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« maya de computation de ahau, mais le système adopté par un peuple voisin qui, tout en emplo-
PS
(1) Dans la Revue orientale el américaine, 2° série, t. V, p.15.
« yant le même cycle, n’en rangeait pas les pé- « riodes dans le même ordre » (1).
Le mode de pagination que j'ai choisi pour les feuillets du Codex Peresianus, mode que M. Pousse n’a pas reconnu, nous montre qu'il est inutile de se préoccuper de son hypothèse, et que la. succession des signes cycliques y est parfaitement conforme aux données de Diego de Eanda sur le comput de années yucatèques. La rectification que je signale ici a l'avantage, en outre, de démontrer une fois de plus comment, avec une méthode prudente, les erreurs inévitables des américanistes, dans le travail si pénible et si difficile du déchiffrement des textes katouniques, ne peuvent pas les entraîner longtemps dans une voie fausse et sans issue. Cette méthode que je me suis efforcé de faire prévaloir dans mon Essai de 1876, et dont plusieurs américanistes autorisés, notamment MM. Pousse et Cÿrus Thomas, ont su tirer unsi excellent parti, maintient, je erois, la paléographie américaine sur un terrain aussi solide que possible : elle ne produit des résultats qu'avec une extrême lenteur, mais ces résultats sont définitivement acquis à la science ; êt l'on sait aujour- Y'hui ce qu'il reste des recherches de Brasseur de Bourbourg et de plusieurs autres savants qui ont eu l'ambition d'aboutir, dès leurs premiers pas, à des
(1) Revue orientale et américaine, t. V, p.15.
acquisitions brillantes et de nature à frapper - l'imagination des personnes étrangères à ce genre de recherches. Avec la méthode que je préconise, les américanistes sérieux sont tous solidaires les uns des autres : ils recueillent la moisson grain à grain, mais les grains qu'ils ramassent sont presque toujours substantiels. Je pense que les indications que je présente ici sur le Codex Peresianus ne sont pas inutiles à ceux qui se proposent de faire une étude spéciale de ce manuscrit ; maïs ces indications, je n'ai pu les fournir qu'en me servant des travaux des américanistes auxquels je me suis fait tout à l'heure un devoir de rendre hommage avant de pénétrer plus avant dans le sujet qui fait l’ebjet de cette introduction.
Il résulte de ce qui précède, que le Codex Pere. szanus est incomplet d’un feuillet, et que ce feuillet existait originairement après celui que j'ai numéroté 12. De la sorte, il faut admettre une page 13 qui complétait évidemment le texte du recto, et derrière cette page, une page 14 qui était la première du verso du paravent. Ces deux pages étant perdues ne figurent naturellement pas dans ma reproduction, mais il m'a paru nécessaire d'en conserver le souvenir en donnant le chiffre 15 à ce qu’on aurait pu considérer comme le point de départ du paravent au verso, sans les explications que je viens de fournir.
L'ordre des TREIZE feuillets qui constituaient pri-
mitivement le Codex Peresianus désormais constaté, je me propose de réunir sur ce manuscrit quelques renseignements dont les américanistes apprécieront peut-être l’opportunité.