triennum dumtaxat à die oljitûs pi opinqtiisui in Poloniâ, gaudere poterunt. Quamobrem ter quotannis publiée proclamabitur bunc, vel ilium advenam in lioc, vel illo loco fatis cessisse, relictas quæ ab eo forlunas jiixtà illarum indiçem descriptum statim à morte per magistralum cessuras ejus bæredibus qui constitnto tempore au-
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tlienticis documentis proximitatem cognationis probantibus munfli convenienlem sese ante jurisclictionem stiferint , elapsis namque tribus aiuiis , bona ilia memorata ad fiscum regium delabentur.
» Quem ejufi modi articuluin xxui , prout in dicto volumine reperitur, nos eodeni describi et parti postulanti in forma autlicnticâ cxtradi permissimus. In cujus rei (idem sigillum regni est appressum. Datum Varsoviæ, die 6 mensis Augusti, anno domini 1777 , regni ver6 nostri i3 anno.
'» Relatio illustrissimi, excellentissimi et reverendissimi domini Andreæ -Slanislai Korta Miodzicjowsky , Episcopi Posoaniensis et Yarsoviensis , supremi regni caocellarii.
(L.'S.) Awtonius Sillouskt, s." Pv.* IVI.*', et sigillwmajoris regni sccrctariiis. »
Lettres -patentes du roi de France.
« Louis, par la grâce de Dieu , roi de France et de Navarre, à tous ceux qui ces présentes lettres verront, salut. Le Roi et la république de Pologne ayant, par une constitution delà diète, tenue à Yar^ sovie en l’année 1768 , dont la traduction authentique est annexée sous le contre -scel des présentes, aboli le droit d’aubaine à l’égard des biens appartenant aux étrangei-s qui décéderoient dans les Etats de la république, et ordonné qu’ils seroieut délivrés aux héritiers des défunts, déduction faite delà dixième partie desdites successions, qui sera retenue soit en effets, soit en argent comptant,' au bénéfice du seigneur des lieux où lesdits étrangers