ARRÊTÉ MINISTÉRIEL DU 9 OCTORRE
Nota. — M. le docteur... demeurant à... est chargé du service médical de rétablissement en ce qui concerne la préservation et le traitement de l'infection charbonneuse.
Une boite de secours pour le pansement immédiat se trouve dans l'établissement.
Arrêté ministériel du 9 octobre 1913, Fixant les termes de l'avis indiquant les précautions hygiéniques prendre dans l'emploi du ciment.
En exécution de l'article 1" du décret du 1" octobre 1913 , concernant les prescriptions particulières relatives à l'emploi du ciment à prise rapide , le texte ci -dessous sera distribué aux ouvriers dans les cas prévus au paragraphe 1" dudit article :
AVIS CONCERNANT LES PRÉCAUTIONS HYGIÉNIQUES A PRENDRE DANS I.'EMPLOI DU CIMENT
Une maladie de peau spéciale étant , bien qu'assez rare, produite chez certains ouvriers prédisposés, par le contact des parties découvertes du corps avec le ciment , les précaucions suivantes sont signalées à l'attention des entrepreneurs et des ouvriers.
I. — En vue de se protéger les mains, les bras et éventuellement le visage, il est recommandé aux ouvriers de faire usage de moyens et dispositifs divers, tels que brassières, enduits aptes à s'opposer à l'action du ciment, lunettes poulies travaux exécutés sous plafond, etc. Il est recommandé aux entrepreneurs de mettre ces moyens de protection à la disposition des ouvriers.
II. — II est instamment recommandé aux ouvriers de procéder, sur les lieux mêmes du travail, aux soins de propreté corporelle qiie rend particulièrement nécessaires l'action irritante du ciment; les moyens d'assurer la propreté individuelle sont, à cet effet, mis à leur disposition par les entrepreneurs.
III. — Lorsqu'un ouvrier cimentier est atteint d'irritation étendue de la peau, il est recommandé de le soumettre le plus tôt possible à un examen médical. Si le médecin reconnaît la maladie spéciale du ciment, il sera prudent de ne plus occuper l'ouvrier à des travaux le mettant en contact avec le ciment. 11 a été en effet constaté que l'ouvrier qui a souffert de cette maladie est généralement exposé à des rechutes s'il reprend le travail du ciment.
Arrêté ministériel du 9 octobre 1913,
Fixa < iers soins
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L'instruction sur les premiers soins à donner aux victimes des accidents électriques, que les chefs d'industrie, directeurs ou gérants, sont tenus d'afficher dans un endroit apparent des salles contenant des installations électriques de la 2" catégorie sera rédigée comme suit :
1NST11UCTION SUR LES PREMIERS SOINS A DONNER AUX PEHSONNES VICTIMES D'ACCIDENTS ÉLECTRIQUES
Soustraire le plus rapidement possible la victime aux effets du courant en se
21 — C. travail.
conformant rigoureusement aux prescriptions ci-dessous indiquées pour ne pas s'exposer personnellement au danger.
Nota. — L'humidité rend le sauvetage particulièrement dangereux.
Tension de 1" catégorie (1).
Ecarter immédiatement le conducteur de la victime en prenant la précaution de ne pas se mettre en contact direct ou par l'intermédiaire d'un objet métallique avec le conducteur sous tension.
Tension de 2- catégorie inférieure à 6000 volts (entre conducteurs).
Tenter de supprimer le courant, s'efforcer de délivrer la victime du contact dangereux.
A. — Un fil est tombé sur le sol et touche la victime.
Ecartetnent des fils. — Sans toucher la victime, écarter les fils avec les crochets à manches isolants prévus par le dernier paragraphe de l'article 13 du décret du 1" octobre 1913 (2); ces crochets ne doivent pas être humides,
Se placer sur le tabouret de bois verni avec pieds terminés par des pièces de porcelaine ou de verre, tabouret prévu par le dernier paragraphe de l'article 13 du décret du 1" octobre 1913 (3).
Déplacement et dégagement de la viclime. — S'il est plus facile de déplacer la victime que d'écarter les fils, le faire en observant exactement les mêmes précautions.
Dans toutes ces opérations, éviter que le fil ne vienne toucher le visage ou d'autres parties nues du corps.
B. — La victime est suspendue.
Supprimer le courant , prévoir la chute du blessé, préparer sur le sol : matelas, bottes de paille, etc.
Tension supérieure à 6 000 volts (entre conducteurs).
Supprimer le courant. — Si l'on ne peut supprimer le courant, le sauvetage sera toujours très dangereux.
Isoler le sauveteur à la fois du côté du courant et du côte de la terre ; employer les crochets à manches isolants prévus par le dernier paragraphe de l'article 13 du décret du 1" octobre 1013 (4).
Se placer sur le tabouret de bois verni avec pieds terminés par des pièces de porcelaine ou de verre, tabouret prévu par le dernier paragraphe de l'article 13 du décret du 1" octobre 1913 (5).
Dans tous les cas prévenir un médecin.
( î ) Tensions de ire cati gorie ; courants alternatifs : moins de 150 volts ; courants continus : moins de 80ft volts.
(2) a il faut de crochets, se servir de bâtons'; de cannes ou d'outils a ma i in isolant- . ces- objets ne d vaut pas être hum ni s.
( :i ) A défaut de ce tabouret , construire un tabouret isolant de fortune en disposant sur le sol d -s planches sur Lesquelles on place des isolateurs ou, à défaut des rfbji ts solides très isolants (bouteilles vides, liols en faïence. etc.), le tout surmonté par de mm elles planches aussi sèches n^e po-sihle.
(4) A défaut de ces crochets, se servir d'outils a manches très isolants ou munis de poignées en porcelaine ou en verre.
(5) V. la. note 3 ci- dessus.