Quoique l’Église catholique soit une, par rap
port stax. dogmes et à la morale, il y a de la diversité entre les églises particulières pour la forme des prières et pour les cérémonies du service divin. Il faut sur ce sujet se conformer aux usages et aux prières prescrites par le missel et par le hréviaire du diocèse dans lequel on se trouve. La pratique de plusieurs communautés régulières est de réciter le bréviaire romain , réiormé par ordre du concile de ^Trente, en quelque diocèse que leurs maisons soient situées; il y en a d’autres qui ont un bréviaire particulier pour leur ordre. Les évêques ont approuvé ces usages difPérens par un silence de plusieurs siècles, et ils ne pourroient à présent obliger les communautés régulières à suivre le bréviaire de leur diocèse. La langue latine est la seule dont il soit permis de se servir dans l’Église d occident pour la célébration de l’office divin. Jtinocent. III. in concil. Later. cap. quoniam. extra, deojjicio jiid. ordtnariif concil. Trident. ^ sess. 22, décréta, de okservand. et evitand. in célébrât, missa; concil. Trident, sets. 22 can. 8, ,
976. Lorsque les évêques trouvent dans les bréviaires • et dans les missels de leurs diocèses des légendes fabuleuses, ou des cérémonies qui paroissent favoriser la superstition, ils doivent les faire réformer, et avoir soin qu’on n’y insère rien que d’édifiant et d’utile pour
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ceux qui doivent réciter l’office divin* Les supérieurs généraux des congrégations régulières ont le même droit pour le bréviaire de leur ordre.
11 y a un grand nombre de bréviaires qui ont été ainsi réformés depuis le milieu du dernier siècle. On n’y a fait entrer presque aucune prière qui ne soit tirée motspour mots de l’Ecriture sainte, et on en a retranché les légendes apocryphes. Ce sont debons modèles à suivre pour ceux qui sont chargés par l’évêque d’un pareil ouvrage. Il est bon que les évêques ne fassent ces changemens que de concert avec les chapitres de leurs cathédrales. Plusieurs chapitres prétendent que l’évêque ne peut publier de nouveau bréviaire sans leur consentement , et qu’autrement ils ne seroient pas obligés de le suivre.
977. Pour éviter le scandale et les surprises, on défend de permettre aux prêtres vagabonds et inconnus d’offrir le saint sacrifice de la messe. Concil Triden. sess. 23 . décréta, de ohservand. et evitand. in ceUbrcU. missœ.
978. La prédication fait une partie du service divin. C’est une des principales fonctions des évêques et des curés, dont ils doivent s’acquitter par eux-mêmes, quand leurs talens et leurs occupations le leur permettent, sinon ils doivent faire prêcher des personnes qui instruisent les peuples , et qui leur distribuent le pain de la parole divine. Concil Trident, sess. 5 . de reformat. cap. 2.
979. Comme les visites que les évêques doivent faire dans leurs diocèses , et les autres fonctions de l’épis-' copat ne leur permettent pas de prêcher tous les dimanches dans leurs églises cathédrales, les conciles ont voulu qu’il y eût un théologien, qui seroit obligé de prêcher tous les dimanches dans l’église cathédrale.