‹ Code rabbinque. Eben HaezerChapitre 137 sur 205 · CHA PITRE CXXV I · texte numérisé non relu

CHA PITRE CXXV I

Art. 1er. — L'acte de répudiation peut être écrit en caractères vulgaires ou avec les caractères spéciaux aux

Art. î). — Mais si l'acte est remis sans ajouter qu'il doit servir eu même temps au paiement de la dot, il ne vaudra que pour la répudiation et la dot entière devra être restituée. Talmud(Guittin,fol.20.)

Art. 19. — 1 . Maïmonides (traité Guerouschin, chap. ïv) valide l'acte de répudiation lorsque les ratures, surcharges ou interlignes sont approuvées; mais d'après Dom Vidal : « on ne » légalisé aucun acte de répudiation contenant des ratures, ou )> le considère toujours comme nul. C'est lopin ion générale- » ment admise. »

Art. lrr — \. Le texte Biblique porte : il écrirai Or, dit

Hetli Samuel, écrire c'est tracer des caractères de toute langue

connue.

Israélites . Il peut également être rédigé en tontes langues, mais il ne peut être rédigé partie dans une langue et partie dans une autre .

Il est d'usage de la rédiger en langue Chaldéenne et de l'écrire avec des caractères Assyriens (carrés).

Art. 6. — Si la répudiation est donnée le premier jour d'une néoménie qui en compte deux on l'inscrira sous

2. Aussi la Miscnna dit-elle (Guittin, chap. rx) « est valable » l'acte écrit en hébreu et signé en grec tout comme l'acte écrit » en grec et signé en hébreu. »

3. Et le Talmud, sur cette observation de Rav Achi : Je tiens de Rav Huna que les actes écrits en Persan concernant des israélites sont valables, pose en principe que « tous les actes, » ceux de répudiation et autres, peuvent être écrits en toutes » langues. »

4. Maïmonides reproduit, d'après le Talmud ( Sanhédrin fol. 21), les explications suivantes sur l'Ecriture Sacrée.

« L'Ecriture appelée hébraïque, dit-il (Co;nm. sur la Mis- » chna, traité Jadaïm, chap. iv) l'Ecriture d'Héber, est celle » dont se servent les Samaritains dans leur copie^Ses Livres » Sacrés. Celle que nous employons est appelée Assyrienne. » Ces caractères sont ceux au moyen desquels la loi de Dieu » fut transmise ; ils portent ce nom (venant de Asser, bien » heureux. Genèse xxx, v. 13) par suite des qualités précieuses » qui les distinguent. Contrairement à ce qui a lieu pour les » autres écritures, en effet, les lettres ne se ressemblent pas, )> et de plus, elles sont détachées les unes des autres sur la » ligne tracée. »

Art. 6. — I . On appelle néoménie la fête célébrée à l'occasion de la nouvelle lune.

2. Et il n'est pas d'usage de donner la répudiation le jour d'une néoménie, à moins d'un cas urgent. Rernah.

Art. 6 et 7. — 1 . Pour comprendre ces deux articles, il faut

la date du 30* jour du mois écoulé, et le second jour de la néoménie portera la date du premier du nouveau mois.

Art. 7. — Si l'année est embalismique ou bissextile, on donnera au 1 2e mois le nom de Adar premier et au 1 3e celui iïAdar second.

Art. 8. — Il existe des formules d'actes de répudiation contenant ce mot : « comme quoi te voila libre . . » cette expression est inexacte et doit être retranchée, l'indication

se rappeler que le calendrier Israélite est calculé sur la révolution lunaire. Cette révolution est de 29 jours 12 heures et une fraction, ce qui occasionne des mois de 29 et 30 jours. C'est de ce 30e jour dont il est parlé dans l'art. 6. Il sera célébré comme étant le 1er d'une néoménie et le second jour portera la date du premier du mois du suivant.

Douze mois lunaires représentent 35i- jours et une fraction soit 11 jours environ de moins que l'année solaire. Tout cycle de 19 années contient, par suite, 7 années de 13 mois lunaires c'est ce 13e mois qui s'appelle Adar second.

Il s'appelle ainsi, parce qu'il est intercallé après Adar premier, afin que la fête de Pâques soit toujours célébrée au printemps, comme l'exige l'Ecriture.

2. Les Arabes comptent aussi par mois lunaires; mais ils n'ont pas de mois supplémentaire, aussi leur fête du Eamadan tombe-t-elle alternativement en été, en hiver, au printemps et en automne.

Aet. 8. — 1 . Voici la formule complète de l'acte de répudiation transmise par le rabbin Jehuda de Paris, un des auteurs des Tossephoth.

« Le 3e jour de la semaine du mois de Tannée 501 8

» de la création du monde (1 258 ère vulgaire) suivant le » comput que nous comptons à Paris, ville sise sur les rivières » de Seine et Bièvre, moi, Abraham, surnommé..., fils de. .., » Cohen, domicilié en ce jour, à Paris, ville sise sur les rivières

du domicile des parents n'est pas nécessaire et doit également être supprimée.

Art. 20. — Lorsqu'un prosélyte donne la répudiation, il est désigné dans Fade sous le nom de., M fils d'Abraham le Patriarche.

» Seine et Bièvre, j'ai voulu par volonté personnelle, sans que » j'y aie été forcé, quitter, renvoyer, répudier toi, Rachel, ma

» femme, surnommée , fille de.... Cohen, qui étais ma

» femme avant ce jour, et maintenant je te laisse, je te quitte, » je te répudie, afin que dorénavant tu aies la liberté et le » pouvoir d'aller épouser tout homme que tu voudras, et nul » ne pourra protester contre, dès ce jour et à jamais; et te » voici libre pour tout homme, par moi qui te donne un écrit » de répudiation, une lettre de renvoi, un acte d'abandon, sui- » vant la loi de Moïse et d'Israël (Moïse de Coucy, 1re p.p. 133).

2. Les Caraïtes ajoutent à cette formule : « Parce que j'ai » trouvé en toi une chose vicieuse. « (OderethEliaou, fol. 97).

3. La formule que nous avons donnée contient l'indication de Tannée de la création du monde. À Tépoque d'El-Faci cet usage n'était pas encore général ; nous voyons en effet dans les formules qu'il a conservées que la date était indiquée de la

manière suivante : année suivant le comput en usage dans

la ville de. . . Et Jessud d'Alam nous apprend (4e partie, chap. xvn.) qu'il y avait des localités où l'on comptait les années depuis la destruction du temple ; d'autres, d'après les années sabbatiques ; ici, d'après les jubilés ; là, suivant l'ère des Séleucides.

4. Maïmonides indique dans ses formules les doubles dates de la création du monde et de l'ère des Séleucides (Guérouschin, chap. iv, §12).

5 Les Caraïtes exigent qu'on inscrive dans l'acte la date de la destruction du second temple (3828 de la création) Odereth Eliaou, fol. 97.

Art. 20. — De même si c'est la femme qui est prosélyte, on la désignera sous le même nom.. . . , fille d'Abraham le Patriarche (Aschkenazi, n° 55).

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