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tom. 2® de ses Mémoires , pag. 23j- 283, deux Mémoires du marquis de Thyard , sur la bonne chère des anciens. Le piemier traite principalement de la bonne chère chez les Grecs ; le second, de la bonne chère chez les Romains , jusqu’aux empereurs, Ces deux Mémoires ont été suivis de deux autres qui sont restés inédits : l’un , sur la bonne chère sous les empereurs romcdns ; l’autre, sur la bonne chère chez les anciens Francs, conquérans des Gaules, et chez leurs descendans, jusqu’à des siècles plus éclairés, Piron avait donc tort de mordre à belles dents cette Académie : ses travaux avaient un but Uv;ble et utile.
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Le capucin Chabot avait un goût particulier pour la pintade. Il avait crée, dans un de ses bons inomens, l’omelette truffée aux pointes d’asperges et à la purée de pintade. L’échafaud ne l’eût pas réclamé, si ce fameux conventionnel ei\t poursuivi ses méditations deice genre. : , y
Nous regrettons de voir tomber en désuétude les usages les plus respectables. A peine prépare-t-on par an un potage à la Camérani dans l’étendue du département de la Seine ; à peine deux omelettes à la Chantilly sautent-elles dans la poêle, et je ne sais si depuis la Restaurfition une
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seule broche à tourné pour un rôti à l’impératrice. Le prix excessif de ces mets distingués arrête les gourmands de ce siècle éminemment calculateur... On risque cent mille écus à la Bourse , et l’on n’ose confier cinq ■cents francs à la plus succulente des recettes gastronomiques!... Espérons qu’un de nos lecteurs se laissera toucher, et que le rôti à l’impératrice sera bientôt tiré de l’oubli. Cet adepte intrépide qui voudra bien nous écouter, ôtera le noyau d’une olive, et lui substituera un filet d’anchois. Le fruit ainsi bourré sera mis dans une mauviette , laquelle entrera dans une caille, que renfermera une perdrix, et cette perdrix, eacbée dans les flancs d’un faisan, le verra disparaître à son
GOURMAND. 'J.O'j
tour au sein d’une vaste dinde dont un cochon de lait deviendra la retraite. Un feu brillant combinera les jus divers de ces viandes enchâssées^ et l’heure est arrivée de servir ce précieux mélange....
Arrêtez, malheureux!... Vous y portez le couteau!... Votre palais, excité par les sensations délicieuses dont votre odorat s’enivre , déguste déjà par avance les tranches hétérogènes que vous allez couper.... Arrêtez! disje, et faites promptement jeter tout par la fenêtre, tout.... excepté l’olive, qui est devenue le centre de la quintescence des élémens qui l’entouraient. \ous l’avalerez, cette olive, et vous ferez prudemment d’avoir un flacon d’éther acétique à vos côtés ,
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car vous pourriez vous trouver mal de plaisir. Quelques gourmands ne gardent que le filet d’anchois. ‘
M. de Chateaubriand a fait une description touchante des effets de la cloche qui appelle les fidèles à la prière. Cet illustre écrivain eût traité complètement son sujet, s’il eût ajouté à cet éloge celui de la cloche qui, dans les couvens et les châteaux, appelle les convives à table. Espérons que cette addition sera faite dans la réimpression des œuvres complètes de l’auteur de René.
Ne pas boire d’eau rougie au premier service, c’est sacrifier la jouissance future à l’orgueil présent..
Rien de plus délicieux dans la vie que le coin du feu , une salade de homards, du Champagne, et la causette.
(Lord Byron, Don Juan.)
Le maréchal d’Hocquincourt avait un goiit marqué pour les queues de mouton. Il avait cru, disent les Mémoires du temps, remarquer un effet sensible de ce mets sur la gaîté des