Emettre des bons (débentures) aux montants
jugés nécessaires dans le but d'obtenir des fonds, pour des fins quelconques, dans les limites de la juridiction du conseil.
. 494. Tout règlement municipal, qui décrète ou autorise un emprunt ou une émission de bons, doit déclarer les fins auxquelles la somme ainsi empruntée doit être appliquée, et peut contenir toute disposition jugée nécessaire pour assurer le bon emploi des deniers et atteindre le but indiqué dans le règlement.
495. (Tel qu'amendé par 39 Vict., Ch. 29, s. 8.) Nulle émission de bons ne peut être faite, et nul emprunt ne peut être contracté, à moins qu'il ne soit imposé par le règlement qui les autorise, sur les biens imposables affectés au paiement de tel emprunt ou bons, une taxe annuelle suffisante pour payer l’intérêt de chaque année, et au moins deux pour cent en sus de l'intérêt, comme fonds d'amortissement, jusqu'à l'extinction de la dette; la répartition des deniers, à prélever pour payer les intérêts et le fonds d'amortissement annuellement sera bâsée sur le rôle en force lors de telle répartition, sans préjudice aux droits des porteurs de bons.
496. Tout règlement qui décrète ou autorise un emprunt ou une émission de bons, avant d’avoir force et effet, doit être approuvé par les électeurs de la municipalité, quand le paiement de tel emprunt ou bons affecte ies biens imposables ou les biens-fonds imposables de toute la municipalité, et par le lieutenant-gouverneur en conseil dans tous les cas.
497. Sile paiement d: l'emprunt ou des bons n'affecte que les biens-forids iusposables de la municipalité, les électeurs municipaux propriétaires de ces biens-fonds
le pouvoir de faire des billets promissoires ou d'accepter des lettres de
change.
Jugé d'un autre côté par le Juge MacKay (C. S. Montréal, 20 déc. 1878, Lepoux vs. Picorre ET LA MUNICIPALITÉ DU VILLAGE pe Sr. Louis pu Mise Exp, T. S.) que le billet promissoire signé par le maire
et le secrétaire-trésorier d’une municipalité d’après une résolution du:
conseil les y autorisant, est valable et oblige la corporation. Cette décision parait contraire aux principes,
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