CHAPITRE CLIX
Art. yler. — Si la femme soumise au Lévirat a accepté le symbole d'un étranger, elle devra être répudiée par cet étranger, et le Lévir épousera sa belle-sœur ou lui donnera la Haliiza.
Si le Lévir donne la Halitza, le fiancé qui avait dû répudier la veuve pourra se marier avec elle.
Art. 2. — S'il y a eu célébration du mariage de la veuve avec un autre homme que le Lévir, le mariage sera dissout par le divorce et la femme restera défendue tout à la fois au Lévir et à son second mari.
Les enfants nés du mariage de la veuve avec un autre que le Lévir ne seront pas Mamzer. Quelques auteurs les déclarent cependant Mamzer, en vertu de la loi rabbinique.
Art. 3. — Le Lévir qui n'appartient pas à la race sacerdotale peut épouser sa belle-sœur, même si elle a eu des rapports illégitimes depuis son veuvage.
Art. 4. Si le Lévirat a été accompli par erreur, la femme retournera vers son mari sans que le Lévir soit obligé de la divorcer.
Art. 1er. — l. Extrait du Talmud (Jebamoth, fol. 92).
2. Le mariage de la veuve avec un étranger devra être rompu, quand même il aurait été célébré, si les époux connaissaient l'existence du Levir. (Remah).
Art. % — (Voir 1er vol., p. 53).
Maïmonides soutient que les enfants ne sont pas Mamzer, les Tossephoth sont d'une opinion contraire .
Art. 5. — Le Lévir ne peut pas épouser une parente de la veuve au degré prohibé, quand même la veuve mourrait avant l'accomplissement du lévirat ou de la Halitza . Cette prohibition pèse sur tous les frères . Si donc un frère a remis le symbole à la sœur de la veuve, il ne pourra célébrer son mariage que lorsqu'un autre frère aura accompli le lévirat ou la halitza .
Art. 6. - — Le lévir qui a remis le symbole à sa belle-sœur du vivant de son frère peut, après la mort de ce dernier, épouser sa Jebamah (belle-sœur).
Art. 7. — Si le lévir meurt avant d'avoir épousé sa belle-sœur, le frère survivant qui aurait remis un symbole, sera tenu de divorcer sa fiancée et de libérer la veuve par la halitza.
Et si la fiancée mourait, la veuve pourrait ou se marier avec le frère devenu lévir ou recevoir la halitza.