‹ Code gourmandChapitre 20 sur 47 · DES CONVALESCENS · texte numérisé non relu

DES CONVALESCENS

En traversant la salle à manger, votre figure s’épanouit : vous avez lu sur l’assiette qui avoisine la vôtre, le nom d’un bon vivant avec lequel vous avez fait, il y a deux mois , une partie charmante. On s’assied , et avant que le potage soit enlevé, vous débouchez gaîment un flacon de Madère et vous le penchez en souriant sur le verre de votre joyeux voisin.... « Arrêtez, » vous dit-il , je ne puis encore me » permettre cela. — Eh bon Dieu!

» qu’altendez-vous ? — 'Je relève de

» maladie , et dois encore observer le « régime le plus sévère. » Les carafes se vident devant lui, sa bouche effleure à peine quelques légumes , il ne répond qu’en monosyllabes, et par un effet que Puységur eût attribué au magnétisme , votre soif, votre appétit et votre gaîté tombent frappés du même coup. Quand donc les amphiti’yons se persuaderont - ils qu’un convalescent est toujours un malade ?

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