‹ Code ecclésiastique français, d'après les lois ecclésiastiques d'Héricourt, avec les modifications commandées par la législation nouvelleChapitre 140 sur 204 · CHAPITRE XVU · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVU

Des fêtes, des reliques , des images , des confréries, des jeûnes et des abstinences.

1016. La fête de Pâques est la plus solennelle qu’il y ait dans i’Ëglise;ondoit la célébrer suivant le décret du c-oncile de Nicée, le premier dimanche d’après le 14 de la lune de mars , c’est-à-dire le dimanche d’après la pleine lune la plus proche de l’équinoxe du printemps, parce que la résurrection de Jésus-Christ qu’on célèbre en cette fête est arrivée le dimanche d’après la célébration de la Pâque judaïque, qui se faisoit le quatorzième de la lune, dans laquelle se trouvoit l’équinoxe du printemps.

101 jr. Le dimanche n’est en quelque manière qu’un renouvellement de la fête de Pâques, et une mémoire de la résurrection de Jésus-Christ , qué l’on réitère le premier jour de chaque semaine, pour mettre souvent devant les yeux des fidèles le principal mystère de la religion chrétienne.

1018. La célébration de la fête de Pâques et des dimanches est aussi ancienne que l’Eglise; les fêtes des autres mystères ont été établies en différens temps, et célébrées dans les églises d’une manière différente,

1019. Le culte des saints qui régnent dans le ciel avec Jésus - Christ ayant toujours été autorisé dans l’Eglise, on a destiné le jour de leur martyre ou de

, leur mort à en célébrer 1a fête , afin d’exciter les fidèles

CHAPITEE XVII.

à imiter leurs exemples, et à les invoquer comme de» intercesseurs auprès de Dieu, par les mérites de JésuS' Christ, qui est seul notre sauveur et notre rédempteur. Candi. Trident, sess. s5.

loao. Il n’est permis de célébrer la fête que de» saints dont le culte public est autorisé par l’Église. Depuis le douzième siècle, les Papes sa sont réservés le droit de mettre dans le catalogue des saints qu’il est pernûs d’invoquer publiquement ceux d’entre les fidèles qui ont donné des marques constantes d’une piété distinguée : on appelle cette cérémonie béatification, quand le Pape permet de faire l’office d’un saint dans un ordre religieux, dans un diocèse, ou dans une église particulière ; et canonisation, quand le Pape permet d'en faire la fête dans toutes les Églises catholiques. Alexand. III. càp. audidmus. extm. de reliquiis et veneratione aemctorum.

loai . 11 y a des fêtes qui ne sont célébrées que dans l’Église et par le service eclésiastique j il y en a d’autres qu’on appelle fêtes chômées, et qui doivent être célébrées par les laïques. Entre ces dernières, il y en a qui sont célébrées pur toute l’Église catholique, comme celles des principaux mystères de Jésus-Christ, etc. ; d’autres qui ne sont solennisées que dans quelques diocèses J d'autres qui ne sont solennisées que dans une paroisse, comme la fête du patron d’une église paroissiale.

1023. Aucune fête à l’exception du dimanche ne pourra être établie sans la permission du gouvernement. Art. orgàn. 4i-

Le repos des fonctionnaires publies est fixé au ' dimanche. Art. ergm. 5y. Etlit, du mois tlaoril 1690, art. 28. CoHcit. Trident, ses. de regnlaria. cttp. 12.

ioa8. Les fidèles doivent consacrer au Seigneur les

Page 1